15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 14:11

Je remercie chaque jour que Dieu fait les envies cinématographiques de ma coéquipière. Intéressée par à peu près tout, elle accepte que l’on se fasse des soirées en noir et blanc. Et nous apprécions tous les deux. Bon, nous n’avons pas pris de risques pour commencer. Frank Capra, c’est l’une des valeurs sûres du cinéma américain d’avant-guerre. Des comédies enjouées où le gentil gagne toujours, où les valeurs triomphent, où l’amour l’emporte. Il peut y avoir un risque d’un air de déjà vu, mais l’on repartira toujours avec le sourire.

 

Nous avons débuté par It happened one night (1934) : 16,5/20 (New York-Miami pour le titre francais).

 

Clark Gable rayonne, tout simplement. Le film n’a pas pris une ride, les blagues fonctionnent toujours. Certains moments sont irrésistibles (les scènes dans le bus notamment). L’histoire d’Ellie Andrews (Claudette Colbert) qui fugue de chez son père afin d’imposer ses choix. S’en suit une course-poursuite à travers le pays pour tenter de la retrouver. Peter Warne (Clark Gable), journaliste, profite du hasard de la rencontre pour faire l’article de sa vie. Le film a remporté les cinq principaux Oscars (film, réalisateur, acteur, actrice, scénario).

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Meet John Doe (1941), 15/20. Titre français : L'homme de la rue.

Ann Mitchell (Barbara Stanwyck) va être licenciée (l’une des conséquences de la crise économique qui touche les USA au milieu des années 30). Journaliste, elle décide d’écrire un dernier article en forme de lettre, un homme qui a tout perdu et qui annonce son suicide. L’émotion est à son paroxysme, beaucoup veulent le sauver. Encore faut-il le créer. Gary Cooper sera l’homme parfait. Beaucoup d’humour, beaucoup de journalisme et de politique, deux milieux qui ne me laissent pas insensible.

 

Mr Deeds goes to town (1936), 13,5/20. Titre français : L'extravagant Mr Deeds.

Gary Cooper hérite d’une grosse fortune. Habitant à la campagne, il se retrouve propulsé à New York, où, au milieu des moqueries, beaucoup tentent de tirer avantage de sa prétendue stupidité. Peu de surprise, mais la scène du tribunal ou le comportement de Cooper avec ses domestiques vous donneront le sourire. Une vue que je partage souvent vis-à-vis de la grande pomme. Oscar du meilleur réalisateur pour Capra

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Mr Smith goes to Washington (1939) : 15/20. Titre français : Mr Smith au Sénat.

L’obstruction du Sénat américain par James Stewart, sénateur par hasard, pour tenter de protéger un territoire menacé par un barrage. La corruption du système, la perte des valeurs en politique…

 

You can’t take it with you (1938) : 15,5/20. Titre français : Vous ne l'emporterez pas avec vous.

Troisième Oscar du meilleur réalisateur pour Capra ! 7 nominations. Une famille étrange dont Jean Arthur, muse de Capra, fait partie. Manque de chance, James Stewart est amoureux de celle-ci, alors que leurs pères respectifs sont en conflit. Des scènes parfois dépassant la réalité. Un peu de Beetlejuice pour certaines danses. Très drôle.

 You can't take it with you

 

It’s a wonderfull life (1946) : 17/20. Titre français : La vie est belle.

Nous avons fini avec un chef d’œuvre. James Stewart, Donna Reed. Un ange-gardien pour un ange tout court. S’il y a un film à voir, c’est celui-là. Des sourires, des rires, un peu de larmes peut-être. 5 fois nominé aux Oscars.

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Frank Capra, Arsenic and Old Lace (1944) : 16/20. Avec Cary Grant et Priscilla Lane. Titre français : Arsenic et vieilles dentelles.

 

Mortimer Brewster vient annoncer à ses deux tantes Abby (Dorothy dans la pièce de Théâtre) et Martha, qui l'ont élevé, son prochain mariage avec la fille du révérend Harper, qui habite à quelques dizaines de mètres de là. Mais il découvre, caché dans un coffre sous la fenêtre, le cadavre d'un vieil homme. Ses deux tantes lui avouent alors, le plus ingénument et le plus naturellement du monde, qu'elles se sont fait une spécialité de supprimer les vieux messieurs seuls au monde en vue de leur rendre service, non sans prononcer pour eux des éloges funèbres.

Mortimer et ses vieilles tantes envisagent de faire envoyer en asile psychiatrique leur oncle et frère Theodore, un fou qui se prend pour le Président Roosevelt et sonne la charge à tout bout de champ avec un clairon ou en hurlant.

Apparaît alors Jonathan Brewster, frère de Mortimer, un dangereux psychopathe — accompagné du couard Docteur Einstein qui l'a opéré plusieurs fois pour masquer son identité à la police — venu lui aussi cacher un cadavre dans la maison de ses tantes.

 

 

Film fantastique, jouant énormément sur le comique de situation. Grant est très bon dans l'homme étonné et parfois perdu. Son jeu donne beaucoup d'activité au film. Le scénario est bien huilé, le film étant l'adaptation d'une pièce de théâtre (on reste énormément dans la même pièce).

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Mon classement des réalisateurs (totalement subjectif)

1. Emir Kusturica : 17,08/20 (7 films)

2. Jacques Audiard : 15,83/20 (6 films)

3. Billy Wilder : 15,55 (11 films)

4. Frank Capra : 15,50 (7 films)

5. Charlie Chaplin : 15,29 (7 films)

6. Clint Eastwood : 15,25 (10 films)

7. Quentin Tarantino : 15,19 (8 films)

8. Les frères Coen : 14,96 (14 films)

9. Stanley Kubrick : 14,82 (11 films)

10. Sergio Leone : 14,58 (6 films)

11. Sofia Coppola : 14,5 (4 films)

12. Alfred Hitchcock : 14,21 (12 films)

13. Woody Allen : 14 (13 films)

14. Howard Hawks : 14,29 (7 films)

15. George Cukor : 13,95 (10 films)

16. Steven Spielberg : 13,79 (12 films)

17. Tim Burton : 13,25 (12 films)

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Published by milevjeryleron - dans Cinema
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