11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 14:24

Pour rejoindre le Viet Nam depuis la Chine, deux points frontières s’offrent à nous. Nous avons choisi Hekou-Lao Cai, ce point de passage étant le plus proche de Kunming. Une nuit de bus plus tard, 7 heures, heure chinoise, nous sommes devant la frontière. C’est fermé, embêtant ! Nous en profitons pour échanger nos derniers yuans. A côté de nous, les travailleurs transfrontaliers attendent également, bien alignés.P1050302 La frontière ouvre, je montre au douanier où il doit mettre son foutu tampon (mon nombre de pages libres a considérablement diminué après les différents épisodes chinois !) et nous voici au Viet Nam. Il est 7 heures !

Oui, le Viet Nam, c’est une heure de moins que la Chine, 6 heures de décalage horaire avec la France.

 

D’entrée nous sommes assaillis par des taxis et des chauffeurs de bus qui nous proposent leurs services pour rejoindre Sa Pa, destination du jour. On prend celui qui fait le plus sérieux tout en ignorant ce qui va se passer un peu plus tard.

Nous avons besoin de dongs, la monnaie vietnamienne. Taux de change : 1€ pour 30 000 dongs. On retire 1 million chacun ! 1 million dans mes poches, ce n’est pas tous les jours ! Oui, en franchissant la frontière, je suis devenu milliardaire !

 

Nous sommes dans le bus. Nous attendons. 1h. 2 h. Oui, le bus ne démarre pas tant qu’il reste de la place. 3h30 plus tard (sic !) nous partons enfin. Le bus est très chargé : différents paquets, une tonne de papier toilette, du ciment et… des passagers, qui tentent de respirer entre tout ça. Chauffeur de bus et postier, drôle de métier. Jusqu’ici tout allait bien.

Tout le long de la route, l’acolyte du chauffeur nous demande de payer. Le problème ? Nous avons déjà payé, il y a 4 heures de cela. Alzheimer précoce ou envie de pigeonner un blanc ? Cela commence à sérieusement énerver ma partenaire, surtout qu’il nous explique que « si vous ne payez pas, vous finissez à pied ». Le bus continue cependant jusque Sa Pa. Là, la menace se transforme en « si vous ne payez pas, nous ne nous arrêtons pas ! »

Bon, fini la rigolade, je me lève (et je ne le bouscule pas), ouvre la porte du bus en marche. Le chauffeur s’arrête. Nous descendons. Il veut nous serrer la main. Ma partenaire souhaite plutôt lui mettre en pleine face !

 

Sa Pa c’est comment ? Froid. Pluvieux. Avec du brouillard. Pas l’idéal pour observer les terrasses de riz qui nous entourent. Sa Pa c’est super touristique. Dans certaines rues, le nombre d’Occidentaux est supérieur aux locaux. Ça nous change de la Chine et nous prépare pour l’ensemble des pays d’Asie du sud-est. Deux-trois blancs discutent avec des jeunes filles. L’un d’entre-eux est particulièrement collant. Je n’aime pas. Sensation étrange qui me rappelle les Philippines.

Sa Pa et ses environs ce sont des minorités ethniques qui vivent pour la plupart de la riziculture ou… du tourisme. Le marché est l’attraction principale de la ville, l’occasion de faire des affaires à l’approche des fêtes.

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3 jours où nous avons très peu bougé de notre chambre d’hôtel ou des restaurants. Manger, dormir. Faire des cours d’allemand aussi. D’ailleurs ceci est un ersatz de banana split façon Viet Nam ! (où sont les boules chocolat et fraise ? où est la chantilly ?) Je pense que Sa Pa restera simplement dans nos mémoires comme la première cité que nous avons visitée au Viet Nam. Une déception. Peut-être due au sud de la Chine qui est encore dans nos mémoires.

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