23 avril 2009 4 23 /04 /avril /2009 14:45

Le transport se fait en bus entre Belfast et Dublin. L'occasion d'admirer les paysages irlandais, souvent en pleine construction. Et l'arrivée offre un contraste saisissant. Je sortais d'une petite ville sympa chargé d'histoire, Belfast. Et me voici en plein coeur d'une sorte de City irlandaise : immeuble immense, circulation dense et siège des banques. Ce que je connaissais de Dublin revient à ma mémoire, le Tigre celtique et sa croissance économique faramineuse, sa politique ultralibérale et son savoir-faire technologique. L'Irlande fut l'un des principaux bénéficiaires de l'UE. Néanmoins, le boeuf risque vite de se retransformer en grenouille. Prévision pour l'année prochaine : - 8% pour le PIB. C'est le pays européen le plus touché. Néanmoins, au-delà des considérations économiques, j'attendais beaucoup culturellement de cette visite. J'avais à l'esprit les traditions irlandaises, les chansons de U2, les combats pour la liberté. L'Irlande me faisait déjà kiffer avant d'y rentrer. Plus dure sera la chute...

Après une première soirée en toute tranquillité c'est parti pour la visite. Et là, c'est le drame... Le froid est présent dans le ciel et sur la ville. Loin de l'histoirienne Belfast, je suis en pleine mégapole. Les monuments sont planqués entre deux immeubles, la circulation est dense. On manque le free tour et décidons finalement de faire notre propre visite. Je suis peu impressionné par les lieux, l'université est une petite déception. On se pose ensuite dans un pub pour se réchauffer, le blouse monte en moi. L'après-midi on visite l'usine Guiness... oui c'est un programme commun. Mais pour l'anti-alcool que je suis, c'est un second drame. Aucune information sur les méfaits de l'alcool, juste une immense publicité : "Guiness, la meilleure bière du monde" ou encore "Guiness est bon pour vous". Autant expliquer à un accidenté de la route les bienfaits de cette voiture qui fait des pointes à 200 km/h. Beaucoup sont d'accord avec moi concernant l'aspect vendeur de la visite. Le seul point positif est le 7ème étage avec la magnifique vue de la ville sous la pluie irlandaise. Une pinte gratuite, pour moi un coca. En soirée c'est un restaurant bien sympa.

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Les voyages forment la jeunesse. Oui, mais ils forment aussi parfois quelques trous dans les comptes; Dublin en est l'exemple illustrateur. Clope 8€. Kébab-Pepsi : 9,70€. Les prix sont hallucinants. Chaque bouchée est savourée, compte-tenu de la somme contenu dans la cuillère. J'ai l'impression de manger mon Livret A. On est loin d'un Tour de France avec un euro par jour. La soirée continue du côté de Temple Bar, le quartier des artistes et des assoiffés. La musique est bien sympa et réévalue ma première vision de la ville.

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Celle-ci remonte un peu plus dans mon esprit à la suite du Free Tour de mardi. Le principe est simple. Rendez-vous à 11 heures dans un lieu stratégique de la ville. Un guide est présent et vous fait une visite gratuite de 3 heures. Il aborde l'histoire de la ville, l'histoire du pays, l'anecdote sur certains lieux. On y découvre où U2 a commencé sa carrière, on y écoute un peu de musique traditionnelle. Le soleil revient dans le ciel et dans nos coeurs. Le guide mérite son gros pourboires, le temps passe trop vite. Lunch dans un pub bien Irlandais, je teste comme à chaque fois la nourriture locale, toujours avec succès. L'après-midi, les filles sont partis faire du shopping (étonnant, non ?) et les garçons continuent à la découverte de la ville. On se pose ensuite dans un pub (étonnant, non ?) et apprécions les paysages irlandaises (non, il n'y a pas de faute d'accord !)

Aujourd'hui c'est le 14 avril, je m'attends donc à quelques choses. Le coup de la surprise je connais. Alors chaque signe que je décèle me font penser que quelques choses se préparent. Dans le magasins, l'un des boys me tient à l'écart des autres pour que les autres fassent un achat spécial. Je le sais mais je fais genre de ne pas comprendre et de n'avoir rien vu. Internet café, un des mecs reçoit un appel curieux des filles et doit partir de toute urgence. Ok, je le vois venir. J'arrive à l'auberge, ils sont dehors. Que vont-ils faire ? Suspense.
En vérité je me suis fait un film. L'appel bizarre était vrai. L'auberge nous a compté 2 nuits au lieu de 3. Nous voici à la rue. Notre staff a disparu. Tout le monde a sorti les crocs dès que nous croisons celui en charge des réservations. Il comprend notre douleur, 2 bonnes heures de négociations, d'appel, d'attente. Et le dénouement heureux. Ce soir nous dormons dans l'hôtel d'à côté. Grand lit, 4 par chambre maximum. Le grand luxe. Finalement on ne regrette pas le temps perdus. La douche dans la chambre, l'eau est chaude, on a une armoire et on peux faire notre lessive. Une sorte de "Bon anniversaire Jérémy" de la part de l'hôtel. Ma soirée anniversaire fut d'être entouré d'eux, ma nouvelle famille Erasmus. Et puis la cadeau de sa part, quelque chose d'extraordinaire sur quoi je reviendrai assez vite.

Le dernier jour à Dublin me permet de visiter les deux gros musées de la ville, le musée d'histoire de l'Irlande et la National Gallery. L'étudiant en histoire de l'art apprécie plus le second. On sent la fin de notre petit séjour approché. Le groupe perd 3 éléments, parti pour rentrer au pays ou sur Londres. Alors on savoure les derniers moments together, avant, pour elle et moi, de découvrir l'Ecosse pour la deuxième partie du séjour en tête-à-tête.

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