5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 20:15

Janire. Quand j'ai débuté mon Erasmus, j'avais un objectif précis : apprendre l'anglais. Pour cela il fallait éviter les francais et viser des personnes ayant un niveau équivalent au mien, à savoir peu élevé. L'espagnole était donc une cible prioritaire ! Je me suis très vite attaché à un groupe de trois filles : Paloma, Raquel et Janire. Cette dernière sera ma seconde guide dans le pays basque.

Elle me rejoint devant le Guggenheim alors que j'avais à peine entamé ma sieste. Après 3 roulades dans l'herbe, on se décide à discuter de nos vies respectives, de mon expérience New Yorkaise à son prochain départ pour Chicago.

P1120036.JPG

Je vais reprendre mon sac, mes vêtements propres et dire au revoir à "mama" Alicia, qui a très bien (trop !) prit soin de moi pendant 3 jours. J'ai l'impression de revivre mon Erasmus aujourd'hui. La scène du départ, renouvellée sans cesse. Et les retrouvailles le soir même avec Ander et Carlotta. C'était des amis "du couple déchu" dira-t-on. Avec eux, on se tient informé des derniers ragots Erasmus et on avale, à un rythme impressionnant, les pinchos, que je n'ai pas le droit de payer.

C'est un peu une rengaine maintenant. Quand je suis chez un erasmus j'ai l'impression d'être impoli quand je veux payer quelque chose... Restons poli !

Dibujo.JPG

Seul, avec Janire, et sa famille. Monsieur parle anglais, pas Madame. Sa soeur est plutôt timide, avec un look très espagnole : grande blonde aux yeux clairs ! Le jour et la nuit quand je les observe. Mes cours d'espagnol continuent donc tout au long de mon séjour.

 

Vendredi matin je me fais une randonnée de 4 heures en solo, dans les montagnes du pays basque, avec pour seule compagnon de route ma boussole. Je remonte aux origines d'une rivière, je me perds dans la forêt. Into the Wild. 3 heures sans voir une seule présence humaine ! Changement complet de décor avec Bilbao !

P1120057.JPG

L'après-midi, Nundaca, petite plage paisible à quelques kilomètres de la maison familiale. Montagne, mer, culture regionaliste, un air de corse je vous dit !

Samedi c'est Guernica. Ce nom résonne à ton esprit comme au mien. Picasso, le bombardement par l'armée allemande, la présence italienne, le tout en pleine guerre civile espagnole. La ville est martyre. Son musée est d'un intérêt infini. L'historien apprend et apprécie énormément. La salle du bombardement, où je revis le bruit de celui-ci, impressionne. Janire a plus peur qu'autres choses. Je la rassure en disant que les Allemands sont partis.

P1120110.JPG

Nous nous rendons également près d'un vieil arbre, autour duquel se réunissent toujours les membres d'une assemblée du pays basque. Janire m'expose cela avec une certaine passion, elle qui parle aisément cette langue difficile aux origines incertaines. Son copain, Aitor, a plus de difficulté. On le rejoint l'après-midi sur les plages qui bordent Bilbao.

 

Janire est sans aucun doute quelqu'un que j'apprécie plus que le normale. La quitter dimanche matin m'attriste beaucoup. Mais à un charme succède un autre : je reprends la route. 

Partager cet article
Repost0

commentaires

Plus De Blogs