19 juillet 2009 7 19 /07 /juillet /2009 09:17

Avant tout, des explications, un mea culpa. Chers lecteurs, si vous suivez encore le fil de nos aventures, vous devez sans doute vous dire que le rythme de publication n’est pas folichon ces derniers temps. Que vous dire ? Je suis comme un politicien qui n’a pas tenu ses promesses de campagne. Je vous dirai seulement que le temps me manque atrocement en ces temps de rentrée, et je pense que vous le comprendrez. Le récit d’une seule journée de notre voyage prend un temps conséquent, il n’est donc pas évident de l’intégrer dans nos emplois du temps, et je parle ici également pour mes deux amis qui connaissent les mêmes difficultés pour des raisons radicalement différentes cependant ! ^^
Mais nous y parviendrons. Pour vous comme pour nous, nous tenons à ce que cette histoire ne se perde pas au fil du temps.


Finalement, les Français ne nous rappellent pas. Nous en ignorons la cause, qui de toute façon ne nous intéresse guère, et continuons notre route.  Mais quelle route ? Il y a là un dilemne. Sur notre parcours initial, nous avions prévu de visiter la Bosnie-Herzégovine, et la ville de Mostar, situé à 150 km plus au Nord de notre position du jour. Seulement, Mostar constitue un détour important sur la route de Dubrovnik, notre prochaine étape, un détour de 300 kilomètres. D’autant que la ville ne semble pas être incontournable, mis à part son célèbre pont. Peut être regretterons nous ce choix. Nous décidons donc de sacrifier Mostar sur l’autel de l’économie de l’essence.
Du temps se libère donc pour nous en cette matinée dominicale, et autant le dire nous ne savons pas vraiment comment l’utiliser. On atterit sur une sorte de petite crique avec une plage de petits cailloux. Romain part aussitôt nager à l’autre bout de la crique, alors que nous restons sur le bord. Jérémy attaque de nouveau son dossier Rwanda, tandis que je poursuis ma lecture du livre d’Antoine de Maximy, le globbe trotter de France 5. C’est une atmosphère étrange, totalement silencieuse, et je sens que l’ami Jérémy a des choses sur le cœur. Quand je le questionne, il m’avoue qu’il aurait aimé rencontrer des locaux plutôt que des Français, et a des craintes sur la suite de ce Tour d’Europe, qu’il n’imaginait pas faite de journées comme celle-ci, sur le bord d’une plage, à ne rien faire.europa tour (20)
Vers midi, on fonce vers Dubrovnik, perle de l’Adriatique. Une ville magnifique comme on me l’avé conté, purement méditérrannéenne. On y passe peut être 2 ou 3h, avant de se diriger impatiemment vers le Monténégro, un des plus jeunes Etats du monde, né en 2006. Le territoire, anciennement serbe, m’attire réellement car je ne sais absolument rien sur lui. On passe la frontière vers 17h30, et la crainte des « backchichs » parfois encore présents en Europe de l’Est s’affirme puisqu’un homme en civil nous demande de payer 10€ « d’éco-taxe », sous le regard du policier qui approuve. Etrange…On s’exécute, mais nous questionnons de plus belle quand on voit que certains automobilistes ne sont pas interpellés par ce type pour payer…Rappelons que 10 euros, c’est plus que notre budget journalier à nous 3 pour manger ! Pour la seconde fois après la Croatie, la douane garnit nos passeports d’un tampon, absolument immonde soit dit en passant. 
Puis c’est la traversée de ce minuscule pays, aux allures de terre encore quelque peu sous développée. C’est le premier véritable contraste de ce tour d’Europe. Nous attendons près d’une heure dans les bouchons d’une ville dénommée Budva, où les touristes sont légion, ce qui nous surprend, avant de faire le tour d’une magnifique baie. La circulation est réellement difficile dans ce pays, où les routes, quand elles existent, ne sont pas ce qui ce fait de mieux…La route qui mène à Podgorica, la capitale, ressemble à une de nos routes nationales, et ça bouchonne de plus belle alors que la nuit tombe. Sur tout le long de la route, des habitations, avec une animation particulière, comme si un évènement se préparait. C’est la fête au village, semble t il, alors que nous trouvons un coin tranquille dans l’obscurité la plus totale. On parvient tout de même à se faire à manger dans cette nuit d’encre. L’aventure est là, palpable. En ce dimanche 19 juillet 2009, nous sommes là, dans notre tente en plein cœur du Monténégro. Presque deux semaines après notre départ, c’est un tout autre tour d’Europe qui commence.

Lucas

 

Que j'ai eu peur en cette matinée du 19 juillet. Non pas le concours de ricochet mais surtout le scenario des jours précédents qui se répétait un peu trop à mon goût. Heureusement mes amis sont des démocrates éclairés et ils comprennent bien vite que ce programme ne me plaît guère. Il est vrai que j'ai cédé Mostar un peu à contre-coeur, devant les arguments financiers et temporelles. Mais que je regrette le temps perdu ces derniers jours... Cependant le reste de la journée est quasi-parfait. Dubrovnik est bel et bien la perle de l'Adriatique. Puis la fin de la Croatie et l'arrivée au Monténégro qui est un pays qui nous semble tout de suite très différent. La vie y est très animée et j'avoue avoir apprécié l'ambiance de ducasse !

 

Note personnelle : 13,5/20

 

J.R.
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