20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 07:33

Il y a de cela un mois et demi, j’avais tiré un bilan de mon premier mois sans Facebook. Et j’avais précisé que cet article ne serait « pas complet pour une raison essentielle : cela ne fait qu’une semaine que je suis de retour en France ». De retour sur le réseau social, je vais tenter de vous faire partager cette étrange expérience que fut la vie sans Facebook (et sans téléphone) pendant deux mois.

 

J’avais donc décroché. Pour de bon. En tout cas, il me semblait. Je n’en avais plus l’envie, je me moquais de ma petite amie qui s’y connectait trois fois par jour pour "espionner" la vie de ses ami(e)s. Je n’y voyais plus d’intérêt. Je ne comprenais même plus pourquoi ce site rendait accro, pourquoi il m'avait rendu accro.

Et puis j’ai replongé. De mon plein gré. Pour plusieurs raisons. A plusieurs reprises. Petit à petit. Je voulais d’abord aller en Slovaquie et j’avais une amie Erasmus là-bas. Ce serait con de ne pas prendre de nouvelles. Alors je me suis reconnecté une fois, juste une fois, pour la contacter. Puis j’ai suspendu à nouveau mon compte. Facile. Ensuite, ce fut un périple à Bordeaux. Une nouvelle Erasmus sur place, pourquoi ne pas la contacter ? Arrivés sur place, nous avions du temps libre. Un peu trop. Je n'ai pas de nouvelles depuis plusieurs semaines de mes amies du lycée. Elles n’ont plus le réflexe mail. C’est de ma faute, c’est moi qui les ai poussées à s’inscrire sur le site. De même pour ceux de la fac. A mon retour, question organisation de soirée, ça commençait à être difficile. Question organisation de football je n’étais plus informé.

 

J’étais aussi devenu égoïste (ou était-ce précoce ?). Je souhaitais que les gens, mes ami(e)s, changent leur mode de vie pour ma personne. Alors que tout le monde utilisait le téléphone, je leur demandais déjà d’utiliser Facebook. Voilà maintenant que je les poussais vers les mails. Certains n’en avaient pas l’envie, le réflexe. Je les respecte. Et je les comprends maintenant. Pourquoi vouloir toujours se distinguer. J’ai déjà une drôle de vie, pas de téléphone, un blog actif. C’est suffisant. Etre sans Facebook ne m’apportait finalement pas grand-chose. Je gagnais du temps,  et c'est ce que je recherchais. Mais j’en perdais d’un autre côté avec mes ami(e)s. C’est dommageable. Le retrait de Facebook avait pour idée de passer plus de temps avec eux, pas de ne plus réussir à les voir.

 

En plus je pensais aller vivre à Bordeaux. S’éloigner géographiquement aurait déjà provoqué un éloignement du cœur. Si, en plus, je n’avais plus les « nouvelles facebook », comment garder le contact ? Certes, les gens ont mon blog, ils peuvent le lire et ainsi prendre de mes nouvelles. Mais je souhaiterais aussi avoir de leurs nouvelles. Et mes amis ayant un blog se comptent sur les doigts d'une main. Et quand je parle d'un blog actif... Voilà maintenant que je pars au Kenya dans 20 jours, pourquoi ne pas faire partager cette expérience ? Certains ne lisent pas le blog, mais ils apprécient regarder quelques photos, non ?

 

Ces deux mois sans Facebook ont surtout fait évoluer ma façon d’utiliser le site. J’ai notamment fait un peu de tri dans mes connaissances. Ceux que je connaissais finalement de loin, ceux dont je n’avais plus de nouvelles depuis Erasmus, et qui n’étaient pas mes proches là-bas. Ceux qui étaient mes "amis Facebook" mais qui ne disaient pas bonjour dans la vie réelle. Ce fut la première fois que je fis du tri dans mes « ami(e)s Facebook ». J’ai perdu « 100 amis ». Bonne blague. J’ai aussi personnalisé au maximum mon fil d’actualité, mes notifications & Cie.Facebook-I-like-j-aime-bouton.jpg Et finalement je suis de retour sur le site. J'ai repris quelques nouvelles des gens que je cotoie au jour le jour. Et aussi de ceux dont je n'avais finalement plus de nouvelle, hormis par le site. Une pensée spéciale à mes Erasmus, finalement loin des yeux mais proches du coeur. J'ai vu que récemment, 3 de mes contacts se sont mariés. Drôle d'idée n'est-ce pas. Mais fantastique en même temps.
De mon côté, après avoir pensé au divorce, je me suis rendu compte que je l'aimais finalement bien, mon Facebook. Qu'une histoire de 5 ans ne se casse pas comme cela, sur un coup de tête. Qu'au lieu de regarder les effets néfastes, il valait mieux observer les bons côtés. Always look at the bright side of life. Et cet article, d'ailleurs, je vais le publier sur Facebook. Et vous pouvez liker.

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