1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 22:01

Aïe mon coeur. Comme un couteau planté en plein coeur. Donner son coeur à quelqu'un. Il pleure dans mon coeur.

Le coeur est un organe essentiel, pour les métaphores.

 

Parlons cicatrices. Mon corps en portent plusieurs. Physique. Comme beaucoup. Parlons du mental. Tous nous en avons, peu ou pas profonde, c'est selon. Certaines saignent encore. D'autres se forment en ce moment, mettront quelques mois à se résorber.

 

Récemment, j'ai eu une nouvelle cicatrice. C'était un genre que je ne connaissais pas, la cicatrice de la rupture amoureuse. Elle s'est formée après une nuit agitée, au réveil, un matin de décembre, le temps d'allonger un bras sur un lit vide, froid et comprendre qu'Elle n'était pas rentrée. Très vite j'ai vu la cicatrice apparaitre et je ne pouvais rien faire à son encontre. C'était trop tard, le mal était fait, il allait falloir patienter pour voir la plaie se refermer. Je patiente.

 

La vie a été bonne avec moi. J'ai finalement peu de cicatrice. Je pense à ceux qui vivent après une guerre, un génocide, un viol, ou tout autre horreur que la nature humaine impose. A côté d'eux je ne suis qu'un chanceux français issu de la classe moyenne qui n'a jamais trop eu à se battre pour manger à sa faim.

Alors certes, j'ai une autre cicatrice, plus profonde cette fois. Mais je ne m'en plains pas. Je n'en parle pas d'ailleurs, jamais. Ah, si, une fois, avec celle que je croyais ressentir sous mon bras en cette matinée d'hiver.

 

Là n'est pas mon problème. Je le connais. Je le sais. C'est un titre. A incruster dans mon esprit.

 

 

 

Entre les lignes.

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