2 novembre 2017 4 02 /11 /novembre /2017 13:52

L'effet groupe. Très connu dans le milieu des dragueurs, il signifie qu'un groupe de filles attire forcément l'attention des garçons, quand bien même celles-ci, prises une à une, ne sont pas très jolies. La leçon de cette histoire est qu'il faut toujours se méfier de l'effet groupe.

 

Et puis il y a cette fille, pas forcément jolie. Et puis il y a ce garçon, un peu différent. Elle, et ses vêtements démodés. Lui, et sa dentition imparfaite. Ce sont les cibles faciles. Ceux a qui l'on s'attaque lorsque l'on est en groupe. C'est notamment le cas au collège et au lycée. Quand j'écris leur descriptif, je revois leur visage. Et j'entends encore les remarques. Moqueries faciles. En leur absence, souvent. « Dans leur dos », comme on dit au collège. Devant, on reste très poli, voir amical. Parfois, ce sont même « des copains ». Je pensais que c'était une activité d'adolescents, désireux de se rassurer, de se renforcer, ayant ainsi l'impression d'appartenir au groupe. J'avais tort : la pratique perdure à l'âge adulte.

Les moqueries physiques sont les plus nombreuses. Pourtant, je pense bien que l'on ne choisit pas son corps. Ses kilos en trop. Son fasciés peu commun. Son handicap... Quoi que, non, les moqueries sur les handicapés tendent à disparaître. Sur les « moches », par contre, ça reste d'actualité.

 

Des cibles faciles, j'en rencontre encore aujourd'hui. Et l'effet groupe est intact. Prenez le QI d'un garçon seul, et mettez-le à 120. Maintenant, prenez trois garçons, ensemble. Pris un par un, on leur met 120. Le fait d'être ensemble fait descendre leur QI moyen à 100. Un groupe de cinq garçons ? Leur QI moyen descend à 80. S'ils sont huit, on touche le 40. Au-delà, on se rapproche dangereusement du QI 2, à savoir la moyenne des groupes de supporters enivrés.

Mon jugement est sévère, mais je témoigne à titre personnel : seul, je ne pense pas être tout à fait idiot. Avec sept garçons autour de moi, je pense être assez bête, surtout avec un groupe de filles à proximité (#metoo?). C'est l'effet groupe qui prend mon contrôle : je veux en faire partie, et je joue un rôle, pas forcément le mien d'ailleurs.

 

Si je suis bête avec un groupe de garçons, je ne pense pas être insultant. Et c'est là l'un de mes principes (on m'a d'ailleurs déjà accusé d'avoir « trop de principes », j'avoue être resté dubitatif devant cette accusation). Ne pas dire du mal des gens. S'ils ne m'intéressent pas, je n'en parle pas, point. Quel est l'intérêt de faire des attaques physiques sur quelqu'un ? Faire rire son groupe ? Ou se rassurer ? Personnellement, ça ne me fait pas rire. Et je reprends de plus en plus les gens ayant des paroles offensantes vis-à-vis des absents. Je reprends aussi les termes homophobes, ou racistes. Un combat de chaque instant, contre l'effet groupe. C'est pas gagné.

L'effet groupe et la cible facile

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Published by Phileas Frog - dans Autre
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