27 juillet 2013 6 27 /07 /juillet /2013 19:30

Le temps s'est arrêté. Il n'y a plus de passé, plus de futur. Je suis là, ici, présent. En plein dedans. En pleine interaction. Ce film m'a transcendé. Il a déjà 20 ans. Et il m'était méconnu. Jamais entendu parler. Jamais vu dans la programmation télé. 

Alors la claque n'en fut que plus brutale. Jean, tel un zombie, le traverse. On comprend lentement ces atermoiements. Et puis forcément. La relation qui s'en suit est violente, telle une maladie. Un amour interdit, qui n'interdit pas l'amour. Le choc des images et plus encore, le choc des paroles. Les actes aussi. Une souffrance. Pendant deux heures de film, pendant deux heures de vie. Le pourquoi moi. Les nuits fauves.

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Parfois j'ai l'impression de choisir la mauvaise voie. Celle du malheur. Et de l'emprunter en toute connaissance de cause. De persévérer au fur et à mesure des kilomètres, au fur et à mesure des heures. D'y plonger avec un certain plaisir, une certaine envie. D'en tester les limites. Combien de fois ai-je voulu être plus malheureux que je ne l'étais réellement. Combien de fois j'ai imaginé une situation des plus horribles pour penser mon malheur dans cet état de fait. La chute est lente, mais profonde. J'observe les différents étages, croise la tristesse et les idées noires. Je descends plus bas, parfois. Je regarde autour de moi. Je regarde vers le haut, j'y vois la lumière. Et je m'assois, pour contempler tout ça. Qu'il est beau mon malheur.


Le frôlement d'une main contre la mienne. Lentement, doucement, qui continue vers le long de l'avant-bras. Des frissons s'emparent de mon corps. L'intérieur du coude. Le divin. J'ouvre un peu les yeux, contemplant la beauté d'un visage. Les lèvres à peine refermées. Nos yeux se croisent. Les sourires s'installent. Des mots s'échangent. Légers. Je caresse sa joue droite. Divine. Je sens ses frissons. Je ressens l'amour. Qu'il est beau, mon bonheur.


Il est à portée de main. Il est la somme de nos décisions, de nos actes. Il est un choix. Mais il faut goûter des deux pour s'en satisfaire pleinement. Et il faut y retourner parfois, tester le goût amer, et le recracher, avec le sourire. Rien n'a le goût du bonheur. Rien n'a le goût de l'amour. Putain de belle vie.

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Published by Phileas Frog - dans Autre
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