5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 00:14

Le Zapping de Canal + était peut-être le meilleur programme de la chaîne. Il a disparu, comme l’esprit des Guignols ou celui du Petit Journal. L’esprit Canal n’est plus, reste Yann Barthès, mais sur une autre chaîne. Rassurez-vous, mon Zapping est toujours vivant, toujours debout ! Et sur le même blog (quoique le nom risque de changer prochainement).

2016, mon Zapping

2016 a commencé à Fampoux. Drôle d’idée me direz-vous. Et il a commencé sur les chapeaux de roues. Une belle année s’annonce, où tout semble possible.

 

Pourtant, le début d’année est compliqué. Mon grand-père décède le 10 janvier. Sur son lit de mort, je ne le reconnais pas. Croisé dans la rue, j’aurais dit « bonjour monsieur ». Pourtant, c’est bien lui, maigre comme un clou (c’est-à-dire encore plus que moi), d’une blancheur extrême. A la même période, ma grand-mère est en mauvaise santé. Cancer. Phase terminale, même si on ne prononce pas cette expression. Je passe plusieurs nuits là-bas, dans cette maison de ma tendre enfance, où les cigarettes au fromage et le 7up ont façonné mes souvenirs. Ces dernières nuits en sa compagnie me marqueront. Ses larmes, alors que je la prends dans mes bras. Puis sa souffrance et ses gémissements, alors que j’appuie une nouvelle fois sur la dose de morphine, espérant l’aider enfin. Son regard se floute, la dernière nuit. Son corps n’est plus un clou, c’est une fragile brindille, qui ne va pas tarder à se casser, et à s’envoler. « C’est beau de vivre ses rêves » m’a-t-elle dit lors de l’une de ces dernières nuits.

Clairement, ce ne fut pas ma plus grande année familiale. Et c’est pour cela que ma présence « chez moi » était nécessaire. Je l’ai senti ainsi, je le pense encore aujourd’hui. 3 enterrements, plus une galère au cours de l’été. Je n’oublierai pas ces visages, je n’oublierai pas ces regards. Ils vous marquent, pour une vie. Je les reverrai dans 10 ans. Juste besoin de fermer les yeux.

 

Youyou bonne année ! Oui, je le sens, je viens de casser l’ambiance. Bon, c’est aussi ça le bilan d’une année, revenir sur les joies mais aussi les peines, les sourires et les larmes. Mais rassurez-vous j’ai une ma dose de joie.

 

Après un début d’année chantant à Laval, je reprends mon rythme : bibliothèque de Saint-Omer chaque jour (à savoir le mardi, mercredi, vendredi, car c’est fermé le lundi et le jeudi !). Mon rythme va augmenter au printemps, puisque j’irai également le samedi. L’objectif, c’est de finir ma thèse. Challenge accepted.

 

Le café polyglotte organise un karaoké fin janvier, où mon talent subjugue l’assemblée (non, ce n’est pas vrai !). France Culture demande mes lumières début février pour expliquer la situation burundaise. Une petite fierté d’être reconnu dans mon domaine. Puis c’est le carnaval de Dunkerque avec un accent étranger et un temps… dunkerquois (et quelques frayeurs !). La semaine suivante ce fut le carnaval de Saint-Omer (hum hum).

 

Début mars, direction Bordeaux pour l’organisation d’une journée d’étude sur les Grands Lacs. Enfin ! Et cela succède à un article dans la revue de la Ligue des Droits de l’Homme. Ma thèse avance moins vite mais ce n’est pas trop grave dans ces conditions ! Je fais également dans le religieux à Bordeaux.

A mon retour direction le musée de la mine puis une visite de Douai (si, si, j’vous jure que c’est sympa !). Mi-mars, je fais parler mon talent sur les pistes de ski, un snowboard aux pieds (ou au-dessus de la tête, selon la chute que j’effectue !).


Après un petit périple Etretat-Gand, direction les Ardennes belges pour un enterrement de vie de garçon sportif. Bilan : nous ne sommes pas prêts de faire le record de l’heure à notre âge ! (vivement 105 ans !)

2016, mon Zapping

R-M a 30 ans. Woh, j’étais là à ses 20 ans, et c’était hier ! Arras avec Adeline, puis Aix-la-Chapelle avec une bande de joyeux loustics, prêts à enflammer les pistes allemandes (et avec quel succès !). Un nouvel échec à l’élastique mais se balader à Marseille reste toujours agréable. Quelques jours plus tard, j’ai vu la reformation d’un boys band à l’anniversaire de Julie. J’ai maintenant les vidéos, elles sont gardées précieusement dans un coffre-fort.

 

En mai, je connais quelqu’un qui s’est marié. Le dingue. Et j’ai signé pour lui ! (et il m’a même fait chanter à l’église le salaud !) Perturbé, j’ai décidé une semaine plus tard de me jeter d’un avion en plein vol. Le saut en parachute, enfin ! Drôle de sensation, mélange d’excitation, de crainte et d’envie. Un mal d’oreilles m’empêche de réellement profiter de la chute libre, mais j’observe avec beaucoup d’attention les côtes et la jungle sous la voile. Le 22 mai, c’est la première victoire du FC Wardrecques ! A savoir, mon club de foot, celui où je joue, et où on perd parfois 13-0. Pour fêter ça, direction Bordeaux et Osserain, où nous nous essayons au paddle avec deux doctorantes et un docteur !

 

Le mois de juin et le début du mois de juillet se feront au rythme de l’euro de football ! C’est au Touquet que j’ai hurlé sur le but de Payet pour le premier match de la France. J’ai eu énormément de chance, j’ai vu 3 matchs au stade. Le premier, sympa, Allemagne-Ukraine à Lille. Le second, génial, France-Irlande en huitième de finale à Lyon. Et le dernier, le plus beau de tous, à Marseille, au Vélodrome, pour la demi-finale France-Allemagne. Peut-être mon plus grand souvenir de supporter dans un stade.

A côté de ça, ce fut une période de famille, avec aussi une cousinade. Juillet fut mon mois de finition pour la thèse, alors pas grand-chose, hormis une nouvelle annonce de mariage et une nouvelle victoire au poker (comme ça c’est gravé dans le marbre !). Ah, si, quand même, Londres à la fin du mois, où le Royal Albert Hall m’a fasciné.

2016, mon Zapping

Je refais faire mon passeport, et direction la Zambie, après une longue réflexion ! (en passant par Dubaï) Du stop pour aller dans la brousse, les chutes Victoria. Forcément j’ai passé du bon temps ! Une vraie coupure. Et un voyage qui me permet d’affirmer que je suis heureux sur les routes du monde, même en solitaire.

2016, mon Zapping

Début septembre, j’ai rendez-vous au rectorat, où je tombe sur…mon ancienne prof d’histoire de Ribot ! Un entretien plus tard, et me voilà embauché ! MOI, j’ai fait un triathlon ! Expérience de fou, surtout sans entraînement et sans matériel adéquat ! Mais je recommande à tout le monde. A la fin du mois ce sont les dernières corrections de thèse, la conclusion. Sentiment incroyable. 649 pages de bonheur, de souffrance, de mental, de recherche. Et la liberté qui s’annonce. Après un périple jusqu’à Pau, je repasse par Limoges et Oradour, pour ne pas oublier.

 

12 octobre. Une rentrée des classes. Ca y est, je suis professeur d’histoire-géographie-éducation morale et civique. Remplacement d’un congé maternité. Une expérience géniale (j’y reviendrai prochainement). Forcément s’installe une routine de travail, et ma vie tourne autour de mon boulot (cette phrase me flippe toujours autant). J’ai tout de même des vacances scolaires, qui me permettent de découvrir le Danemark en stop à la Toussaint et Paris et le Quai Branly en décembre.

Oh, j'allais oublier : j'ai soutenu ma thèse et je suis officiellement docteur. Bonjour fierté.

 

Ce fut une année musicale. La Traviata et Le lac des cygnes côté classique, Renaud côté…classique aussi en fait, car toutes ses chansons sont devenues des classiques ! Et quel concert ! Quelle ambiance ! L’affiche de Laurent Gerra s’en souvient encore, j’étais fou ! J’ai également vu Dany Boon en chair et en os.

 

Côté sport, en plus du triathlon et du paddle, ce fut une année kayak dans le marais de Tilques (où je me suis vraiment bien senti), footing au même endroit (mais pas sur l’eau) et surtout football. Il faut que je vous raconte mon but de l’année. 80ème minute. 0-0. Dégagement aux six mètres pour l’équipe adverse. Aux 50 mètres, un de mes coéquipiers gagne son duel aérien et envoie le ballon dans ma direction. Je suis excentré, à 35 mètres. Et je reprends de volée. La trajectoire est parfaite, et le ballon va se loger dans la lucarne opposé. 1-0, score final. Après ça, je peux prendre ma retraite, je ne ferai pas mieux !

 

Côté politique, quelques réunions EELV, Réfugiés-Schengen ou Nuit debout (mouvement très intéressant). J’ai également voté aux primaires UMP, et je me prépare pour celles du PS. Les attentats m’ont beaucoup moins marqué que l’année dernière. Le fait d’avoir déserté les médias à ce moment-là, surtout la télé, a sans aucun doute aidé.

 

Bon, il est pas mal ce bilan. 2016, année de ma thèse, année d’adieu à ma jeunesse, à ma carte d’éternel étudiant, à mes grands-parents. Je suis prêt à grandir. Je suis prêt à devenir un adulte. Et, surtout, je suis prêt à retrouver ma liberté. Mes ailes vont se redéployer. 2017 sera fantastique.

PS : je n'ai pas évoqué les filles ou l'amour. Normal, je me réservais pour 2017.

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Published by Phileas Frog - dans Autre
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