23 mai 2015 6 23 /05 /mai /2015 18:57

Après une courte nuit dans la capitale, direction le CANADA ! Ouh yeah ! Oui, pour le coup, c'est avec beaucoup d'excitation que je m'envole, puisque le Canada c'est une petite revanche. Il y a maintenant huit ans, avec deux copains de fac, nous avions fait notre demande pour une année d'étude au pays de Céline et de René. Et nous avions été rejetés, puisque c'est l'année où le pays a mis en place des quotas sévères pour les étudiants étrangers. Une année plus tard, je partais en Erasmus en Angleterre, et je ne me plains pas de la suite. Mais tout de même, cette arrivée à Montréal, qui plus est dans une des universités que j'avais ciblées à l'époque....

Qu'est-ce que je viens faire au Canada ? Bonne question ! (oui, je fais les questions et les réponses, mais c'est l'avantage d'avoir son blog, on fait ce que l'on veut!). Je suis ici pour le congrès de sciences politiques de l'Université de Québec à Montréal (uqam) qui se déroule dans l'université de Concordia. Vous avez compris l'idée, je n'ai pas eu à payer mon ticket d'avion. Toujours dans les bons plans.
A la douane, le brave agent canadien me fait un peu peur en tournant les pages de mon passeport... « mais il n'y a plus de page vide ? » « Euh, non, mais là, entre le visa kényan et le visa rwandais, il reste de la place pour un tampon ». S'en suit une discussion sur mes voyages. Il me pose deux questions sur Ebola (non je n'ai pas touché récemment quelqu'un ayant Ebola), me demande comment je fais pour voyager autant, et finit par me laisser entrer.
Je prends des dollars canadiens, un bus, trois métros, et je débarque chez ma Couchsurfer. Camille est une vraie Québecoise, avec un accent génial et des expressions assez étranges (il faudra faire un article sur le québecois très prochainement!). Mais nous nous sommes mis d'accord avant ma venue, la première heure se fera... en allemand ! Et me voici en train de parler allemand sur la terrasse de son appartement. Amusant.
Elle prend soin de moi la première journée. Les six heures de décalage ne m’abattent pas trop vite, et je me balade un peu en ville avec elle. Premier essai culinaire : la poutine.
Manger une poutine. En voilà une drôle d'idée ! Non, rien à voir avec le brave Vladimir. La poutine est un mélange de frites, de fromage (cheddar) et d'une sauce brune, également appelée sauce à poutine ! C'est le plat national québécois. J'étais à la Banquise, connue dans tout l’État (il y aurait une queue de fou à trois heures du matin chaque jour de l'hiver!). Bon, nous sommes loin d'un plat gastronomique, et j'avoue que plus j'approchais de la fin de ma poutine, et plus j'approchais du dégoût. Mais comme c'est un classique...

Montréal, la melting-pot

Je me suis très vite bien senti dans cette grande ville de Montréal (deux millions d'habitants). J'ai du mal à l'expliquer, c'est un mélange de... Non, voilà, c'est ça, c'est un mélange. Un melting-pot. Partout, tout le temps. Que ce soit dans les langues, avec l'anglais et le français qui cohabitent : 50% de la population est francophone, 16% anglophone. Et 34% a une autre langue ! Alors c'est aussi un immense melting-pot dans la population, surtout dans mon quartier de Parc-extension. J'entends de l'espagnol et de l'arabe, ma voisine est indienne, le restaurant du coin de la rue libanais. Il y a des Grecs, une petite Italie, un Chinatown et le yiddish. Et j'ai l'impression que c'est beaucoup moins ghettoïsé qu'en France (attention, c'est ma première impression, et je connais assez peu la politique du pays).

C'est aussi un mélange dans l'architecture. Je suis dans une petite rue qui fait très américaine, avec les arbres, les jardins, les petits escaliers pour entrer dans la maison. L'ensemble du quartier est très plat, bas, avec peu de gros bâtiments. Des fois il y a des mélanges, avec des jolies maisons et un gros immeuble au bout de la rue.

Montréal, la melting-pot
Montréal, la melting-pot

Et puis dans le centre-ville vous avez une sorte de City, avec des immeubles de dizaines d'étages. Une espèce de skyline que l'on peut très bien admirer depuis Mont Royal, le poumon vert et vallonné de la ville.

Montréal, la melting-pot

Le parc de Mont Royal est vraiment un plaisir. En quelques minutes on peut abandonner le bruit des voitures et la foule des passants pour un cœur de verdure en plein milieu de la ville. L'histoire raconte que c'est d'ici que Jacques Cartier a observé la baie de Saint-Laurent et devant la beauté du paysage a décidé de créer une ville, qu'il nomma Mont Royal, et dont le nom de Montréal est originaire. Je me balade bien trois heures dans les lieux, essayant d'obtenir une vue de chaque côté du parc. C'est le point le plus haut de la ville (234 mètres). Le parc fait plus de 2km². Je rencontre de drôles d'animaux : les ratons-laveurs ! C'est le premier que je vois dans ma vie ! Et c'est mignon comme tout.

Montréal, la melting-pot
Montréal, la melting-pot
Montréal, la melting-pot
Montréal, la melting-pot

L'autre lieu que j'ai visité, c'est le Vieux-Port. Oui, je sais, ça sonne marseillais, mais c'est aussi montréalais. Je prends également un sacré bol d'air frais, avec le vent qui secoue le Saint-Laurent. L'endroit est un mélange touristique-industriel, les bateaux de plaisance côtoient les entrepôts, un chemin de fer sort tout droit de nulle part et longe une drôle de plage aménagée.

Montréal, la melting-pot
Montréal, la melting-pot
Montréal, la melting-pot

Alors oui, Montréal je m'y suis senti bien. Je comprends les étudiants qui y vivent (4 grosses universités tout de même !). Bon, je suis présent au printemps, et on peut avoir une toute autre sensation au coeur de l'hiver (record de froid à -37,8°C tout de même ! et une moyenne de -10°C en janvier). De là à y faire un post-doctorat... (qui sait !). 
J'y reviens la semaine prochaine pour prendre l'avion (et finir ma petite visite). Aujourd'hui, direction Québec !

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