13 septembre 2015 7 13 /09 /septembre /2015 09:43

Pour moi, la Sainte-Victoire, c'était Beaurecueil et mes vacances d'enfant. A partir d'aujourd'hui, ce sera la souffrance et les 1011 mètres d'ascension. Tout ça, c'est de la faute d'un type, celui qui travaille dans la maison Sainte-Victoire. Nous demandons quelques informations et cherchons un chemin d'ascension. Il nous en présente plusieurs. « Le noir, il est un peu plus sportif, il faut poser deux-trois fois les mains ». Bon, nous sommes sportifs. Alors on se dit : bingo !


Nous nous retrouvons face à ce mur de falaises calcaires, sur le versant sud. Et nous débutons l'ascension, suivant les marques noires, parfois très espacées (on galère parfois un bon quart d'heure pour retrouver la suivante). Surtout, le type en bas est un comique : poser deux-trois fois les mains ah ah ah. Deux cents à trois cents fois les mains serait plus correct ! Le montée est vraiment compliquée, on se retrouve parfois au-dessus du vide, il y a des ascensions de pierre à 90°C où nous faisons de l'escalade, mais sans le matériel adéquat. Je suis en sandales, de marche, certes, mais en sandales. La fin est la plus escarpée. Bizarrement, nous n'avons pas rencontré d'autres marcheurs tout au long de notre ascension. Nous finissons par arriver dans la grotte, celle qui nous paraissait si petite vue d'en bas. De l'autre côté, un chemin tranquille pour arriver au niveau de la croix de Provence, haute de 19 mètres. Une victoire (et nous comprenons le nom de la montagne à ce moment là!). Nous sommes fiers. Autour de nous, des dizaines de marcheurs, à peine fatigués alors que nous sommes au bout de notre vie ! Les salauds, ils ont pris le chemin blanc ou jaune !

Pour le retour, la descente, nous sommes tous les trois d'accord : ce ne sera pas le chemin noir ! Manque de chance, nous sommes incapables de mettre la main sur le chemin jaune. Nous nous retrouvons sur le chemin rouge, « difficile » selon les marques. Pas vraiment pour nous, sauf un dénivelé de 6-7 mètres en mode escalade. La descente est périleuse et j'ai les jambes qui flageolent. Heureux, nous sommes en bas....

 

… enfin, ça, c'est ce qu'on croit. Car le parking est vraiment loin. Nous devons à nouveau, et à notre grande tristesse, remonter une partie de la montagne. Nous suivons le chemin marron, ayant entre-aperçu le jaune une fois, avant qu'il disparaisse. Foutu chemin jaune ! 6 heures après notre départ, nous revoyons notre belle et tendre voiture. Un bar, un coca, une première gorgée. Orgasmique. Nous l'avons fait, et pas peu fiers nous sommes !

L'acension de la Sainte-Victoire
L'acension de la Sainte-Victoire
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L'acension de la Sainte-Victoire
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L'acension de la Sainte-Victoire
L'acension de la Sainte-Victoire
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L'acension de la Sainte-Victoire
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L'acension de la Sainte-Victoire
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L'acension de la Sainte-Victoire
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L'acension de la Sainte-Victoire

Et il faut rendre à Cézanne ce qui appartient à Cézanne.

L'acension de la Sainte-Victoire

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Published by Phileas Frog - dans Voyage (autre)
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