8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 08:44
Demain est un autre jour, et c’est l’esprit clair et l’allant retrouvé que je me réveille en ce mercredi 8 juillet, après une première nuit dans la tente. La Suisse nous attend, au cœur de ses montagnes, de ses Alpes magnifiques que je rêve d’entrevoir. Nous quittons notre emplacement germanique par un mauvais temps, et prenons la route vers Martigny, dans le Sud ouest de la Suisse, où réside Renaud, l’ami Erasmus de Jérémy. 
Nous empruntons les autoroutes helvètes sans payer la vignette pour s’y rendre, franchissant le Rhin déjà pour la deuxième fois, et nous voilà rapidement au beau milieu des monts de Martigny, sous un soleil de midi. C’est un Renaud souriant qui nous accueille dans son agréable demeure. Le repas offert, dont la consistance m’échappe nous fait beaucoup de bien, puisque nous n’avons guère mangé qu’un sandwich depuis hier matin : c’est le début de la faim. A la saveur du petit vin de Martigny, pays de vignes (1ère photo), que Renaud nous offre, on sent de suite que l’ami est gastronome et que notre estomac sortira gâté de cette intermède suisse.
En attendant, l’ami nous emmène dans un patelin situé à 20km de chez lui du nom de Verbier. On y fait une promenade de quelques heures, zigzaguant au milieu des golfs de la cité visiblement huppée (2e photo). Cette après midi là nous venons en aide à un suisse en 4x4 qui fut obligé de remonter une côte en marche arrière avec une remorque, des travaux lui ayant bloqué la route. Lui et sa femme nous remercient et en profitent  pour faire un brin de causette avec le local de la bande, Renaud, d’où la découverte de quelques phrases typiques : « T’as où les vignes ? T’es l’fils à qui ? », qui deviendront cultes pour les 3 français amusés par la scène.
  Par la suite, on revient à Martigny, que l’on visite tout en prenant soin de remplir notre sac d’abricots qui abondent littéralement dans la ville. Pendant ce temps, Jérémy et Renaud étaient partis visiter la fondation d’art contemporain. Nous étions en effet obligés d’y aller par deux pour bénéficier des deux seules places gratuites de l’ami suisse. A notre tour, on découvre des trucs et des choses qui ne me parlent pas vraiment, alors que Romain apprécie davantage (3e et 4e photos). Tous les goûts sont dans la nature !
Le soir, on rentre tranquillement chez notre hôte où l’on nous offre l’apéro alors que diverses spécialités fromagères défilent devant nos yeux avides de nourriture. Pour la soirée, Renaud nous emmène au Montreux Jazz Festival, visiblement assez connu selon notre hôte mais un peu moins pour les frenchies ! Chauvinisme suisse ? On se balade le long du lac Léman, le temps d’apercevoir la statue d’un certain Freddie Mercury, qui s’inspira du lac pour composer (quelle chanson ?). On déambule ensuite au milieu d’une foule venue en masse pour ce festival,  écoutons quelques groupes, gagnons une conso gratuite grâce à Renaud et Romain qui se font passer pour de faux SAM. Puis vient le moment du concert gratuit, à l’intérieur d’une salle. On s’y dirige avec la bande quand le videur me stoppe. Le coup classique, il me demande une carte d’identité que je n’aie pas et me refuse l’entrée pour faciès trop juvénile ! (les moins de 18 ans ne pouvaient pas rentrer). Je retente ma chance avec un nouveau videur qui ne se montrera pas plus coopérant. Je commençais à façonner une stratégie quelque peu loufoque pour rentrer avec Romain qui attendait avec moi, quand je vis une fille videuse relayer ses collègues. Je fonce et l’essai s’avère payant, alors que Romain rentre avec son couteau dans la poche. Dieu bénisse les videuses !
Une fois à l’intérieur, c’est une grosse claque qui nous attend. Un groupe au nom peu emballant de « The Noisettes » fait son entrée, et fait un carton avec une chanteuse dont le charme me chamboulera encore en Bulgarie ! Jérémy semble lui aussi aux anges devant la présence scénique et le show de cette diva (oui!). Nous ressortons conquis. Prestation énorme d’un groupe en fait bien plus connu que nous le pensions, le Montreux Jazz Festival serait il un grand festival ^^ ?
Au retour, la fatigue se fait sentir et on s’endort assez vite dans les lits que Renaud nous met à disposition. Une nuit qui sera courte puisque la journée rando de demain commence assez tôt ! Difficile de se sentir véritablement dans le tour d’Europe en cette deuxième journée, puisque l’aventure n’est pas encore au rendez vous. Mais l’étape suisse commence bien, Renaud met notamment d’entrée la barre très haut en matière d’accueil et d’hospitalité !

Lucas


europa tour (4)

« J'irai dormir chez vous » Nous allons à la rencontre de notre premier hôte, qui nous offrira le gîte et le couvert. Un véritable plaisir ... La Suisse nous donne le calme et le repos, on en profite en pensant au reste du voyage. Les discussions avec notre ami helvète sur des sujets très diverses sont très intéressantes. Verbier nous montre la richesse et le luxe suisse, on s'attend à croiser Johny sur le terrain de golf. La cueillette d'abricots, en voilà un épisode révélateur : même si nous mangeons très bien, nous savons que cela ne va pas nous durer et nous faisons du stock pour la suite de notre aventure. Cette première journée suisse est un peu trop facile, nous retrouvons déjà maison, lit, douche, internet et vrai repas alors que nous sommes tout juste partis ... mais il faut en profiter car cela ne va pas nous durer ! J'ai un peu plus de mal à être totalement conquis par le festival, la musique et les Noisettes sont très bien, mais Lenny Kravitz, Franz Ferdinand et autres Moby du Main Square résonnent encore dans mes oreilles. La vue sur le lac est en revanche fantastique, elle aurait inspiré selon notre guide la chanson « Smoke on the water » de Deep Purple. Voilà notre premier étape du voyage réalisée mais nous sommes tournés vers la suite de l'aventure.

Romain


Après quelques heures de route, nous nous retrouvâmes devant la demeure de Renaud, porte close. Un laps de temps suffisant pour me remémorer la première rencontre, les heures de football et les pintes Erasmussiennes que j'ai partagé avec celui qui allait maintenant nous accueillir. Et de quelle façon ! Une magnifique maison avec vue sur les Alpes suisses. Des premières pâtes, savourées en scrutant le paysage et en rêvant déjà à la randonnée du lendemain. La Suisse me donne des envies de marcher, courir, grimper, sauter et tant d'autres verbes synonymes de découvrir cette contrée. Ni Marx, Ni Jésus attire mon attention dans la très fournie bibliothèque familiale. La première mini-rando aux alentours de Verbier, le lieu des futurs exploits de Contador, nous fournit une très belle caricature suisse. Joueur de golf, possédant de riches appartements (les Beckham) et avec un 4x4 un peu en galère. L'accent de Martigny est assez prononcé, les blagues des autres Suisses Erasmus sur l'origine profonde de Renaud s'expliquent en parti. Concernant la fondation Pierre Gianadda, je suis sous le charme du magnifique baiser de Klimt, qui ferait chavirer les amoureux du monde entier. Un baiser plein de passion et de tendresse, un mélange de fougue et de tristesse. Je pense à Elle.
Après un très bon repas direction le festival jazz de Montreux, qui se déroulait du 3 au 18 juillet 2009. Le statut de Freddy Mercury trône sur le Léman, ça donne le ton. Aujourd'hui, ce fut Noisettes, qu'on avait manqué de peu à Canterbury. Juste extraordinaire. Un grand show de la chanteuse qui n'hésite pas à se jeter dans le public ou à apparaître au balcon dans une tenue à faire saliver mes camarades ^^. On ne pouvait pas faire mieux... en attendant demain !

J.R.

Note personnelle : 15/20
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