9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 06:07

L'Inde. Le Sri Lanka. Le Népal. 

Alors que j'ai fait le tour des trois pays que je voulais voir, une grande question était devant moi : c'est quoi la suite ? J'ai du temps jusqu'à la fin du mois d'août, il me reste de l'argent de côté. Comme souvent, je vais fonctionner avec une petite liste. Celle-ci :

- Caucase --> Géorgie, Arménie, Azerbaïdjan. 2 mois.
- Balkans --> Bosnie, Monténégro, Kosovo, Albanie, Macédoine. 2 mois.
- Islande. 1 mois.
- France.                                                                                       IIIII IIIII II
- Sur l'eau --> kayak le long d'un fleuve (Danube ? Loire ?)
                   --> croisière Polynésie --> Fidji                                  III
- A vélo ? 
- Marcher ? Pèlerinage Rome.                                                      I
- Indonésie
- Iran
- Traversée des Etats-Unis.                                                            I
- Maldives.   
- Liban.                                                                                               I

Les petits bâtons étaient faits chaque jour avant ma prise de décision, afin de m'aider à y voir plus clair, et de pouvoir déceler ce qui était un coup de tête de ce qui était mon envie plus profonde. Dans tous les cas, j'allais prendre un avion, de New Delhi ou de Katmandou, car je n'avais pas envie de continuer en train/bus vers le Pakistan ou le Tibet, deux routes qui sont un peu périlleuses... au moins politiquement.

Un duel a existé pendant quelques jours : le Pacifique versus la France. Alors que je me posais la question d'un retour en Europe, j'ai... postulé pour un poste de matelot ! C'était sur un voilier, tenu par des Français. Ils s'en allaient à la mi-juin de la Polynésie Française (Raiatea), et faisaient route vers le Tonga et les îles Fidji (cliquez sur la carte si la géographie du Pacifique n'est pas votre fort !). La traversée allait durer au maximum deux mois, et ils avaient besoin de 3 personnes.

Mon retour : les hésitations du Pacifique

Traverser un océan sur un bateau est l'un de mes rêves. C'est quelque chose que je veux absolument faire une fois dans ma vie. Mais ce n'était pas le moment. Physiquement, mentalement, je m'imaginais mal m'engager pour deux mois et demi supplémentaires. Surtout que ma décision devait être prise juste avant l'ascension vers le camp de base de l'Annapurna ! En plus du coût financier non négligeable (quoique supportable), c'était surtout le souci de ma perte de liberté. Je devais m'engager. Et, au milieu du Pacifique, on ne peut pas se dire "ah bah non, finalement je m'en vais". Alors j'ai décidé de laisser passer cette chance, persuadé qu'elle reviendra si je la cherche à nouveau.

De ce fait, ma décision était prise à partir de là. J'allais rentrer. Quand ? Je me laissais la liberté maximum. Je pensais revenir en descendant l'Annapurna. Et puis une fille est passée par là, et j'ai poursuivi le Népal (les éléphants, le parc national). De retour à Katmandou, j'ai acheté mon ticket, pour le lendemain. Une surprise plus tard, me voici chez moi. 


Mais je n'ai pas répondu à une interrogation : pourquoi rentrer ? J'ai déjà évoqué rapidement la fatigue, physique et mentale (car oui, on peut être fatigué à voyager ; je sais que ça en surprend toujours certains !). Le voyage s'est fait à un rythme effréné : je ne me suis pas posé plus de deux jours sur une plage ; j'ai déménagé tous les 2 à 4 jours ; j'ai traversé l'Inde du cap Sud jusqu'au Népal, et j'ai pris les transports en commun pour cela. Après 3 mois dans ces conditions, il faut bien reconnaître que je commençais à fatiguer. J'aurais pu dès lors choisir un voyage "reposant", les Maldives par exemple (mais la mousson était là), ou l'Indonésie.
Toutefois, il y a des autres raisons. Le manque de la famille et des amis premièrement. L'envie de les serrer dans mes bras, de passer du temps avec eux. C'est un manque que j'ai déjà connu, et qui a tendance à grandir au fur et à mesure des années. Je me rends compte du temps qui passe, ce temps que l'on ne rattrape jamais. Il y avait la saison : l'été en Europe est quand même très sympa. Rentrer en novembre eut été peut-être différent.

Surtout, rentrer ne m'interdit rien. Rentrer, c'est garder la liberté de repartir cet été, quand je veux, et à peu près où je veux. C'est une possibilité que je n'exclus pas (et si tu as envie de voyager, contacte-moi !).

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Published by Phileas Frog - dans Voyage (autre)
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