6 octobre 2016 4 06 /10 /octobre /2016 21:26

Mardi

Ben vit à Mpande, qui n’existe pas encore dans Wikipédia. Même Google Maps galère. Le bus vient deux fois par semaine. Et Ben habite ici depuis plus d’une année. Woh. Car les conditions de vie sont légèrement différentes de sa Californie natale : pas d’eau courante, pas d’électricité. La maison est d’une simplicité exemplaire.

La vie de brousse

Le toit est fait de bâche et de paille. La paille recouvre également les « murs » de la « salle de bain », au premier plan. A l’intérieur, un petit banc. Je m’assois dessus, et avec un seau d’eau, je me lave. Quant aux toilettes, au second plan, c’est un trou dans une dalle de béton.

La vie de brousse
La vie de brousse

On se fait un festin de mes œufs ! Car, après ce voyage déjanté en stop (lien ici), seulement deux sont brisés ! Miracle !

Nous sommes ensuite allés saluer le village. Tout le monde a un grand sourire, et je sens que Ben est content de me montrer sa vie. C’est la période des récoltes, et ça occupe pas mal le village, plutôt animé.

La vie de brousse
La vie de brousse

J’ai découvert l’école et « « « l’hôpital » » » (quand tu vois l’ambulance tu comprends). Nous nous sommes ensuite rendus chez son coéquipier, dont le fils de 13 ans est malade depuis 3 semaines. L’ambiance dans la maison est morose. Le séjour à l’hôpital n’a pas aidé, il est donc allé voir la veille un « médecin » traditionnel. Mais le mal est (bizarrement) encore là. Ici les croyances anciennes perdurent : les habitants sont allés chasser une sorcière il y a quelques mois… Quand je raconte cette histoire dans la capitale du pays, les gens ne me croient pas. Il y a vraiment un gros décalage urbains/ruraux en Afrique, niveau conditions de vie mais aussi différence culturelle. Et une profonde méconnaissance.

Ben a un mal de chien à faire avancer ses projets. Lorsqu’il fait du compost, les habitants le prennent pour un fou. Espérons que ses belles tomates aident. Quant à sa ferme de poissons pour laquelle il est là, elle est à l’arrêt. Mais ce n’est pas grave, pour Ben, l’échange existe. Culturel, sans aucun doute. Il a appris la langue du village. Et les habitants ont l’habitude de voir un blanc. Ils pratiquent un peu leur anglais. Et puis, « tu ne changeras pas le monde » est la première chose que les volontaires entendent lors de leur entretien Peace Corps. Sûr. Mais sûr qu’il reviendra changé à son retour aux Etats-Unis.

La vie de brousse

La voisine de Ben n’est autre que la femme du chef coutumier du village. Habitent également dans la maison la mère du chef mais aussi ses enfants. Nous sommes invités cet après-midi pour réaliser notre propre beurre de cacahuète (le fameux peanut butter des Amerlocks). Rien de plus con, il faut des cacahuètes et une masse. Boum boum, de l’huile de coude et 15 minutes plus tard, j’ai mon pot rempli ! Génial !

La vie de brousse
La vie de brousse
La vie de brousse

Nous terminons cette journée par une petite randonnée à travers les herbes folles, où les paysages me font parfois penser qu’un lion nous guette au coin d’un arbre. C’est cette Zambie que j’étais venu chercher. J’y suis.

La vie de brousse
Partager cet article
Repost0

commentaires

Plus De Blogs