5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 06:12

Mamalapuram. Ou Muhabalipuram. Oui, les Indiens ont décidé de la faire simple avec les noms de leurs villes, qui existent en deux versions. Je pensais que ce n’était que le cas des grandes villes (Chennai = Madras, Mumbai = Bombay) mais je me rends compte que c’est la même pour les petites et moyennes bourgades. Ce qui facilite beaucoup mon périple… exemple : je dis que je veux aller a Mahabalipuram, et les gens ne me comprennent pas. Je pensais que c’était la prononciation iIndien 6ème langue, ça ne doit pas aider !). Et puis on m’a proposé d’aller à Mama. Je me suis dit : c’est le surnom affectif de la bonne restauratrice du village. Perdu, c’est le surnom affectif du village !

Direction Maha…ou Mama… donc, en bus, avec Youssef mon Couchsurfer, et 6 de ses potes. 5 nationalités : Tunisien, Soudanais, Chinois, Français et Taïwanais. Lorsque Youssef explique ça fièrement aux gens, je sens que le Chinois n’a pas l’air vraiment d’accord avec notre positionnement diplomatique sur le cas de Taiwan ! 
Le bus permet de tester pour la première fois les routes indiennes, fantastiques en comparaison avec les tanzaniennes. Nous nous arrêtons à la Madras Crocodile Bank, la plus grande ferme de crocodiles en Asie. 40 roupies l’entrée, l’équivalent de 65 centimes d’euro…ce serait dommage de se priver !
Des petits, des gros, des américains, des asiatiques. Certains sont menacés d’extinction, d’autres sont 40 dans un immense enclos. Mais ce n’est pas tant les crocodiles que…les serpents qui m’ont impressionné ! Vipères, mais surtout cobras !! Nous arrivons au moment où quelqu’un récupère le venin. Un Indien chope le cobra par la tête, l’incise, et, en réaction, le cobra ouvre sa bouche pour croquer. IMPRESSIONNANT ! J’avoue que ça m’a mis sur le cul. Le type a des énormes bottes, que les cobras attaquent de temps en temps. Et lui, serein, nous explique qu’en cas de piqûre il reste deux ou trois heures à vivre, selon l’espèce. En comparaison, les crocos ont l’air de petits chatons endormis (bon, je pousse un peu la comparaison !)

Mamalapuram, temples et venin
Mamalapuram, temples et venin

Arrivé à Mama, petite visite express pour le groupe qui n’est là que pour la journée. C’est dimanche, et il y a du monde partout. On voit quelques temples rapidement, puis direction la plage pour faire trempette. Le lieu est vraiment sympa, avec des rochers, les bateaux de pêcheurs et les maisons/hôtels colorés. Le Golfe de Bengale (car l’Océan Indien est techniquement au sud du pays) envoie quelques vagues, dont les surfers profitent (ce n’est pas Biarritz non plus !). Et puis c’est le moment de dire au revoir à Dragho (la même apparence) et bonjour à Antoine !

Mamalapuram, temples et venin

Mon deuxième couchsurfer est… lillois ! Rien que ça ! J’avais le choix entre quatre et il a répondu directement que la solidarité ch’ti l’obligeait à me recevoir. Il me récupère en moto et m’emmène rapidement faire un tour dans les campagnes environnantes, avec sa soeur Juliette (ancienne étudiante de Lille 2, en droit) et un de leurs potes. Antoine est ingénieur (école des mines), il est en V.I.E. ici, tandis que sa soeur cherche sa voie, à moindre coût ! Nous traversons les rizières et les palmeraies. Pas de doute, je suis bien arrivé en Asie. Beaucoup d’enfants nous font signe, les hommes et les femmes sont parfois à la récolte qui bat son plein depuis un mois.  Sur la moto, je ressens une intense liberté, j’ai envie d’écarter les bras et de crier “je suis le maître du monde !”. Bon, il faut tout de même se tenir ! 

Après un Call of Duty désastreux et une nuit à combattre les moustiques direction Mama pour enfin découvrir les attractions de la ville. Je mange à la cantine , pour 70 roupies (= 1 euro), riz, deux types de légumes, deux sauces. Ce pays est la paradis des petits budgets ! Un peu épicé par contre, pour changer..
La plupart des temples sont gratuits, et taillés directement dans la pierre. Magnifique. Les hommes sont sculptés, mais aussi les vaches, qui sont partout !

Mamalapuram, temples et venin
Mamalapuram, temples et venin
Mamalapuram, temples et venin
Mamalapuram, temples et venin

Les vaches sont donc partout, et.... ne serait-ce pas une chèvre qui prend la pose ?

Mamalapuram, temples et venin

Un phare trône là, au milieu des cailloux, sans trop que je comprenne pourquoi.

Mamalapuram, temples et venin

Direction ensuite le shore temple, le seul qui est payant (500 roupies tout de même !). La localisation est intéressante, puisqu’il est situé en bord de mer. Forcément, la vue n’est pas dégueu. Il y a beaucoup (beaucoup) moins de monde que la veille. Une partie est en travaux, un bâtiment de l’an 700 méritant bien une surveillance étroite. L’ensemble est classé Unesco.

Mamalapuram, temples et venin
Mamalapuram, temples et venin
Mamalapuram, temples et venin
Mamalapuram, temples et venin

Je termine ma visite sur le bord de mer, profitant du bruit des vagues. Un dernier petit tour à vélo pour aller chercher une carte SIM (j'y reviendrai), et je reprends la route, direction Pondicherry.

Mamalapuram, temples et venin

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Published by Phileas Frog - dans Inde
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