7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 17:43

Ce nouvel an berlinois a failli s'arrêter dès le 29 décembre. En cause, une organisation collective défaillante, avec pour résultat une voiture pour sept personnes. Pas besoin d'avoir fait Maths sup pour comprendre que ça ne fonctionnera pas. Avec l'ami Lucas, nous partons à la recherche d'une solution. Les bus sont trop chers. Les avions on n'en parle même pas. Le stop, c'est risqué, long, et il fait froid. Le vélo ? Et puis vint le covoiturage. Il faut un peu de réussite pour trouver un chauffeur qui part de Dunkerque et va directement à Berlin. Une réussite que l'on a un peu plus encore, quand on voit que ce même chauffeur fait le même voyage dans le sens du retour le 2 janvier. On hésite un peu, et puis on prend la décision. Il est 20h, on part à minuit.
 

C'est donc sur le parking de l'éléphant bleu d'Eperlecques qu'aura commencé notre périple berlinois. Notre chauffeur ne trouve pas, se retrouve devant la Pyramide (« un triangle »), et arrive enfin devant nous. Momo et trois de ses potes dans un Peugeot Partner. Je suis le chanceux qui prend la place du fond, à côté des valises. Chanceux en effet, car je pourrai m'appuyer tout au long de la route sur celles-ci pour dormir. Mon voyage se résume d'ailleurs à : Dunkerque, Eindhoven, Berlin. Entre ces trois villes, un sommeil profond.
 

Arrivé à Berlin, je suis chaud patate. On se pose dans notre auberge de jeunesse (Singer109, que je recommande vivement) et on part à l'assaut de l'est de la ville. Les filles ne sont pas encore là, et on se voit mal faire les classiques sans elles. Du coup, on déambule côté soviétique. Berlin est une ville très bizarre. Ou originale. En tout cas, elle fait preuve d'une vraie personnalité. On s'en rend très vite compte côté est : de nombreux bâtiments et usines sont abandonnés, il y a des immenses terrains vagues (alors qu'on est quand même dans le centre-ville de la capitale du pays le plus peuplé d'Europe) et les graffitis sont omniprésents.Berlin (20) 

On atteint notre destination, l'Oberbaumbrücke, un pont recommandé par ma sœur (qui fit Erasmus ici), sorte de petit London bridge. Après quelques photos, on déambule le long de la Spree, la rivière berlinoise, afin de trouver à manger. Une heure plus tard, on est toujours bredouille. On finira par craquer dans un magasin, où on achète pain et fromage pour se faire des sandwichs. Esprit tour d'Europe.Berlin (19)

Les filles arrivent en fin d'après-midi. Elles sont donc cinq, pour deux garçons (oui, nous sommes chanceux) : Olivette, Titi, Meumeu, Cam et Pompon (ce sont des noms de code). Un pote d'Erasmus de Lucas, Florian, qui habite Berlin, nous rejoint également et sera notre guide ce soir. 

Berlin by night commence. On est dans les classiques. L'Alexanderplatz, le bâtiment du Reichtag (qui accueille aujourd’hui le Bundestag), puis la porte de Brandebourg. Celle-ci est à peine visible, car cachée par de nombreux camions télé et par une estrade. Demain, ici, se déroulera un concert qui pourra rassembler jusqu'à un million de personnes. On se fait également un restaurant... asiatique. Le verre d'eau à deux euros fait plaisir à mes compagnons de route.Berlin (1)Berlin (21)

Le lendemain, 31 décembre, nous partons à l'assaut du mur ! Bon, plus besoin de l'escalader, puisqu'il est tombé le 9 novembre 1989. Le 9 novembre n'est pourtant pas le jour de la fête nationale, puisque Hitler a fait sa journée de Cristal le même jour. En parlant de nazi, un type dans le métro, un peu bizarre, fait le salut nazi à notre groupe. Étrange sensation.

Revenons à notre mur. C'est pour moi l'attraction phare de la ville. Le mur est encore visible à de nombreux endroits. Nous sommes allés à East Side Gallery. C'est le plus long morceau conservé (1,3 kilomètre). Et c'est aussi le plus joli, car le mur sert de support pour des œuvres d'art de rue. En image, ça donne ça :Berlin (2)Berlin (15)Berlin (5)Berlin (7)Berlin (3)

[Plus de photos ici]
On continue ensuite vers le centre. Checkpoint Charlie, l'un des postes frontières de la ville, qui permettait de passer à l'est ou à l'ouest. Il y en avait 3 jusque 1989, Checkpoint A, B et C. Charlie est donc le Checkpoint C. Aujourd'hui, c'est clairement un repère à touristes, également surnommés pigeons, puisque vous pouvez vous faire tamponner votre passeport en ce lieu mythique, pour une somme très rondelette (20 tampons, 50 euros!!!). Berlin (22)

Puis c'est le mémorial aux Juifs assassinés d'Europe, inauguré en 2005, véritable champ de cubes de béton. Lieu étrange.Berlin (17)Berlin (24) Nous repassons ensuite par la porte de Brandebourg et le bâtiment du Reichtag pour quelques photos de jour avant de terminer notre journée visite par le château de Charlottenburg, au nord-ouest de la ville.Berlin (25)

Demain, je vous emmène dans Bagdad assiégé.

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commentaires

L

Au Quebec, premiere chose que l'on te sert quand tu t'installes a table, un verre d'eau. Et gratuit ;-)
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