1 novembre 2013 5 01 /11 /novembre /2013 05:30

Ca y est ! J’ai enfin trouvé mon vieux réalisateur américain préféré. J’ai longtemps cru que ce serait Frank Capra, surtout quand je me suis aperçu que Chaplin était Britannique. Et puis Billy Wilder est arrivé. Dans sa hotte, des drames magnifiquement interprétés, des films historiques intéressants et surtout, surtout, des comédies. Reconnu par ses pairs, nominé 8 fois au titre de meilleur réalisateur, il remporta 2 fois l’Oscar du meilleur film. Pas mal pour cet Autrichien, exilé aux Etats-Unis en raison de l’arrivée d’Hitler en Allemagne ! Je lui en aurais donné un nombre similaire, mais pas pour les mêmes films ! Petit tour d’horizon.

 
Le policier

Witness for a Prosecution (1957) : 14,5/20. Titre français : Témoin à charge. Avec Tyrone Power, Marlene Dietrich et Charles Laughton.

Billy Wilder dans un genre que je ne lui connaissais pas, le film policier. Et pas n'importe quel film, puisque c'est tiré d'une pièce d'Agatha Christie.
Sir Wilfrid, un avocat à la santé défaillante, décide de s'occuper du cas de Leonard Vole, accusé du meutre d'une vieille veuve. Cela semble une cause perdue. Mais Christine Vole fait changer d'avis l'avocat par son attitude. Il va se lancer dans le procès. 
Le film se passe principalement dans le palais de justice. De retournement de situation en retournement de situation, on se surprend à être surpris. Et c'est toujours un petit plaisir.
 

Les drames

 

The Lost Week-End (1945) : 15/20. Titre français : Le poison. Avec Ray Milland et Jane Wyman.

 

The lost weekend le poison ray milland billy wilderLe drame de la vie d’un écrivain. Celui auquel tout le monde croit, mais qui n’y arrive pas. Obsédé par la feuille blanche, il tente de se réconforter auprès de la bouteille. Noyé dans ses peurs, il est laissé seul le temps d’un week-end. Va-t-il nager pour survivre ou se laisser couler ? Belle interprétation de Ray Milland, Oscar du meilleur acteur.

7 nominations aux Oscars, 4 récompenses dont l’Oscar du meilleur film en 1946 ainsi que le Grand Prix à Cannes.

 

Double Indemnity (1944) : 15/20. Titre français : Assurance sur la mort. Avec Fred MacMurray et Barbara Stanwyck.

 

Un thriller rempli d’amour et de haine. Un assureur est victime d’un coup de foudre. Seul problème, la femme est déjà mariée et la seule solution semble être d’éliminer le mari gênant. Et au passage rafler la mise à l’aide d’une assurance. Bon film bien emmené par MacMurray. Tiré d’une histoire vraie. 7 fois nominé aux Oscars.


Sunset Boulevard (1950) : 16/20. Titre français : Boulevard du crépuscule. Avec Gloria Swanson et William Holden.


Magnifique attaque contre Hollywood et une ode aux vedettes du cinéma muet. Humour noir et drame se mélangent. William Holden joue un scénariste malchanceux, qui se retrouve chez Norma Desmond (Gloria Swanson), qui joue un peu son propre rôle. Star du cinéma muet, délaissée, elle enferme littéralement William Holden, tout d’abord bien heureux d’avoir un endroit où dormir. 3 Oscars, dont celui du meilleur scénario. 11 fois nominé. Swanson méritait l’Oscar de la meilleure actrice.Norma Desmond Sunset Boulevard du crépuscule Billy Wilder

 

Ace in the Hole (1951) : 17,5/20. Titre français : Le gouffre aux chimères. Avec Kirk Douglas.

 

 Depuis Path of Glory (Stanley Kubrick), j’ai un grand respect pour le jeu d’acteur de Kirk Douglas. Eh bien cela s’est renforcé. Dans Ace in the Hole, le grand Kirk est un journaliste sur le déclin, rejeté par les plus grands journaux pour ses problèmes de boisson. Il atterrit dans un bled paumé où il n’a qu’un souhait : s’en échapper le plus vite possible.

ace in a hole le gouffre aux chimères kirk douglas billy wL’Histoire qu’il attend arrive enfin : un homme se retrouve pris au piège d’une montagne (évènement tiré de deux histoires vraies). Premier sur les lieux, Douglas réagit vite, de manière journalistique : il a compris que cette histoire peut être le scoop de sa vie. Et peu importe la déontologie…

 

Grand film, magnifiquement interprété. Qui pose la question des méthodes des journalistes, parfois qualifiés de charognards sur des sujets délicats.

 

Les Historiques

 

Five Graves to Cairo (1943) : 15/20. Titre français : Les cinq secrets du désert. Avec Franchot Tone et Anne Baxter.

 

L’histoire de Rommel. Une sorte de comédie historique, parfois dramatique, surtout la fin. Les troupes allemandes avancent à vitesse grand V et font reculer les Britanniques chaque jour. Ils ne prennent même pas le temps d’attendre des renforts ou le ravitaillement. Il semble même qu’ils trouvent ce ravitaillement quelque part en plein milieu du désert. Un soldat britannique, blessé, se retrouve considéré par Rommel comme un espion au service de l’Allemagne. Il va essayer d’en savoir plus, même si sa vie est en jeu. 3 nominations aux Oscars.

 

Stalag 17 (1953) : 14/20. Avec William Holden et Robert Strauss.

 

On ne fait pas assez de films sur les camps de prisonniers. Surtout dans ce genre-là. Un espion se cache dans le bungalow de soldats américains et met à mal toutes leurs tentatives d’évasion. Qui est-il ? Est-ce celui qui fait du commerce avec l’ennemi ? Ou est-ce trop évident ? Film intéressant pour le côté historique. Oscar du meilleur acteur pour Holden.

 

La romance

 

Sabrina (1954) : 13/20. Avec Audrey Hepburn, Humphrey Bogart et William Holden.

 

Sabrina (Hepburn), fille de domestique, est éperdument amoureuse de David Larrabee (William Holden) qui ne la remarque même pas. Pour l’en détacher, son père décide de l’envoyer à Paris dans une école de cuisine. A son retour, elle est transformée. Les fils Larrabee n’ont d’yeux que pour elle. Une romance un peu gentillette, manquant de profondeur en tout cas. Audrey Hepburn est nommée pour l’Oscar de la meilleure actrice.

 

Les comédies

 

Some Like it hot (1959) : 17/20. Titre français : Certains l’aiment chaud. Avec Marylin Monroe, Tony Curtis et Jack Lemmon.

 

Sans aucun doute le film le plus connu du réalisateur, la présence de Marylin Monroe et de son pou pou pi dou l’explique sans doute. Deux musiciens assistent à un règlement de compte dans le Chicago de 1929. Obligés de quitter la ville, ils trouvent un boulot dans une revue où ils sont déguisés en femmes. Ils rencontrent Sugar Kane (Monroe) et vont vivre une tonne d’aventures ensemble. « Well, nobody’s perfect. » est la réplique du film. 6 nominations aux Oscars.some like it hot certains l'aiment chaud well nobody's perf

 

The Apartment (1960) : 16/20. Titre français : La garçonnière. Avec Jack Lemmon, Shirley MacLaine et Fred MacMurray

jack Lemmon The apartment la garconnière billy wilder 

Bien que positionné en bas de la chaîne, C.C. Baxter (Lemmon) est connu de tous dans son entreprise. La raison ? Trop gentil pour refuser au départ, il est maintenant contraint de laisser son appartement à ses supérieurs afin qu’ils y reçoivent leur maîtresse. Sa vie personnelle s’en retrouve affectée, puis sa vie professionnelle. Surtout quand il tombe fou amoureux de la maîtresse du grand chef.

Très bonne comédie, récompensée à juste titre par 10 nominations et 5 titres, dont l’Oscar du meilleur film en 1961.

 

 

 

The fortune cookie (1966) : 14,5/20. Titre français : La grande combine. Avec Jack Lemmon et Walter Matthau.

 

Encore une arnaque à l’assurance. Toujours avec Jack Lemmon, acteur fétiche de Wilder. Renversé par la star du football américain, il se retrouve à l’hôpital. Son beau-frère, avocat sans scrupule spécialiste des assurances, veut faire cracher ces dernières. Et peu importe si la vie de son beau-frère s’en retrouve affectée. Bonne comédie, un tout petit peu moins rythmée que les deux précédentes. 4 nominations aux Oscars, une récompense (Matthau, meilleur acteur dans un second rôle).


One, two, three (1961) : 18/20. Titre français : Un, deux, trois. Avec James Cagney.

 

Juste magnifique. Une comédie historique très rythmée, portée par un James Cagney extraordinaire. Berlin au sortir de la seconde guerre mondiale. La ville est divisée, bientôt murée. Mais cela n’empêche pas les contacts entre l’Est et l’Ouest. Mac Namara reçoit la fille de son chef. Il doit l’occuper, mais celle-ci a d’autres préoccupations en tête. Elle souhaite se marier avec… un communiste. L’une des meilleures comédies que j’ai vues, peu appréciée à l’époque en raison du contexte (construction du mur de Berlin peu avant la sortie du film).One two three un deux trois the end billy wilder pepsi cola

 

Mon classement des réalisateurs-acteurs (totalement subjectif)

 

1. Emir Kusturica : 17,08/20 (7 films)

2. Jacques Audiard : 15,83/20 (6 films)

3. Frank Capra : 15,50 (7 films)

4. Billy Wilder : 15,46 (12 films)

5. Charlie Chaplin : 15,29 (7 films)

6. Clint Eastwood : 15,25 (10 films)

7. Quentin Tarantino : 15,19 (8 films)

8. Les frères Coen : 14,96 (14 films)

9. Stanley Kubrick : 14,82 (11 films)

10. Sergio Leone : 14,58 (6 films)

11. Sofia Coppola : 14,5 (4 films)

12. Alfred Hitchcock : 14,21 (12 films)

13. Woody Allen : 14 (14 films)

14. Howard Hawks : 14,29 (7 films)

15. George Cukor : 13,95 (10 films)

16. Steven Spielberg : 13,79 (12 films)

17. Tim Burton : 13,25 (12 films)

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Published by milevjeryleron - dans Cinema
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