13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 01:39

Ces histoires de visa me feraient presque oublier que je continue de voyager.  3 jours à Shenzehn, plus d’une semaine à Hong Kong, dans une région que l’on appelle les nouveaux territoires.

 

L’histoire d’Hong Kong est très différente du reste de la Chine. Britannique jusque 1997, la cité a, de ce fait, échappé au grand bond en avant, à la révolution culturelle ou autre changement d’humeur de Mao. Le niveau de vie s’en ressent, c’est le plus élevé de Chine. Hong Kong est un des centres mondiaux de la finance et des banquiers (traders ?) venus de tous pays occupent l’île principale. Oui, H.K. n’est pas vraiment une île mais plusieurs (234 en fait mais la majorité reste inhabitée). Et une partie de son territoire est situé sur le continent. La « frontière » avec Shenzhen est en fait une simple rivière.

 

Pour traverser la « frontière », nous avons simplement pris le métro et marché de l’autre côté de la rivière. Attention, on contrôle le passeport au milieu. D’où la présence d’une « frontière » au sein d’un même pays.

Oui Hong Kong bénéficie d’un régime d’exception, ce que les Chinois résument avec l’expression « un territoire, deux systèmes ». Ce régime d’exception, âprement négocié avec les Britanniques, est valable 50 ans. Profitez-en, jusque 2047 vous pouvez donc vous rendre en territoire chinois, à H.K. donc, sans visa (et c’est un réel avantage, croyez-moi !)

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D’autres différences vous sautent très vite aux yeux. Tout d’abord, on roule à gauche. La monnaie n’est plus le yuan chinois mais le… dollar hong kongais ! Le drapeau est différent. La liberté d’expression n’est pas qu’une expression mais un fait : les journaux d’opposition sont légion et Internet n’est pas filtré.

Mais ce qui vous étonne le plus, c’est la présence en force des Occidentaux, surtout dans le quartier de Soho, où Martin, notre hôte, réside. Les Britanniques sont toujours solidement implantés et vous pourriez parfois vous croire au beau milieu de Londres. Les pubs tournent au rythme des matchs de football de la mère patrie et l’ambiance en soirée du coté de Lan Kwai Fong est clairement anglaise (entre la musique ou… les « vêtements » féminins).

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En dehors de ce statut que je considère comme un peu bâtard, Hong Kong c’est… Manhattan. En plus petit mais avec les mêmes bases. Le Manhattan du Financial District, pas d’Harlem, entendons-nous bien. L’atmosphère est particulière, mon jugement s’en ressent, je ne suis pas un fan. Grands immeubles, costards-cravates se bousculant aux heures de pointe (mais toujours avec un certain flegme tout britannique), taux de célibataires élevé à la trentaine, mais moins élevé que les zéros sur le compte en banque. Carriéristes bonjour.

 

Sorti de l’île centrale, Hong Kong est… montagneux (oui, je suis heureux de vous l’apprendre). A la suite d’une petite randonnée du côté de Victoria Peak, nous avons pu apprécier la vue sur l’ensemble d’îlots qui composent ce territoire. Hong Kong c’est aussi la nature. Il faut me croire ! 70% de son territoire est en fait recouvert de collines verdoyantes et de forêt tropicale ! Dirigez-vous vers Lama Island et vous pouvez vous persuader d’arriver en forêt vietnamienne. Se baigner sur l’une des plages locales est fortement conseillé (surtout quand la température extérieure n’évolue qu’entre 23 et 30, nuit comprise). Attention cependant si vous êtes une fille, les Chinois n’ont pas encore l’habitude du bikini et souhaiteront peut-être prendre des photos en votre compagnie. Sur le long terme, cela devient usant.

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Bref, Hong Kong est une grande ville dont le système politique est, selon moi, plus excitant que la cité en soi. Amateur de mégalopoles, vous devriez être satisfaits.

 

Pour finir, je vais revenir sur Shenzhen que j’ai, selon certain(e)s, injustement classé dans la même catégorie. La ville, zone économique spéciale, pur produit de la volonté de Deng Xiaoping, est un centre d’affaires qui fonctionne grâce à son partenariat (et à sa situation stratégique) avec Hong Kong.

J’ai apprécié le lac des contes de fées au sein du jardin botanique. Un petit tour en pédalo avec votre chère et tendre fera grimper votre cote romantique. 700 km². Oui, vous pouvez y rester quelques jours. Un lieu à ne pas manquer si vous êtes sur place. A noter que depuis Hong Kong, on peut obtenir assez facilement un visa pour cette ville (oui, les visas sont un sujet sans fond dans l’Empire du milieu à j’y reviendrai).

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S


A propos de la dernière photo : un peu de respect pour notre emblème national STP !!!



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