30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 07:13

Visage d'ange, mais vrai démon. Hello, Dexter Morgan. La septième série de l'année. Pas mal pour quelqu'un qui s'en était fixé cinq en janvier.

Tiré d'un livre, la série présente un scénario qui peut paraître étrange : on suit un sérial killer. Enfin, un sérial killer de sérial killers. Il s'appelle Dexter, il travaille comme expert médico-légal en analyse de projection de sang au sein de la police de Miami.

 

Il y a huit saisons, avec 96 épisodes de 52 minutes. Un peu plus de 83 heures. Rien que ça !

 

Les saisons ne sont pas toutes du même niveau. J'ai une grande préférence pour la première, la deuxième et la quatrième saison (alors que la troisième, notamment, m'a laissé sur ma faim). 

Dexter, c'est un grand débat. Peut-on tuer quelqu'un car c'est un sérial killer. Au-delà du show, extrêmement divertissant (il faut le reconnaître), il y a toujours cette question en fil rouge. Surtout quand Dexter Morgan ne suit pas le code. Ou alors lorsqu'il le suit mais que cela va à l'encontre d'une enquête de police. J'ai eu quelques débats enflammés avec la demoiselle (sans elle, je ne regarde pas de série) sur cette question. Nous sommes tous deux opposés au principe de la peine de mort. Or, cette série se déroule en Floride, état où la peine de mort est en vigueur. Ainsi, lorsque Dexter tue un sérial killer, on peut toutefois penser que celui-ci aurait de toute façon fini sur une chaise électrique. Dexter permet ainsi de ménager les finances publiques de l'état américain. Et surtout il évite que cette personne recommence.

Deux problèmes. La peine de mort en Floride. Si il y a 395 détenus actuellement condamnés à la peine de mort, celle-ci est assez peu appliquée : 7 personnes ont été tuées entre 2007 et 2011. Or, Dexter assassine plus de personnes en une seule saison. A chaque épisode, en moyenne, quelqu'un finit sur la table de Dexter Morgan.

Second problème : la possibilité de rédemption. Car si je suis quelqu'un opposé à la peine de mort, c'est que je crois aux possibilités de changement. Je crois qu'un être mauvais peut devenir bon avec le temps (et avec beaucoup de suivis et de travail). Or, Dexter n'y croit pas. Et lorsque la religion le pousse à y croire en partie, le scénario fait que cette croyance est exterminée par les mauvaises actions de l'homme. Seul l'amour, à la fin, lui permet d'épargner une victime.

Alors lorsque je regardais Dexter, j'espérais qu'il se fasse prendre. C'était là ma grande différence avec la demoiselle, qui lui demandait de se dépêcher et de tuer très vite cette mauvaise personne. 

La huitième saison était de trop pour moi. J'en avais un peu marre de voir Dexter survivre à tout, et contre tout, sans être jamais véritablement inquiété. Ca m'énervait même. Alors je suis content que la série soit terminée. Et je comprends pourquoi la télévision publique suisse romande a refusé de diffuser la série car « contraire à ses principes ». Car les valeurs diffusées, prises au pied de la lettre, sont dangereuses.


Ainsi, aux Etats-Unis, un gamin de l'Ohio a dit avoir été inspiré par le show lorsqu'il a étranglé son frère de 10 ans. En Suède, une femme de 21 ans a poignardé en plein cœur son père. Surnommé la Dexter Killer, elle s'est comparée au héros de la série, et une photo de Dexter apparaissait sur son téléphone à chaque fois que son père l'appelait. En Norvège, un type a déclaré être inspiré par Dexter lorsqu'il en a tué un autre pour « arrêter le diable ». Et encore aux Etats-Unis, Mark Twitchell a commencé une seconde vie. Là encore, il était Dexter Morgan, et a tué un homme infidèle, avant de planifier un autre crime.

Trois fois nommé aux Golden Globes de la meilleure série. Michael C. Hall récompensé par la statuette de meilleur acteur dans une série dramatique en 2009. John Lithgow meilleur acteur dans un second rôle (le Trinity Killer).Dexter-saison-4-Trinity-Killer.jpg

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