22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 11:35

5 mois déjà depuis notre séparation. 5 mois sans tes rires et tes larmes, tes yeux azur et cheveux de princesse. 5 mois où la tristesse et les larmes sont venues, à intervalles réguliers. Et peu à peu, espacés.

 

Je ne pense jamais avoir autant aimé quelqu'un. Je ne pense jamais avoir autant pleuré quelqu'un ! Et malgré tout, je t'oublie.

C'est un mal pour un bien, une quasi-nécessité, et je ne peux m'empêcher d'être triste en y pensant. Je suis triste d'être capable de t'oublier. Je suis triste d'avoir eu raison. Je suis triste que nous ayons pris la bonne décision. Notre amour était donc en perdition. Pas assez fort. La preuve, je ne pense plus à toi chaque jour. Je ne m'endors plus en susurrant ton nom. Je commence peu à peu à oublier tes traits, ton visage et même ton rire. Je hais à cet instant ma mémoire si fragile, et mon cœur, si faible. Et je les remercie.

 

Schizophrénie, cet article est fait en ton nom. J'ai perdu ma faculté à jouer cet air que tu m'as appris avec patience au piano. C'est comme si mes mains ne voulaient plus se souvenir. Il y a au fond de moi cet être qui veut tellement t'oublier, qui hésite à te supprimer, qui ne souhaite plus entendre ni de toi, ni de tes actes. Et il y a l'autre, heureux d'avoir de tes nouvelles, se demandant ce que tu fais, à quoi tu penses, et avec qui.

Il y a le lucide sans cœur et le romantique plein d'espoir. Et peu à peu, l'un des deux l'emporte.

 

Cet espoir fou reste avec cette idée d'Erasmus à Bordeaux. Sans cela, je ne l'aurais pas/plus. Dangereux, sans doute. Il me faudrait lire ou entendre ce renoncement, cette impossibilité pour toi. Ta décision de ne pas le faire, ou autre part. Car le romantique s'accroche à ce minime espoir. Il est tombé du grand arbre de l'amour et reste désespérément accroché à la dernière branche, un mètre au-dessus du sol, espérant encore pouvoir remonter. Il regarde en bas, et ne veut pas toucher le sol.

Le lucide, lui, essaie de t'oublier chaque jour. Il se rappelle le pourquoi, et le comment. Il se souvient que la vie est longue, et belle, même sans toi. Il ne veut pas t'oublier pour autant, pas totalement, et souhaite que tu ornes les plus belles pages de ses souvenirs. Mais que tu restes dans le passé.

Le romantique pense encore à l'avenir. Il voit dans les plus belles histoires de la littérature ou du cinéma des exemples. Il se souvient de ces êtres séparés des mois, ou des années, par la guerre, la distance, capables de s'aimer à nouveau pour deux éternités.


Alors, si je suis capable de t'oublier, peu à peu, je sais que je ne pourrai pas oublier ce rêve fou d'un amour infini. Et tu en fais partie, encore aujourd'hui.

 

A cette amitié impossible.

 

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