17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 15:04

Pour ceux qui l'ignorent encore, je suis de retour dans le Nord après une expulsion forcée de Bordeaux. Oui, nous avons été virés de notre maison ! Aucun rapport avec le bruit ou les odeurs. Non, c'est une question de gros travaux : un trou équivalent à notre salon va être formé dans celui-ci pour consolider les fondations de notre maison bordelaise. Du coup, c'est tout le monde dehors ! (bon, on a négocié notre départ, et la prime est plutôt intéressante!)

 

Donc c'est à Tilques que je continue de rédiger ma thèse, entre-autres. Car au-delà de ma découverte du squash (cf. article précédent), j'ai connu quelques autres aventures, assez animalières. La première concerne mon chien, que je vais balader chaque midi. La fameuse marche digestive, pour moi, et aussi pour lui (attention, nous avons une marche assez différente, étant donné que j'ai arrêté, après multiples problèmes avec les forces de l'ordre, d'uriner sur les poteaux électriques et de déféquer sur les trottoirs de mon village). Ce n'est pas tant mon chien que l'autre chien le problème. Il est seul, il est dégueulasse, et il semble un peu perdu. Je continue ma balade, mais je repense à ce clebs, à sa famille éplorée lorsqu'elle s'apercevra de la disparition du toutou adoré, etc. Je décide alors de prendre l'initiative, et de contacter le propriétaire présumé du chien. Il n'est pas dans le coin, mais confirme que ça doit être lui, après description. On me demande de le ramener. Problème : le temps de ramener mon chien chez moi (afin d'éviter de courir deux chiens à la fois), impossible de retrouver la bête. Je décide de prendre la voiture, je fais le tour du village, rien à l'horizon, je n'y crois plus quand soudain, voilà l'animal arrivé à la mairie ! 1,2km en cinq minutes, il cavale ce con ! Bon, j'ignore le nom de la bête, je l'appelle comme je peux, j'essaie de l'attirer vers moi. Il n'a pas trop l'air de se méfier. J'hésite à le mettre dans ma voiture pour le ramener à son destinataire, mais il a un kilo de boue sous chaque patte. Je me décide à le ramener en marchant. Deuxième promenade du midi, avec un chien qui n'est pas le mien. Le con ne me suit pas toujours, je l'appelle trente fois, il prend tout son temps (j'ai kiné dans dix minutes!). J'essaie de le rassurer un peu (il suit un inconnu tout de même!), je lui parle de tout et de rien, de ma vie, de ma thèse. Oui, je vous entends bien, il s'en fout sûrement de tout ça ! Et j'en suis sûr aussi, mais faut faire la discussion. Arrivé devant sa prétendue maison, le chien se barre en courant !

Merde ! Je le rattrape, mais gros doute tout de même ! Et si ce n'est pas le bon chien ? Car « un petit chien blanc » selon ma description ressemble à beaucoup d'autres chiens blancs. Je décide d'appeler la gendarmerie, qui me refile la mairie. On me confirme que ça doit être le bon chien. J'essaie de l'appeler pour le ramener chez lui, il ne m'écoute pas, fait son petit chemin. Je me dois donc de le choper, mais j'hésite un peu (il est capable de me mordre le con!). Finalement, prenant mon courage à deux mains (enfin, une main pour être précis), je traîne la bête jusque chez lui. Quelques minutes plus tard, je reçois la confirmation, c'était le bon chien, qui, pour information, est sourd. Tout devient plus logique !


Je passe du coq à l'âne, enfin du chien aux harengs, avec le carnaval de Dunkerque ! Dimanche, c'était la bande de DK, avec le lancer de harengs, le rigodon final etc. Du classique avec le plus fidèle des fidèles carnavaleux en la présence du Russe (notre septième carnaval ensemble en 9 ans, tout de même!) et de sa première dame. La météo était géniale, l'ambiance aussi, et j'ai été surpris de toujours autant aimer. Physique et festif, à faire de toute urgence quand ce n'est pas encore le cas !

J'ai cette année choisi un déguisement raffiné, avec chaussettes du Stade Lavallois, dessous rouge et vert, kilt, robe léopard, boa rose, peignoir de bain, coupe-vent néerlandais, perruque blonde, chapeau des neiges et, détail qui fait la différence, petite barbiche écossaise. Succès garanti.
J'ai cette année choisi un déguisement raffiné, avec chaussettes du Stade Lavallois, dessous rouge et vert, kilt, robe léopard, boa rose, peignoir de bain, coupe-vent néerlandais, perruque blonde, chapeau des neiges et, détail qui fait la différence, petite barbiche écossaise. Succès garanti.

J'ai cette année choisi un déguisement raffiné, avec chaussettes du Stade Lavallois, dessous rouge et vert, kilt, robe léopard, boa rose, peignoir de bain, coupe-vent néerlandais, perruque blonde, chapeau des neiges et, détail qui fait la différence, petite barbiche écossaise. Succès garanti.

Côté boulot, direction Bruxelles pour les archives africaines. Du secret défense à gogo pour de la documentation des années 50-60. Les documents sont géniaux, des microfilms bien à l'ancienne, que je consulte dans une salle nocturne. L'impression d'être vraiment un historien dans ces moments-là. J'ai la chance d'avoir revu Pauline, en mode Erasmus, qui m'a gentiment accueilli dans son humble demeure (j'ai ensuite parlé avec l'accent belge pendant 3 jours, c'est EXcessivement énervant (pour les autres))

Deux semaines à baraque, entre harengs et chien sourd

D'autres trucs un peu fous : j'ai déjeuné avec un lieutenant-colonel de l'armée française jeudi, je me suis retrouvé dans l'énorme accident de l'A1 vendredi soir (3 camions et un bus en feu, deux morts, des explosions, 2h45 sans bouger, à regarder des photos de voyage avec 3 covoitureurs). J'ai dormi chez Titi (oui, c'est fou aussi), chez Olivette sans Internet (et elle était de bonne humeur!), micro-soirée sur Lille, Saint-O etc etc.
Encore une semaine ici, du boulot, Bruxelles, des soirées, du foot et c'est reparti pour Bordeaux ! Logiquement, sans animaux.

Deux semaines à baraque, entre harengs et chien sourd

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Published by Phileas Frog - dans Autre
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