19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 09:19

Il y a parfois des bonnes résolutions sympas au 1er janvier. Moi, je m’étais lancé un petit défi : découvrir deux nouveaux sports. Et après le paddle sur la côte basque, me voici à Arques pour mon premier triathlon : 600 mètres de natation. 20 kilomètres à vélo. 5 kilomètres à pied. C’est ce qu’on appelle un triathlon S. Aux Jeux Olympiques, c’est le M, avec 1,5 km de natation, 40 km de vélo et 10 bornes à pied. Il existe également des triathlons XS ou XL. Et viennent enfin les ironman (3,8km de natation, 180 km à vélo, puis un marathon). Costaud.

Costaud, c’est également le profil des types autour de moi. Je vois de sacrées carcasses, avec un matériel de pro : vélo de course élancé, combinaison de natation. Moi, je suis ce qu’on appelle un touriste : mon VTT, et mon short de bain. Plusieurs fois on me demande si je vais vraiment faire le triathlon avec « ça ». Euuuuh, oui !

La grande différence avec les courses à pied, même de type semi ou marathon, c’est que vous rencontrez des gens comme vous et moi. Là, au triathlon, il y a au moins 90% de licenciés (ou ils ont l'air !). Et il y a même un type qui était aux J.O. de Rio ! C’est facile, nous étions seulement quatre vrais touristes (à savoir sans combi et sans vélo de course). Là où on pousse un peu le bouchon avec Rémi, mon acolyte du jour (car les autres nous ont lâchement abandonnés !), c’est que nous ne sommes pas du tout entraînés ! La dernière fois que j’ai fait des longueurs dans une piscine, ça remonte à des vacances en Corse il y a une année, et encore, j’en faisais 10 dans un petit bassin ! Même pas peur. L’eau est à 20°C, je remercie Seigneur météo pour ce beau mois de septembre. Et je me jette à l’eau. « Ahhhh ». Bon, ça reste frais !

 

Nous sommes à peu près 235 au départ. Le pistolet retentit ! Quelqu'un m'ayant vu 2 minutes comprend vite que je nage comme un plomb. Bon, mon seul objectif étant de finir, je vais à mon rythme. Je nage en brasse, et après quelques minutes, je suis en solo avec le kayak-balai (c’est comme une voiture-balai, mais en kayak). Je sens la vase me chatouiller les orteils. Et alors que j’arrive à la première bouée (il y en a 4), j’entends le speaker qui encourage les premiers…sortis de l’eau ! Après deux bouées, je commence à me dire que l’eau n’est pas si chaude, à la troisième je commence à avoir un peu froid. Une féminine est juste devant moi, ça sert pour le moral. Et je sors de l’eau, en dernière position, certes, mais vivant ! Et sans avoir trop souffert. Je réclame et j’obtiens une petite ovation (c’est quand même nous les plus sportifs ! On a nagé beaucoup plus de temps que les autres feignants !).

Je suis dans le parc à vélos, je me sèche un peu. Chaussettes, chaussures, T-Shirt, casque obligatoire et c’est reparti. La féminine est avec moi, elle a un beau vélo, et je crains bien me prendre un bon taquet au bout de 200 mètres ! Erreur ! Nous allons au même rythme ! Parfait. Je « suce » sa roue, puis elle « suce » ma… roue. Echange de bons procédés. Le parcours est une boucle, nous rencontrons très rapidement deux gros pelotons, à un rythme assez impressionnant (40km/h !). Certains nous saluent, il faut dire qu’avec la camionnette-balai nous ne passons pas inaperçus ! Après dix kilomètres il y a une montée. J’ignore ce qui se passe, mais je vais plus vite que ma coéquipière, et je la lâche dès les premières pentes. Au milieu de la montée, je vois passer Rémi, en sens inverse (!!!!!). « C’est de l’autre côté » que je lui hurle. Mal orienté en haut de la montée, il s’est trompé de route. Et se retrouve un moment derrière la voiture-balai (ça c'est classe !). Et dois refaire la montée. Sale histoire. Je continue à mon rythme et j’arrive à la fin du parcours vélo, les cuisses un peu en surchauffe (et brûlées par le contact de la selle).

Hop, me voilà à pied, dans un sport que j’affectionne un peu plus. Je vois ma féminine et Rémi se garer alors que j’entame les premiers mètres. Mon objectif : ne pas me faire doubler par ces deux loustics ! J’ai plutôt de bonnes sensations, et j’ai l’impression d’avancer à un bon rythme. Je double plusieurs personnes (ça aide pour le moral et le courage !), et je commence la deuxième boucle. Le dernier kilomètre est un peu à l’arrache, il n’en fallait pas beaucoup plus ! J’y suis. Je suis arrivé. J’ai fait un triathlon. Content. Pour le temps, 1h40:39 ! (le premier fait 56:26 !).

C’est un sport génial. Je me sens bien après la course (au contraire du marathon, mais aussi d’un semi !), l’ensemble des muscles a travaillé et j’annonce déjà que j’en referai un jour ! Peut-être avec un peu d’entraînement, peut-être avec une combi de natation (pour le vélo, ce n’est pas tout à fait le même budget !). Mais maintenant, place au football car j’ai repris ma licence !

 

Mon premier triathlon

Merci à Rémi pour l'expérience partagée, ainsi qu'à tous ceux que j'ai croisés là-bas, et aussi à Marie-Eve pour les conseils pratiques !

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commentaires

Pierre 19/09/2016 13:52

" Je « suce » sa roue, puis elle « suce » ma… roue " ! Bravo Jerem :)
Merci pour le partage d'expérience !!

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