9 décembre 2008 2 09 /12 /décembre /2008 11:09

Un blog permet d'écrire ce que l'on pense, ou ce que l'on veut dire. Et pourtant je me censure constamment. Constamment je réfléchis aux conséquences de mes écrits. A ceux qui vont le lire, qui vont le commenter, qui vont parfois m'en parler. Alors j'efface, je réécris. Logiquement ce blog devrait avoir un nombre d'articles multiplié par 2. Oui mais voilà, il y a toujours cette gène, pour parler des sujets tabous, pour vous, et surtout pour moi. Il y a aussi les fois où je me dis que je ne peux pas écrire cela, que c'est de la merde. Ou que je ne peux pas vous imposer sans cesse mes récits de soirées Erasmus. Alors j'essai de garder le meilleur.

Néanmoins le meilleur ça n'est pas moi. Il n'y a pas que du bon ici. Il n'y a pas que des soirées, des amours, des amis. Parfois c'est la merde comme aujourd'hui, où j'ai passé le plus clair de mon temps à lire en anglais des bouquins sur le Zimbabwe. Ou le sèche-linge m'a rendu les vêtements mouillés. Depuis c'est un dépotoir dans ma chambre... Cette auto-censure m'interdit de m'insulter quand je vois le temps que je perds à dormir. Alors certes c'est bon les grasses matinées, mais ça peut être beaucoup de temps perdu...

Et puis cette censure concerne surtout mes pensées. Mes actes se retrouvent très souvent dans les photos, que ce soit ici ou sur facebook. Se retrouvent dans mes notes, qui évalue mon travail (même si le mot peut déranger certains !). Mais mes pensées...

La pensée, elle, s'évapore, le plus souvent. Je pense quelque chose, mais je ne l'écris pas. Alors certes je pense, et je suis. Mais je ne suis pas toujours ce que je pense. Parfois il m'arrive de penser des choses horribles, ou totalement incongrues. D'imaginer ou de rêver des choses sexuellement impossible (^^). De repenser le passé, de prévoir le futur, d'analyser le présent. Mes pensées vont aussi sur mes actes et mes actes sont souvent le résultat d'une pensée. Mais le drame c'est que ce sont souvent les actes les moins pensés que l'on retrouve ici, car les plus fous. Comme quoi cette pensée me dérange et me censure parfois.

Censure, ma censure. Parfois inconsciente, souvent voulue. Parce que je n'y arrive pas, toujours pas. C'est pas faute d'essayer, en moyenne une fois par semaine. C'est pas faute d'y penser, en moyenne une fois par jour. C'est pas faute d'en rêver, en moyenne deux fois par semaine. Mais voilà, la censure c'est finalement quelque chose dont on prend conscience. Si on n'a pas conscience de la censure, elle disparaît, elle n'existe pas, elle n'est même pas née. Mais je me rends bien compte que je vous cache des choses. Que je me censure... Mais c'est pour le bien de la communauté, pour votre bien. Pour moi, aussi.
La censure ce n'est pas arrêté, se censurer aujourd'hui n'interdit pas d'en parler demain. C'est l'avantage de l'auto-censure, je peux l'arrêter quand j'en aurai décidé.

Néanmoins, je continue aujourd'hui de me censurer, et de vous cacher certaines phrases importantes...je vous aime
Partager cet article
Repost0

commentaires

Plus De Blogs