14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 18:14

Pour la première fois de ma vie, je suis allé dans un cimetière militaire. Thiepval, dans la Somme, abrite un mémorial franco-britannique (le plus grand des mémoriaux britanniques au monde), pour rendre hommage aux 20 000 morts ici, lors de la bataille de la Somme.

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Je ne me rendais pas compte de l’atmosphère d’un tel lieu. D’ordinaire je vois beaucoup de cimetières militaires dans la région, à bord de ma voiture. Mais s’arrêter, se poser quelques minutes, observer chaque tombe, lire les noms de ces hommes… J’avoue avoir ressenti quelques frissons.

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J’ai surtout été choqué. Il doit y avoir 150 tombes avec écrit dessus « inconnu ». Et j’ai pensé à ces hommes, allant se battre pour leur pays. Ils pensaient sans doute ne jamais être oubliés. Leur patrie, cependant, n’a pas réussi à remettre un nom sur leur cadavre. Manque de temps, de moyens techniques ou financiers…

 

Le devoir de mémoire. Les Anglais sont imbattables de ce côté-là. C’est d’ailleurs eux que nous avons croisés dans les cimetières et mémoriaux cet après-midi. Souvent un poppy (petit coquelicot) accroché sur la veste, ils se recueillent en silence. Du côté des Français, le devoir de mémoire reste une exception. Il existe, dans ma branche d’études en tout cas. Il doit exister. Pour n’avoir qu’une envie : se battre, pour la paix.

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