5 septembre 2018 3 05 /09 /septembre /2018 16:29

Parfois on prend des résolutions le 1er janvier, sans trop savoir comment on va pouvoir les réaliser. Prenez mon « voyager avec la famille » et « voyager avec les ami(e)s ». Clairement, je n'y croyais qu'à moitié. Et voilà que ma sœur a eu envie de me rejoindre en Bolivie ! Et voilà qu'un vieux de la vieille, l'ami Lucas, a eu envie de partir cet été. Comme souvent, ensemble, nous avons parcouru le monde de nos idées. Le Pérou a tenu la corde. Puis ce fut l'Islande. Nous avons parlé de la Géorgie, d’Israël-Palestine. Et, après beaucoup de réflexion et une course à élimination, notre choix s'est porté sur les Balkans. Parce que Sarajevo nous faisait rêver. Et que le Monténégro avait été effleuré. Quand ? Il y a 9 ans. A l'époque, nous étions partis pour un tour d'Europe avec l'ami Romain. 3 euros par jour, tel était notre budget. 25 pays traversés, 15 000 kilomètres plus loin, nous étions revenus avec des images plein la tête. Et, pour moi en tout cas, un regret : être passé trop vite, un peu partout. Le Monténégro est l'exemple parfait : nous l'avions traversé du Nord au Sud, sans nous arrêter ! Le pays, devenu indépendant 3 ans plus tôt (2006), était alors un point d'interrogation pour nous. Que s'y cachait-il ? Que diable y faire ? Nous n'avions pas les réponses, et nous avions dû faire des choix. La Grèce nous appelait et la Croatie avait eu nos faveurs. Et nous voici de retour, 9 ans plus tard. 9 ans trop tard ?

 

Comme en 2009, c'est en voiture que nous débarquons, avec un petit passage en Bosnie (j'y reviendrai prochainement). La joie des frontières, de l'attente, du tampon. Oh, les cochons ! Ils tamponnent toujours n'importe comment ici ! Le tampon déborde du passeport, et ils ont pris une nouvelle page, vierge. Merde les gars, faites un effort !

Le Monténégro, de Kotor au Durmitor

A peine passés que nous voilà aux prises avec une auto-stoppeuse. Nous nous arrêtons. La dame a bien 50 ans, elle est du Monténégro... et c'est à peu près tout. C'est le retour de la barrière de la langue ! On lui dit Herceg Novi, elle a l'air d'accord. Et nous voici devant l'Adriatique. Sans surprise, le lieu est assez touristique. Le Monténégro, c'est un peu la Croatie il y a 5 ans : la destination à la mode. Et pour cause : il fait beau, l'eau est chaude, et c'est surtout beaucoup moins cher que notre Côte d'Azur. Les Monténégrins utilisent l'euro, c'est aussi bien pratique ! Nous nous régalons de poissons (ce sera l'une des valeurs sûres du voyage), et nous faisons comme tout le monde : plage et baignade.

Le Monténégro, de Kotor au Durmitor

Pour aller jusque Kotor, nous longeons un immense fjord. Le paysage est incroyable, et nous comprenons pourquoi cette fameuse « bouche de Kotor » attire le monde.

Le Monténégro, de Kotor au Durmitor
Le Monténégro, de Kotor au Durmitor

La ville de Kotor, inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco, vaut également un bel arrêt. Fortifiée, elle offre un énorme dynamisme en soirée, avec des concerts, spectacles etc. Il y fait bon vivre, et l'ascension de la muraille le lendemain matin nous offre une vue sur l'ensemble de la bouche. Magnifique.

Le Monténégro, de Kotor au Durmitor
Le Monténégro, de Kotor au Durmitor
Le Monténégro, de Kotor au Durmitor
Le Monténégro, de Kotor au Durmitor

Nous espérons continuer notre balade-baignade, mais les gros immeubles poussent comme des champignons à mesure que nous nous rapprochons de Budva. A partir de là, c'est l'Espagne, en pire, au niveau de l'architecture. Dommage, car il y avait moyen de faire quelque chose d'un peu moins laid. Là, c'est le tourisme à son apogée : chaises longues sur des kilomètres, et immeuble de 30 étages en construction. Le béton est omniprésent.

Le Monténégro, de Kotor au Durmitor

Bien sûr, tout cela n'est qu'une question de point de vue. Au sens propre. Car quand on regarde la mer, il y a toujours de quoi se faire plaisir...

Le Monténégro, de Kotor au Durmitor
Le Monténégro, de Kotor au Durmitor

Changement de paysage, direction le cœur du pays, et le parc national du Durmitor, lui aussi classé Unesco. Le temps est couvert, nous prenons la pluie pour la seule fois du voyage, et nous sommes assez surpris du monde. Le Monténégro est bien devenu touristique en 9 ans, même quand on quitte la côte. La randonnée est très sympa, pas seulement à cause de ma victoire au ricochet (je me devais de narrer ce moment), mais aussi parce que les couleurs et les montagnes se reflétant dans un lac, c'est toujours beau ! A noter le canyon de la Tara, le plus profond d'Europe (et le deuxième du monde après le grand Canyon) !

Le Monténégro, de Kotor au Durmitor
Le Monténégro, de Kotor au Durmitor
Le Monténégro, de Kotor au Durmitor

Le bilan du Monténégro ? 3-4 jours à l'arpenter, et oui, ça vaut le coup. Mais, honnêtement, nous avons préféré la Bosnie...

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