21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 20:10

 

Et nous y sommes. 3 mois maintenant. La barre des 100 jours sans elle.

Pourtant aujourd’hui j’ai ressenti ce petit mal de ventre que j’ai à chaque reprise lorsque je reçois un de ses messages. Un tas d’insultes me vient à l’esprit contre moi-même et ce mal intérieur. Je pense le combattre de la bonne façon, si bonne façon il y a. Mais je m’étonne souvent de la durée d’un tel mal.

 

Heureusement ils sont là. Famille. Ami(e)s. Ils m’ont sorti, au sens propre et au sens figuré, de mon trou. Pour me replonger dans d’autres. Muahah. Oui, je n’ai pas perdu mon humour, celui qui me permet de sourire quand une situation ne le permet pas. Certains appellent cela de la nonchalance, d’autres du mauvais goût. Mais l’ironie et l’humour noir me permettent de rire de tout, même de ça.

 

Bref, ce n’est pas le sujet. J’étais parti dans l’optique d’une ode à l’amitié, d’un remerciement collectif. Finalement je me dis que vous le savez bien combien je vous suis reconnaissant. Pour m’avoir soutenu dans ces moments qui auraient pu/du être difficile. Pour m’avoir fait penser à un tas d’autres choses mais pas à elle. Et même pour m’écouter et me donner votre opinion sur elle ou sur d’autres.

 

Comme je l’ai dis récemment, en ce moment je parle beaucoup. A tout le monde. Pour ceux qui me connaissent depuis longtemps ce n’était pas mon habitude. Lunatique, taciturne. Pesant chaque mot sortant de ma bouche. Je n’aimais pas parler de moi. Je n’aimais pas exposer mes pensées, à l’oral tout du moins.

 

Or je me suis rendu compte ce week-end que je parlais de tout, à tout le monde. Proches ami(e)s, ils ont l’habitude maintenant. Plus lointain ils s’en étonnent. Certains me font d’ailleurs part de leur exaspération à ce propos. C’est de bonne guère.

 

J’ai de plus en plus l’impression d’être égoïste, notamment par rapport à l’avenir. Jeudi je pars. Sans penser à ceux qui m’ont soutenu et qui auraient pu avoir besoin de moi au cours de ce prochain mois. Au cours de l’été je vais m’envoler. Sans forcément me retourner. Penser à ma gueule. Il paraît que ça fait du bien parfois.

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