16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 05:23

Audrey Hepburn est une égérie. Une figure de mode. Le symbole d’un certain chic, d’une certaine classe. J’ai presque envie de l’opposer à Marylin Monroe. Intravertie, plutôt timide d’aspect, mais remplie d’un charme fou. Un sourire. Un regard. Vous avez sans doute déjà vu chez l’un(e) de vos ami(e)s son portrait, une cigarette à la main, des lunettes de soleil noires, et un titre Breakfast at Tiffany’s. Ce film est maintenant le plus connu de l’actrice, mais pas forcément le meilleur.

Je débute en rappelant qu’Audrey Hepburn est européenne : née en Belgique, Britannique, vivant sa jeunesse aux Pays-Bas, décédée en Suisse. Amie personnelle d’Hubert de Givenchy, elle fut également son égérie.

 

Les comédies musicales

 

Audrey Hepburn se destina d’abord à la danse avant d’être emportée par le cinéma. Il n’est donc pas étonnant de la retrouver chantant et dansant à deux reprises.

 

Funny Face (1957) : 12 (titre français : Drôle de frimousse)

 

Film de Stanley Donen, le maître des comédies musicales (Singin in the rain), l’ensemble déçoit un peu. Le scénario, surtout, est banal (nominé pourtant á l’Oscar du meilleur scénario, à n’y rien comprendre !), une histoire de mannequin trouvée par hasard. Le film est sauvé par les parties musicales et surtout dansantes, avec une grosse performance de Fred Astaire.

 

My-Fair-Lady-Audrey-Hepburn.jpgMy Fair Lady (1964) : 17

 

C’est selon moi son chef d’œuvre. Film de George Cukor, adaptation de la comédie musicale du même nom, elle-même inspirée par la pièce de George Bernard Shaw le Pygmalion. Audrey Hepburn interprète Eliza Doolittle, fleuriste londonienne, qui tente de parler correctement, et sans accent. Le film est souvent très drôle, bien emmené par le duo Hepburn-Rex Harrison. Les chansons sont entrainantes, les dialogues rythmés. 8 oscars (!) dont le meilleur film.

 

L’amoureuse

 

Audrey Hepburn a essentiellement construit sa réputation à travers des comédies romantiques, où son charme excellait sur des acteurs souvent plus âgés.

 

 

Roman Holiday (1953) : 14,5 (titre français : Vacances romaines) 

 

Vacances-romaines-Audrey-Hepburn.jpgC’est le film qui a fait découvrir au monde entier Audrey Hepburn. Son premier grand rôle, le seul qui lui vaudra l’Oscar de la meilleure actrice (ainsi que le BAFTA et le Golden Globe). Sans surprise l’histoire se déroule à Rome, où la princesse Ann (Hepburn) poursuit sa tournée européenne. Fatiguée du protocole, elle décide de s’enfuir après avoir ingurgité un sédatif prescrit pour son médecin. Endormie devant le Colisée, elle est remarquée par Joe Bradley (Gregory Peck), journaliste. Le lendemain, elle est reconnue par son hôte, qui décide de l’emmener visiter la ville (en Vespa !). L’histoire d’un amour impossible. William Wyler tient son chef d’œuvre, Audrey Hepburn sa carrière. Bonne comédie, notamment la scène de la bagarre sur la piste de danse.

 

Sabrina (1954) : 13

 

Réalisé par Billy Wilder, avec Humphrey Bogard. Sabrina (Hepburn), fille de domestique, est éperdument amoureuse de David Larrabee (William Holden) qui ne la remarque même pas. Pour s’en détacher, son père décide de l’envoyer à Paris dans une école de cuisine. A son retour, elle est transformée. Les fils Larrabee n’ont d’yeux que pour elle. Une romance un peu gentillette, manquant de profondeur en tout cas. Audrey Hepburn est nommée pour l’Oscar de la meilleure actrice.

 

Breakfast at Tiffany’s (1961) : 14

 

Le mythique film de Blake Edwards (adaptation de Truman Capote), celui qui fera d’Audrey Hepburn l’égérie qu’elle est encore. Une robe noire (vendue pour 800 000 $ aux enchères en 2006), des lunettes noires, un porte-cigarette à la main, un collier de perles autour du cou. Audrey Hepburn interprète le rôle d’Holly Golightly, à la recherche d’un riche mari. Elle rencontre Paul Varjak (George Peppard), écrivain en rupture, entretenu par sa riche maîtresse. Comédie ou drame selon les scènes, Hepburn y joue en tout cas une femme très excentrique, connaissant des périodes d’up and down. Elle sera nominée pour l’Oscar.

Breakfast_at_Tiffanys-Audrey-Hepburn.jpg

Two on the Road (1967) : 15,5 (titre francais : Voyage à deux)

 

Voyage-a-deux-Audrey-Hepburn-Two-on-the-road.jpgC’est l’un des derniers films d’Audrey Hepburn, emmené par Stanley Donen (et ce n’est pas une comédie musicale). Joanna Wallace (Hepburn) et son mari Mark (Albert Finney), sorte de vieux couple, reviennent sur leur histoire. Un film très intéressant, ne serait-ce que pour le montage. L’histoire en soi est une tentative d’explication sur les problèmes que rencontrent les couples sur le long terme. Certaines scènes sont amusantes (une préfèrence pour la petite fille pourrie-gâtée que tout le monde a envie de voir descendre de la voiture). Le film se déroule en France (comme une partie de Sabrina, Funny Face ou Charade).

 

La détective

 

Charade (1963) : 16

Charade-Audrey-Hepburn.jpg

Un nouveau film de Stanley Donen, mais cette fois-ci, c’est un thriller ! Regina Lampert, voulant divorcer, apprend que son mari a été assassiné. Un agent de la CIA la contacte et lui raconte l’histoire de son propre mari, et des 250 000 $ qu’il a volés avec 4 autres complices. Ceux-ci sont à sa poursuite, à la recherche du magot. Elle fait confiance à Peter Joshua (Cary Grant), qui s’avère être de mêche avec les voleurs. Très bonne comédie policière, avec un Cary Grant au meilleur de sa forme.

 

La Napoléonnienne

 

War and Peace (1956) : 14 (Titre français : Guerre et paix)

 

Guerre-et-paix-Audrey-Hepburn-War-and-Peace.jpgLe livre de Tolstoï, adapté par King Vidor. Hepburn joue le rôle de Natacha Rostov, jeune adolescente romantique bientôt confrontée aux réalités de la guerre avec Napoléon. Son histoire se mêle avec celle de Pierre Bezoukhov (Henry Fonda), bientôt volontaire sur le front. L’Histoire est déjà extraordinaire, avec l’armée russe reculant, pratiquant la terre brûlée, allant jusqu’à brûler Moscou. Le scénario est très romancé, peut-être un peu trop parfois, mais cela permet de garder l’esprit très russe du bouquin. Musique de Nino Rota.

 

  Pour conclure, je précise qu’Audrey Hepburn a été 8 fois nominée aux Golden Globes (une fois remporté) et 5 fois à l’Oscar de la meilleure actrice (une fois remporté). La filmographie est sélective et pour être complet il aurait fallu être en possession de Love in the Afternoon (Ariane) de Billy Wilder, The Nun’s story (Au risque de se perdre) de Fred Zinnemann ou Wait until dark (Seule dans la nuit) de Terence Young. C’est cependant un beau tour d’horizon des différentes facettes de l’actrice, décédée en 1993, après plusieurs années de sa vie consacrées à l’Unicef.

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