20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 16:37

Pour rejoindre Hué nous débutons notre histoire avec les trains vietnamiens, plus lents et plus chers que le bus (ceci n'est pas une blague). Nous avons cependant un peu de temps devant nous et préférons dormir dans un wagon plutôt que de se trimbaler dans les lits trop étroits du bus.

Le train vietnamien est légèrement différent du train chinois, à savoir qu'il est vide. Presque totalement. Une sorte de train fantôme. Il y a six couchettes dans notre compartiment, et nous ne sommes qu'à deux. Oui, quelle tristesse de ne pas avoir ronfleurs et fumeurs à côté de nous...

 

Le lendemain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne, nous traversons le 17ème parallèle, l'ancienne frontière nord-sud, l'ancienne zone "démilitarisée" et arrivons à Hué. C'est le sud. C'est le soleil, c'est la chaleur. Pas fâchés d'être enfin arrivés dans le Viêt-Nam que nous attendions ! Cela va durer une journée…

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A peine arrivés dans notre hôtel grande classe (piscine and Cie), on nous offre le repas. Cela débute bien. Puis c'est la découverte de la ville, à pied. Nous marchons lentement vers les portes de la citadelle, [on est rentré complètement plein] (blague carnavaleuse), en partie détruite par les bombardements américains de 1968. Oui, ils mettent du temps à reconstruire dans le coin. Il faut dire que Hué, en 1968, fut une ville martyre, bombardée lourdement par les Américains après la prise de la ville par les communistes lors de l'offensive du Têt (combat de rues), ces mêmes communistes assassinant les 2 500 hommes les plus éduqués de la ville (on s’amuse comme on peut en temps de guerre).

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Hué, un peu plus joyeuse aujourd'hui, fut également l'ancienne capitale impériale du pays, entre 1802 et 1945. Ce qu'il en reste : une architecture grandement développée (et encouragée pendant la colonisation française), un centre historique important et une cité interdite ! Après Pékin, voici une nouvelle cite interdite, un peu plus petite certes, mais Unesco quand même ! Les bâtiments sont architecturalement très intéressants. Ma partenaire préfère d'ailleurs ceux-ci à Pékin (les goûts et les couleurs...). Nous y avons rencontré un groupe de moines en excursion touristique (après les épisodes, les moines boivent un coup, le moine en Nike, le moine et son téléphone portable... oui, le moine est comme vous et moi en fait, mais il porte une jolie robe !)

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Une partie de la cité est détruite, après la guerre... française. Oui, chers compatriotes, nous avons brûlé une bonne partie du lieu (quand je dis nous, je veux dire la France, mais je ne nous tiens pas responsable des actes de nos aînés) et les Vietnamiens sont toujours en train de reconstruire ! Oui, les délais dans la construction, c'est un peu pareil qu'en France, il y a pas mal de retard.

 

Pour repartir vers notre hôtel, nous longeons la rivière des parfums, ainsi nommée car en automne, les fleurs des arbres fruitiers qui tombent dans la rivière embaument ensuite la ville de Hué (magnifique n'est-ce pas !).

 

A Hué, restent le temple, la pagode Thien Mu, les tombes des empereurs... oui, Hué me laisse un petit goût d'inachevé, mais la météo joue clairement contre nous depuis quelques jours. La route vers le sud est ouverte, nous nous y engouffrons avec rapidité.

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