16 août 2017 3 16 /08 /août /2017 07:17

Oui, j'ai un peu de retard au niveau cinéma (quelle idée de voyager !), mais je m'y remets tranquillement. En 2016, il y a du Leonardo Di Caprio, du Woody Allen, Brad Pitt ou Steven Spielberg ! Beau plateau !

Et, chose très rare pour moi, c'est un film de science-fiction qui remporte la mise ! Enfin, j'utiliserais plutôt le terme d'anticipation. Une bonne cuvée, hormis pour Mad Max.
 

Ridley Scott, Seul sur Mars (2015) : 16,5/20. Avec Matt Damon.

 

Une équipe de la NASA effectue des recherches sur la planète rouge. Une grande tempête éclate, et l'équipage doit quitter Mars. Mais l'un des astronautes est emporté avant le décollage. Il est déclaré mort. Cependant, Mark a survécu. Et il tente de survivre.

Film de science-fiction. Et pourtant, j'ai été passionné ! Du suspense, de la réflexion, et beaucoup de talent de la part de Ridley Scott et de Matt Damon, très convaincant. Un film qui fait rêver à des grands voyages !

 

Tom McCarthy, Spotlight (2015) : 16/20. Avec Mark Ruffalo, Michael Keaton, Stanley Tucci et Rachel Schreiber.

L’équipe d’investigation du plus grand journal de Boston, le Boston Globe, débute une enquête sur un prêtre soupçonné de pédophilie. A-t-il été protégé par sa hiérarchie ? Peu à peu, les journalistes se retrouvent confrontés à un vrai réseau…

L’histoire est basée sur une histoire vraie… Nul doute que ça donne envie de soutenir l’église, en tant qu’institution…

Oscar du meilleur film.

Lenny Abrahamson, Room (2015) : 16/20. Avec Brie Larson et Jacob Tremblay

Joy et son fils Jack sont dans une pièce. C’est leur chambre. C’est leur cuisine. C’est leur salon. Mais c’est aussi leur salle de sport, leur lieu de détente, et même le lieu de leur rêve (notamment grâce à ce velux au plafond). Pourquoi sont-ils là ? Qui est cet individu qui vient parfois la nuit ? Peuvent-ils sortir ? Et, si c’est le cas, comment le vivront-ils ?

Une claque. Pas seulement parce qu’il y a du suspense, et que la trame est très sombre. J’ai beaucoup apprécié la deuxième partie du film, qui n’est pas facile à traiter. Les deux acteurs sont fantastiques.

Oscar de la meilleure actrice pour Brie Larson. Le cinéma canadien se porte bien.

 

Alejandro González Iñárritu, The revenant (2015) : 14,5/20. Avec Leonardo Di Caprio et Tom Hardy.

Au début du XIXème siècle, un groupe de trappeurs se retrouve attaqué par des Indiens. Ils fuient la zone. Glass, le plus expérimenté d’entre-eux et le seul connaissant le chemin du retour, est alors attaqué par un grizzly. Il survit mais devient un handicap pour le groupe. Seuls 3 trappeurs restent avec lui, le temps qu’il décède. Son fils, conçu avec une indienne, fait partie du groupe. Fitzgerald aussi. Et il est plutôt pressé d’abandonner Glass…

Une grande fresque, avec un gros scénario et un bon jeu d’acteurs (notamment Di Caprio). Le côté historique m’intéresse beaucoup (c’est une zone indienne et française à la base, et les francophones jouent un rôle dans le film). Côté réalisme, il y a quelques détails qui clochent un peu (le froid notamment, l’eau gelée, les vêtements qui sèchent comme par miracle, la nourriture etc.).

Nommé 12 fois aux Oscars ! Mon cinquième film d’Inarritu, et le cinquième bon film !

 

Adam McKay, The Big Short : le casse du siècle (2015) : 14/20. Avec Brad Pitt, Christian Bale, Ryan Gosling, Steve Carell.

Plusieurs banquiers et courtiers découvrent par avance la spéculation intense sur le marché immobilier américain. Ils anticipent parfois dès 2005 l’éclatement de la bulle. Une position intenable alors que les profits explosent à cette époque.

Film basé sur des faits réels, ce qui donne encore plus de poids. Sensation étrange, pendant le film j’ai envie que la crise arrive, pour confirmer les calculs de Michael Burry. Inquiétant quand on pense au fonctionnement des marchés financiers.

Steven Spielberg, Le pont des espions (2015) : 14/20. Avec Tom Hanks.

James Donovan est un brillant avocat d'affaires, spécialisé dans les assurances. Il a participé aux procès de Nuremberg. Il décide de défendre Rudolf Abel, un espion russe. L'opinion publique est contre lui et réclame sa mort. Pourtant, il va se révéler utile.

Bon film d'espionnage, sans accroc. Il manque peut-être une prise de risque, une folie, pour que ce film devienne légendaire. Spielberg est impeccable, mais c'est tellement carré que ça ne s'envole pas totalement.

Les frères Coen au scénario, classe.

 

 

John Crowley, Brooklyn (2015) : 13/20. Avec Saoirse Ronan.

Eilis, irlandaise, décide de quitter son pays au début des années 1950 pour rejoindre les Etats-Unis. Effrayée avant le départ, malheureuse à son arrivée, elle tombe rapidement amoureuse d'un immigré italien. Mais alors qu'elle effectue un retour en Irlande, elle hésite à rentrer.

Cruel est le sort des migrants, partagés entre deux pays, deux cultures, deux vies. Impossible de les raccorder, entre deux océans. C'est ça que le film montre, c'est là où il me touche. Sinon peu de surprises.

 

Woody Allen, Cafe Society (2016) : 12,5/20. Avec Jesse Eisenberg, Kristen Stewart et Steve Carell.

Bobby, jeune juif de New York, décide de rejoindre son oncle, grand agent d’Hollywood. Il y rencontre la société mondaine du lieu, mais aussi Vonnie, son premier grand amour.

Un film à la Woody Allen, mélange de sentiments contrariés et de petites phrases rigolotes. Mis bout à bout, l’ensemble se révèle toutefois un peu léger et prévisible. Certes, l’esprit des années 1930 est bien représenté, mais le scénario manque de peps.

Mon 18ème Woody Allen, mais pas le meilleur !

 

George Miller, Mad Max : Fury Road (2015) : 9/20. Avec Tom Hardy, Charlize Theron.

Dans un monde post-apocalypse, les humains sont rassemblés sur un minuscule territoire gouverné par un dictateur, plutôt messianique. Il contrôle l'eau. Max, dépressif veuf, se retrouve arrêté par un gang fidèle au dictateur. Il donne son sang à l'un des soldats.
Furiosa trahit le dictateur en emportant ses femmes, devenues esclaves-pondeuses. Elle roule à toute allure afin de les emmener sur un territoire vert. Max les poursuit à son insu.

Hum. Science-fiction déjà. Scénario écrit sur un timbre-poste. Vroum Vroum. Boum Boum. Un air de déjà vu. Le premier Mad Max est meilleur, sur de nombreux points.
Salué par la critique. 6 oscars, really ?

Et mon oscar 2016 est attribué à...

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Published by Phileas Frog - dans Cinema
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