7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 08:09

C’est exactement la question qu’il faut éviter de se poser le soir, dans sa chambre, seul. 3h43, une lumière tamise mon plafond. Birdy me berce depuis quelques minutes, amplifiant le sentiment dans lequel je me trouve, ajoutant du poids à cette question.

Je regarde la carte du monde, mon ancien échappatoire qui n’est plus. Cette fois il n’en reste plus qu’un. Répondant à la définition d’enfant.

 

Depuis quelques semaines je suis dans un mode très enfant. Ca fait souvent sourire ma demoiselle autant que ça l’inquiète au fur et à mesure des répétitions de mes petites remarques qui se veulent officiellement amusantes. Ca doit faire sourire quelques-uns de mes amis qui lisent ces quelques lignes. Mais d’autres me comprendront, notamment ceux qui fréquentent les deux mamans que je côtoie, et celles-ci un peu plus encore.

 

Ah, ce piano. Ces notes. La douceur de la douleur. Le prolongement des souffrances. Et la voix, pleine de colère, de tristesse. Un cri sort de la nuit. Un peu le mien. Come on skinny love.

 

 C’est une question qui m’obsède depuis l’adolescence, sans que j’y aie trouvé une réponse qui me satisfasse. Au contraire, j’élimine mes pistes, mes idées. Maintenant je suis presque sans rien, ma liste s’est réduite comme peau de chagrin. Mais je crois véritablement à ma dernière ligne, ma dernière espérance, l’une de mes dernières folies.

 

Laisser quelque chose. Une trace. Peu importe comment. Pour ne pas avoir l’impression de ne servir à rien, de n’avoir rien fait de vraiment constructif. Une descendance. Ou quelques écrits. Quelques lignes. Celles-ci ou d’autres. Parce que les paroles s’envolent.

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commentaires

M

Ecoute l'originale plutôt, et accroche-toi ! Elle est autrement plus émouvante !!! Je
te raconterai son histoire la prochaine fois qu'on se croise ! :)
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