28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 12:14

Pour rejoindre Ban Lung nous avons eu quelques difficultés. Tout d’abord, en raison du nouvel an chinois, les Cambodgiens ont le droit à quelques jours de vacances, ce qui est rare le reste de l’année. Ils en profitent donc pour voyager un petit peu, retourner dans leur province d’origine…prendre le bus. Et c’est là notre problème, l’ensemble des tickets de bus pour Ban Lung ou le Laos a été vendu. De ce fait nous restons 3 jours supplémentaires à Siem Reap, et hormis Angkor, les activités sont réduites (activité cinéma ou couture).

 

Arrive notre bus, à 5h30, heure matinale. La climatisation fonctionne très (trop) bien, l’ensemble des Européens du bus prend froid et cherche à bloquer l’aération. Je donne l’exemple, en utilisant assez stupidement les tickets de bus. Cela fonctionne très bien. Seul souci nous changeons de bus et j’ai forcément oublié les tickets dans l’aération du premier. S’en suivent quelques négociations avant de pouvoir entrer dans le second (téléphone au chauffeur puis à Siem Reap). Heureusement, nous avons des bonnes têtes (surtout la petite blonde).

13 heures de bus, et pas le temps de manger. Ou plutôt si, la poussière rouge de la « route » qui s’infiltre par la climatisation du bus. Au milieu du trajet c’est tout juste si on peut distinguer le fond du bus. Niveau respiration les Cambodgiens ont sorti les masques. Nous, c’est respiration dans le T-Shirt, le manteau… Nous arrivons à destination et retrouvons nos sacs rouges (pourtant bien cachés dans la soute).

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A noter, tout au long de la route, de nombreux feux. La culture sur brûlis se pratique encore énormément dans le nord-est du Cambodge.

 

Pourquoi Ban Lung ? Conseillé par Arnaud et Sébastien, les deux Français rencontrés au début de notre périple, Ban Lung serait l’occasion de rencontrer le « vrai Cambodge ». La côte sud-est, P.P., ou Angkor, tout ça était franchement infesté de touristes. Ban Lung, capitale de la province du Ratanakiri, 20 000 habitants, sera tout autre.

 

Nous commençons par le lac volcanique, tant vanté par nos guides touristiques. Entouré par la jungle, le lac vaut le détour. Nous rejoignons l’endroit à vélo, l’occasion d’une jolie balade à travers la campagne cambodgienne.P1080495.JPG

Les conditions de vie sont différentes. Un homme tire de l’eau depuis un puits. Les cultures de manioc, de caoutchoutiers, ou de noix de cajou nous entourent. Une femme issue d’une minorité, un enfant sur la tête, marche pieds nus sur le goudron. Puis le goudron laisse place à la poussière rouge qui fait figure d’identité à la région. Les hommes se rassemblent, boivent de l’alcool de riz.

 

Le lendemain, un de mes fantasmes du voyage. Etre sur un éléphant. Déjà c’est la première fois de ma vie que je vois un éléphant (sans compter le cirque). En deux je peux le toucher. En trois je lui monte dessus. Etre sur un éléphant c’est avant tout peu confortable. Notre siège est en bois et nous traversons un peu de jungle. Ça secoue et les branches cognent souvent ma tête. Un éléphant c’est lent. Très lent. La bête s’arrête toutes les deux minutes pour manger. Végétarien et pesant plus d’une tonne. C’est qu’il faut en manger des feuilles pour garder cette ligne !P1180135

L’expérience fut sympa mais notre "chauffeur" était apparemment de mauvais poil. Pas de sourire, pas de discussion, ça plombe un peu l’atmosphère. Surtout il se balade avec une petite hache et je pense qu’en notre absence c’est ainsi qu’il fait avancer la bête. Dès le départ nous avons demandé à ce que l’animal soit laissé en paix, mais la vision de hache est encore dans nos mémoires. Heureusement l’éléphant nous souriait et nous regardait avec ses petits yeux bien mignons, ça changeait du propriétaire.

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Enfin Ban Lung c’est de nombreuses cascades. Nous avons choisi celle à côté de notre balade en éléphant. L’eau de rivière emmène la poussière rouge d’un bout à l’autre de la région. La baignade est fraîche et les photos font plaisir. Nous avons le droit à notre petite île de 2 mètres sur 2 et à la cascade rien que pour nous. Le Cambodge rien que pour nous.

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commentaires

Rattana 17/07/2013 11:48


Merci pour cet article.


Je ne connais pas du tout cette partie du Cambodge, votre article sur les éléphants et les cascades me donnent envie de vivre cette expérience pour un prochain voyage.

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