20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 22:18

Il y a un peu plus de six mois, j'étais encore uni à la Finlande, un peu à la manière d'un mariage princier, engagé dans une relation que je pensais durer indéfiniment.

 

6 mois c'est long l'air de rien. Alors, oui, pour ceux qui en doutait encore, je m'en suis remis. Non pas que j'ai retrouvé une fille ou que je ne pense plus jamais à Elle, mais le mal est passé. Plutôt vite d'ailleurs.

 

Pourtant je me souviendrais sans aucun doute toute ma vie de cette rupture. Après la décision prise de partir, ce fut les deux journées les plus longues de ma courte existence. Rester avec celle qui serait bientôt le passé. Et pourtant, ce fut deux journées que j'ai réussi à apprécier. Deux potes se baladant dans New York, évoquant ce passé glorieux, leurs moments de joies et de peines, leurs derniers secrets.

 

L'image que je retiens surtout, c'est l'aéroport. Je franchis la barrière, sans craquer. Sans me retourner. Quelques mètres plus loin je décide tout de même de regarder le passé. Je la vois juste au moment où elle vient de se retourner. Elle marche, lentement, vers la porte d'exit. J'ai l'impression que cela dure une éternité. J'ai la sensation d'être dans un film. J'ai parfois envie de crier, je prie pour qu'elle se retourne, pour un dernier regard. Non, notre chance est passée. Ce sera surement la dernière image que je garderais d'Elle.

 

Après un intermède à l'aéroport en compagnie d'un ancien des services secrets américain (toute une histoire en soi), me voici dans ce pénible avion. Là, ce fut le craquage complet. J'ai tout lâché. Délestage en plein vol. Peu importe mes voisins, peu importe les hôtesses. Eux non plus je ne les reverrai surement pas. Et si ce n'est pas le cas, ils auront vite fait d'oublier ce garçon aux yeux rouges et aux joues humides du New-York-Bruxelles.

 

La semaine suivante fut une semaine d'espoir. Non, je ne pouvais pas m'y résoudre. La chose allait continuer. Je revoyais ma famille. Et les amis. Je ne t'ai jamais remercier en nom propre, Lucas D., mais j'avoue que ta présence fut bénéfique dès le premier jour, où mon appel t'a paru bien suspect alors que j'étais officiellement en train de traverser les Etats-Unis. Direct tu es arrivé de ton village très étendu (il paraitrait même que c'est le village le plus étendu de France ^^). Et j'ai pu me soulagé, comme je l'ai fait une dizaine de fois dans la semaine.

 

Le jeudi soir suivant, j'avoue que j'ai eu l'une des pires expériences de ma vie. Rompre sur Skype. Pour de bon. Et je peux vous garantir que ce n'était pas une rupture tranquille. Bim, boom, bam dans ma tête. Ceux qui ont eu le récit du top 3 me comprennent.

Je pense que si ce soir là j'avais été seul, j'aurai pu faire des conneries. Mais non, j'avais cette bonne vieille ville de Lille derrière moi, me supportant, et notamment le même jeune homme qui m'a poussé au Magnum café. Je crois bien qu'il y avait le LOSC à la télé. Je me souviens parfaitement de la place. Je me souviens parfaitement de mon état d'esprit. J'imagine bien le tien aussi. "Qu'est-ce que je peux dire ? Mais de quoi parler ?" Pas facile de discuter 30 minutes après une rupture, tout en essayant de se contrôler. J'avais parfois l'envie simple de foutre le camp d'ici, de dormir, de manger, voir même de boire. Une rupture, ça vous change un homme. Ptet même plus qu'un engagement.

 

Et finalement nous avons atterri au Smile, que je ne connaissais pas. La musique résonnait, il y avait là une soirée kiné. Paul était dans les organisateurs. On attendait Tof' et Benameur qui allait arriver. Et puis... La suite, vous la connaissez.

 

6 mois plus tard je pense que je devrais la remercier. Elle m'a sauvé d'une étape cruciale après la rupture, le fameux "de toute façon je ne retrouverai personne". Je la revois en plein milieu de la piste. Telle une étoile qui brillait. Je n'ai même pas prêté un regard au reste de la scène. J'ai quitté en un seul instant mes amis si fidèle, qui ont vite compris ce qui se passait. Et puis j'ai dansé comme jamais, emporté par la fougue de la colère et de la tristesse, de l'émotion et de la passion. La vie est belle, elle ne faisait que débuter.

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commentaires

T


Je suis heureux pr toi mon ami, effectivement je peux témoigner avoir été au premiere loge ce soir là, mais je crois que ton état du jour t'as fait perdre la mémoire, j'etais là un peu plus tôt
avec vous, enfin comme tu dis : "life is good"



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