2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 09:31

Les voyages sont une drogue dure, et je suis accro. Difficile de m’en détacher, je replonge constamment. Surtout quand j’ai du temps libre. Et comme ma rentrée arrive à grands pas, j’ai décidé de m’offrir un dernier petit périple, « pour la route ».

L’Europe centrale je l’ai traversée, à vitesse grand V. Le temps d’un tour d’Europe qui m’a laissé un goût d’inachevé dans la bouche. Nous avions tout vu, et finalement si peu. Les rencontres et les conversations m’avaient manqué. Remettre un pied à Budapest, c’est stimuler mes souvenirs et développer mes connaissances hongroises, alors que le pays traverse des turbulences politiques constantes depuis plusieurs années.Budapest (7)

42€ c’est le prix du billet d’avion depuis Charleroi jusque Budapest. 1357 km plus loin, en compagnie de Sophie et d’Olivia (qui est contente de lire son nom dans ce blog !), nous débarquons dans le pays du Rubik’s cube et du paprika. L’auberge de jeunesse est parfaitement localisée, à côté de la station de métro Astoria. La chaleur est, déjà, étouffante. Nous descendons très vite en ville pour rejoindre le free tour du côté de la cathédrale St Istvan (basilique Saint-Etienne en français), à 14h30. Pour ceux qui ne sont pas attentifs, c’est un tour gratuit de la ville avec un guide, qui se rattrape sur les pourboires.Budapest (2)

Nous visitons d’abord Pest, le côté oriental de la ville, architecturalement transformé par le règne des Habsbourg. L’histoire de la Hongrie est en effet difficile à dissocier de l’Autriche, du fait de la création de l’empire austro-hongrois en 1867. 

Trianon Hongrie panneaux mécontentement

L’Autriche-Hongrie comprenait en plus des deux premiers pays cités la République Tchèque, la Slovaquie, un peu de Pologne, la Slovénie, la Croatie, la Bosnie, la Serbie et une partie de la Roumanie. Prague, Budapest, Sarajevo, Vienne et Split dans le même empire, ça a laissé des traces. Notamment dans les mentalités. Les Hongrois ont encore en mémoire le temps de leur grande Hongrie, et des politiques d’extrême-droite (HVIM) n’hésitent pas à encore jouer du nationalisme hongrois à l’encontre du traité du Trianon, datant de… 1920. La Hongrie, puissance vaincue de la première guerre mondiale, se voit alors amputée des 2/3 de son territoire. Récemment une requête a été adressée au tribunal de la Haye pour purement annuler le traité ! Et en 2010 ils ont même organisé une manifestation à Versailles ! (en noir sur la photo, l’actuelle Hongrie, et les territoires perdus autour).

Nous avons ensuite quitté Pest pour rejoindre Buda. Oui, c’était deux villes auparavant (jusque 1873), reliées pour la première fois par le pont Széchenyi-Lánchid, ou pont des chaînes (on gagne en prononciation), inauguré en 1849. Détruit par les Allemands il fut reconstruit par les Soviétiques, comme l’ensemble de la ville. Et notamment le château. Les Soviétiques considéraient que ce château était la marque de l’ancien pouvoir, et choisirent alors de le reconstruire à la mode soviétique. Ils ont d’abord détruit plusieurs sculptures à l’extérieur, et quasiment l’ensemble de l’intérieur. Et ils ont reconstruit assez simplement. Depuis plusieurs années, le gouvernement planifie de reconstruire à l’identique l’ancienne résidence de Marie-Thérèse, mais les fonds semblent manquer.Budapest (23)

Après plus de 3h30 de marche nous donnons quelques florins (1€ = 277 florins selon le taux de change actuel) bien mérités à notre guide.

Bains turc de Budapest vus du ciel

Le lendemain, direction les thermes Széchenyi, plus communément appelés bain turcs ! Oui, Budapest était ottomane à partir du règne de Soliman le Magnifique, en 1526, et ce jusque 1686. Entre sauna et hammam, eau à 18°C ou à 40°C, nous n’avons pas chômé ! ^^
Le soir, du goulash ! Le plat traditionnel hongrois, une soupe de bœuf baigné dans du paprika, dans une ambiance cossue (joueur de piano). Nous avons ensuite déambulé dans les quartiers de Pest, les plus vivants, avant de boire un verre pas très loin du quartier juif. En soirée, une balade sur les berges du Danube pour voir Budapest la nuit. Et que dire, si ce n’est qu’une ville est toujours plus jolie la nuit (plus de photos ici)Budapest (20) Déception lorsque nous arrivons à deux pas du parlement, toutes les lumières s’éteignent ! Il est minuit et c’en est fini de l’éclairage ! Dommache !

Heureusement, notre dernier jour de voyage nous permet de voir celui que je considère comme le plus beau parlement d’Europe, mélange de gothique et baroque, ayant eu comme modèle Westminster. Et l’élève a dépassé le maître.Budapest (21)Demain, je continue ma balade sur le cours du Danube et je vous emmène à Bratislava !

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