13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 09:56

 

P1030450.JPGAprès une nouvelle nuit passée dans le froid, c’est un peu à reculons que j’entre dans cette journée norvégienne. Le climat commence à me taper sur le système, et les journées me paraissent longues. D’autant que cette journée là sera placée sous le signe de la galère. En effet, par souci d’éviter les itinéraires couteux, nous sommes contraints à plusieurs demi-tours. Ce jour là, nous décidons là aussi de ne pas respecter un planning serré, et de nous arrêter là où il nous plait.

Vers 15h30, nous nous stoppons sur une aire de repos afin de manger. Le norvégien stationné devant nous vient alors à notre rencontre, afin de discuter un peu. Si nos contacts avec la population locale ne furent pas nombreux, ils furent néanmoins plus que positifs. Cet homme fut l’incarnation de ce sentiment, venant spontanément adresser la parole aux étrangers que nous sommes, s’intéressant à la raison de notre venue dans son pays, ainsi qu’à nos vies. Je ne suis pas sûr qu’un tel état d’esprit soit commun à tous les peuples... P1030463.JPG

Durant l’un de nos arrêts, alors que nous contemplons l’océan à la limite d’un Fjord qui se jette à l’eau.


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A ce moment là j’ai réellement le désir d’en finir avec ce tour d’Europe. Le mauvais temps ne venant en rien arranger les choses.  Cependant je n’abdique pas et continue à laisser la faim me tirailler, à l’instar de mes coéquipiers. Après le ferry, nous roulons encore un peu.

Vers 19h30, Romain finit par stopper le véhicule. A ce moment là, il faut dire que l’endroit est plutôt bien choisi, au bord d’un fjord, dans une sorte de petit village de pêcheur. Nous discutâmes pendant une bonne heure alors que le jour mourrait lentement sur les barques des pêcheurs, et ce de tout et de rien, des empereurs romains jusqu’à nos petites amies respectives. Une donnée essentielle restait en suspens : l’obscurité pointait le bout de son nez, nous n’avions toujours rien mangé en guise de repas du soir, et nous n’avions plus rien réserve si ce n’est une seule banane. Jérémy et moi décidons alors d’aller frapper aux portes, comme des mendiants, afin de demander un peu de pain, de voir un peu ce que la solidarité norvégienne avait à nous montrer. P1060363.JPGNos premiers essais ne furent qu’échecs. Les habitations n’abondaient pas dans les parages, et à la première d’entre elles, il n’y eut aucune réponse. Un peu en contrebas, nous tentons notre chance à une petite résidence isolée. Après avoir toqué, quelqu’un vint entrouvrir la porte d’entrée. A la vue d’étrangers, alors que la nuit venait de tomber, il referma aussitôt. Soudain l’accueil norvégien nous avait quelque peu refroidis. En même temps, nous devions peut être avoir l’air effrayants. Vêtus comme deux voyageurs de fortune, faisant fuir les moutons qui nous entouraient dans les pâtures avoisinantes, en pleine soirée. Alors que nous commencions à perdre espoir, nous croisons deux vacanciers, eux aussi norvégiens, revenant d’une maison éclairée au loin. Après avoir un peu discuté avec ces deux types forts sympathiques, nous nous dirigeons vers la maison, espérant la providence. Un homme nous ouvre, un peu éméché. Avec difficultés, Jérémy lui explique notre situation, il doit s’y reprendre à deux fois car notre nouvel ami n’a pas l’air de bien saisir. Finalement, après avoir compris quelque peu, il se transforme en véritable bienfaiteur. Alors que nous ne demandions qu’un peu de pain, ce norvégien nous l’offrit, accompagné de petits poissons tout justes pêchés, d’un poivron, et de quelques asperges. Nous remercions chaleureusement cet homme, et repartons manger l’unique banane qui nous restait. Après cela nous repartons sous la tente, où nous nous couchons sans dire un mot.

Lucas

 

Mister Lucas à insister sur un épisode mais il oublie le début de la journée ! Tout d'abord, une petite approche d'un glacier qui donnait envie de s'aventurer un peu plus loin ! Puis ce fut le Sognefjord, le plus grand de Norvège, le second du monde. Un rayon de soleil nous permet même quelques jolies photos ! Et puis lors de notre traditionnelle danse, "chute, chute de l'appareil photo !". Heureusement, notre chasse à la nourriture en soirée nous a permis une rencontre bien sympathique avec un norvégien taquin, toujours prêt à blaguer sur les Français.

Note personnelle : 13/20

Jérémy

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