10 avril 2020 5 10 /04 /avril /2020 22:55

Clairement j'aurais aimé être avec toi. Mais que veux-tu, la vie n'est pas toujours bien faite. Alors ce film géorgien que j'ai regardé hier, sur lequel nous aurions dû faire un débriefe intense de la situation en Abkhazie ou sur le principe d'un film où le premier dialogue a lieu à la 20ème minute et le second à la 53ème, je l'ai fait avec moi-même. Je suis sûr que l'histoire de Tilques t'aurait passionné. Bon, allez, va pour intéressé au moins. Tu m'aurais encouragé, souriant à chacune de mes petites découvertes, écoutant d'un air parfois distrait une histoire villageoise du 18ème siècle. Ah, et pour les apéros Skype/Messenger/Jitsi, tu aurais été à mes côtés, et on aurait ensuite analysé les réactions du chacun sur ce confinement (« elle n'a pas l'air de très bien le vivre », « hum, compliqué avec les enfants pour eux », « ce mec ne change pas »...).

 

Oui, mais voilà : je ne t'ai pas encore trouvé. Ou alors je t'ai vu passer, et je t'ai manqué. Pire encore, j'ai discuté avec toi, et je ne t'ai pas retenu. Pire du pire du pire : je suis sorti avec toi, et je t'ai largué. Bien fait ! Non, j'opte pour la première option. Alors cette lettre te fera rire, dans quelques mois. Un an. Deux ans ? Plus ?! Non, je n'irais pas plus loin !

 

Je tiens d'abord à te signaler que je n'ai pas croisé de filles entre 15 et 45 ans depuis bientôt 4 semaines, ce qui joue sur mon inspiration du soir. Et je viens de regarder une histoire d'amour sur un écran d'ordinateur, ce qui m'a rappelé que c'est au moins possible à la télé. Pour moi ? Hum, 2020, c'est mon année ! Je le répète, tel un slogan, pour m'auto-persuader et me rassurer, un peu (beaucoup ? Passionnément ? À la folie?). Et puis le confinement est arrivé, alors que j'allais te rencontrer à coup sûr et me voilà sur le bouton pause. Ça pourrait être pire, d'autres sont en cette période sur le bouton arrêt. Alors tu ne liras pas de plaintes. Juste un espoir. Je t'attends tu sais. Non, je te cherche. J'essaie des choses à l'encontre de mes principes, à contre-courant de mes idéaux. Je me dis que j'idéalise trop. On me dit que j'idéalise trop. Non, je ne t'idéalise pas. Je sais que tu seras comme je t'aimerai. On sera heureux tu sais, j'ai plein d'idées, d'envies, et tout sera naturel, facile. Ok, je t'idéalise. Mais je crois encore à la passion, je ne veux pas me résoudre à vivre sans Elle. Se poser, pour aimer. C'est la base. L'étincelle. Les papillons dans le ventre. Embrasse-moi. Trouve-moi.

N'aie pas peur

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