15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 13:07

De la difficulté de la relation à distance

 

Ce titre est aguicheur et vous me voyez donc venir avec les pleurnichements d’une âme en détresse éloignée de sa moitié. Cependant cette vision des choses est fort connue et vous trouverez dans nombres d’ouvrages des explications et des analyses à la question que vous vous êtes peut-être posé un jour (si non, cela viendra !) : comment survivre à une relation à distance ?

 

Non, aujourd’hui, je vais évoquer quelque chose que l’on ne trouve pas forcément dans les revues psychologiques : comment faire pour tenir une relation si spéciale que la distance met à mal, je veux parler de l’amitié.

L’amitié souffre tout autant de la distance que l’amour. Je dirai même plus de par mon expérience personnelle. Car l’amour prend souvent le dessus dans l’ordre des priorités. C’est d’abord je m’occupe de la femme de ma vie, puis ensuite des potes. Alors quand le temps vient à manquer, la deuxième partie est négligée.

 

Déjà en soi, l’amour fait beaucoup de mal à l’amitié. On a tous connus un pote que l’on voyait toujours avec nous et qui, avec une fille, s’est volatilisé. Des visites de moins en moins régulières pour enfin disparaître. Et quand je parle d’un pote, je parle également de moi. Difficile de jouer sur deux tableaux…

 

Quand une première fois la distance s’en mêle, l’amitié souffre mais garde le cap. On aime beaucoup donner des nouvelles, raconter son expérience à ses meilleurs potes, évoquer les filles, les soirées… Cependant, quand une fille arrive à ce moment precis de la partie, elle peut troubler le jeu. En effet, quand tu évoquais tes soirées à tes potes, tu les évoques maintenant à ta moitié. Quand tu évoquais tes doutes, tes peines et tes joies à tes meilleurs potes, tu les partages maintenant avec Elle. Et c’est très difficile de faire les deux…

 

Je le dis, car c’est une petite expérience personnelle. On n’aime assez peu répéter les choses à deux reprises. Alors tes doutes et tes peines tu ne les répètes plus. Tu les donnes à celle qui est toujours à tes côtés. Tes potes aussi sont toujours à tes côtés, mais plus loin…

 

C’est bel et bien la difficulté : l’amitié c’est souvent être proche. Quand tu es petit, tu es potes avec tes voisins, tes cousins, ceux de ton village, puis petit à petit c’est ceux de ta classe de collège, de lycée, de fac. Il est rare que tu ailles chercher très loin tes bons potes, tu prends ceux qui vivent avec toi les moments de joies et de peines. Alors quand on ne vit plus ces moments ensemble, c’est difficile de garder la même amitié. Tu le ressens dans les conversations avec tes « potes » que tu ne connais plus si bien. « Ah, tu as fait cela ? » « Ah, je ne savais pas ». Le pire, c’est quand tes potes parlent de personnes que tu ne connais pas et que tu aurais sans doute connu si tu étais resté. Alors tu regrettes. Mais pas longtemps.

 

L’amour, c’est comme les voyages en train disait un poète. Il expliquait dans la même chanson que « tes potes sont restés à l’autre gare ». Tu peux toujours faire le chemin inverse pour les retrouver, mais dans la vie il faut savoir avancer. Les potes, les vrais, tu les retrouves toujours au croisement d’un voyage en train. Les autres, c’est du charbon qui aura fait avancer la machine. Ils sont maintenant partis en fumée.

 

Je me bat donc depuis plusieurs mois pour garder ces potes. Des messages envoyés comme des bouteilles à la mer en espérant qu’elles arrivent à destination et que les copains comprendront pourquoi tu as fait ce choix, pourquoi tu les négliges quelquefois et pourquoi tu es toujours aussi heureux de les retrouver. Des potes qui vivent souvent la même situation que toi, que moi, que vous. Toi qui lis ce blog, tu comprends surement de quoi je parle.

 

Alors mes amis, réjouissez-vous ! J’aime, je suis, je profite. Mais si un jour vous avez un problème, je reste là ! Loin des yeux mais je l’affirme, proche du cœur.

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