16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 15:44

Pour être tout à fait honnête avec vous, je partais à Dublin sur la pointe des pieds, poussé par mes deux partenaires. Mes souvenirs dublinois dataient d’il y a quelques années et étaient mitigés. J’avais retenu la cherté de la vie. Et hormis cela ? Pas grand-chose, si ce n’est un sentiment de déception.

Quand on n’aime pas une première fois, il faut toujours regoûter une seconde fois, dans un autre contexte.

Dublin (2)

Après notre atterrissage à Knock, petite bourgade Ryanair de l’Ouest de l’Irlande, direction Dublin, via Charleston. Nous n’y avons point dansé, mais sommes entrés dans un pub nous rafraîchir. Ce réflexe pourrait être le résumé du voyage : la vie dans les pubs irlandais. En plein après-midi celui-ci affichait forte affluence et les regards se sont vite tournés vers nous, à l’écoute de notre dialecte si différent du leur. L’anglais et le gaélic semblent se mélanger. Guinness.jpgMes partenaires savourent leur première Guinness, LA bière noire irlandaise qui, d’après les échos qu’on m’en fait, vaudrait un repas, tant elle pèse sur l’estomac.

 

A Dublin notre auberge de jeunesse est située sur la rivière Liffey, à un pont du quartier de Temple Bar, le centre festif de la ville. Un premier fish and chips, un ! C'est le conseil général qui régale ! Oui, information très importante : pour ce séjour nous avons  reçu 200€ par tête de la part du conseil général. Un dispositif s’intitulant pack aventure, n’hésitez pas à vous renseigner chers habitants du Pas-de-Calais ! Jusqu’à 25 ans, voyageant en groupe, constituez un dossier et partez avec l’aide du département. Oui, c’est un nouvel épisode de Jérémy les bons tuyaux !
Bref, nous sommes du côté de Temple Bar et Christophe, connaissant parfaitement la ville après plusieurs mois passés ici, nous guide à travers les pubs de la capitale. Il nous emmène voir son pote Bryan, qui chante à tue-tête. Et là, c’est la révélation. Oui, les pubs irlandais sont bel et bien extraordinaires. Toutes les générations s’y retrouvent, elles se mélangent et chantent en chœur. Bryan est un mythe, un de ces Irlandais qu’on imagine plus sur un terrain du rugby que sur une scène. Crâne rasé, plutôt balaise, il vous ferait reculer sur plusieurs mètres en vous pointant du doigt dans la rue.Dublinn (10) Dans le pub, pourtant, il vous entraîne vers lui et son univers, rempli de reprises de chansons anglo-saxonnes, et surtout, de bonnes balades irlandaises comme je les imaginais. Ces chants que Christophe reprend parfois en fin de soirée lilloise, repensant à Temple Bar et à la Guinness qui coule à flot.

I met my love by the gas works wall

Dreamed a dream by the old canal

I kissed my girl by the factory wall

Dirty old town

Dirty old town

 

J’ai vu Bryan hurler, hurler des paroles qui lui coulent dans les veines. Et j’ai vu l’ensemble du pub reprendre avec lui ces chants qui sont plus que de simples rengaines. Ils pourraient à eux seuls représenter l’Irlande.

 

Partager cet article
Repost0

commentaires

Plus De Blogs