3 septembre 2018 1 03 /09 /septembre /2018 11:44

J'ai découvert le Ministère des Affaires Populaires à Lille, sans grande surprise. Un peu tardivement, certes, parce que c'était en janvier 2011, et que le groupe s'était séparé... en 2010. Qu'importe, ils ont depuis relancé deux groupes, et leur musique à base de rap, d'accordéon et de violon, de ch'ti et de raï (sacré mélange!) m'ambiance régulièrement.

Non, le rap français n'est pas mort dans les années 1990 : le M.A.P., et le rap ch'ti
Non, le rap français n'est pas mort dans les années 1990 : le M.A.P., et le rap ch'ti

Par laquelle commencer ? Allez, hommage à ma colocataire, qui m'a balancé cette chanson 50 fois cette année (minimum!) Un talent pour le texte, de l'humour, et pourtant, un message assez politique.

Lillo (à prononcer avec l'accent), l'un des hymnes de la métropole. Le premier couplet est un « hommage » à la région, tandis que le second est très axé sur la politique locale. Le refrain est prenant.

Vous comprenez pourquoi ça me plaît : des paroles engagées, qui disent quelque chose (coucou Booba), tout en gardant un air entraînant, ce qui est rare dans le « rap conscient ». Difficile de choisir un morceau engagé, tant ils sont nombreux : Salutations révolutionnaires, Debout là d'dans, Palestine (avec une intro magnifique), Un air de révolution...). Allez, va pour Salutations révolutionnaires, qui était l'hymne de campagne d'Olivier Besancenot !

Le groupe se sépare en 2010, et de cette séparation naissent deux groupes : HK et les Saltimbanks, et Z.E.P (zone d'expression populaire!).

Le premier est peut-être le plus sympa pour les paroles. Au niveau des tendances, ça part un peu plus vers le reggae et le blues : ça bouge un peu moins du coup ! Ainsi, « Sans haine, sans arme, sans violence » et « Citoyens du monde », les deux chansons les plus connues. Une petite préférence pour « on lâche rien », plus rythmé, et « niquons la planète », qui pue le sarcasme. Le premier morceau a été utilisé par Mélenchon... et Philippe Poutou !

ZEP va plus loin dans les paroles, tendance rap hardcore (au point d'avoir été condamné..). Ainsi « je me soigne » ou « nique la France », où on sent plus de colère. Une colère qu'on fredonne comme dit « le bal de la zone ». Au niveau de la musique, c'est plus dansant qu'HK et les Saltimbanks.

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