6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 12:57

Premier et dernier examen de l’année. Après cinq ans d’universités et douze ans d’épreuves similaires, voici pour moi la fin des interrogations. L’interrogation, un système assez vicieux qui te fait apprendre un cour en entier pour t’interroger sur 5%. L’interro, l’endroit où le mal de ventre se termine après avoir commencé quelques minutes ou quelques heures, voir quelques jours précédents l’épisode (c'est selon). Comme souvent, au moment des sujets, tu es servis dans les derniers. Tu observes donc la réaction des autres élèves. Auparavant c’était à qui trouverait le bon sujet. Pour moi, cette fois, ce fut l’URSS et le monde arabe entre 1945 et 1967. C’était un cours sur la guerre froide, le troisième du genre depuis mon entrée en université. Le sujet est connu, serein, je débute. Comme souvent au départ, un individu que je nomme X décide de s’en aller (c’est comme si il s’était trompé de salle, mais souvent c’est qu’il s’est trompé d’étude). Puis Madame Y qui est à côté de toi et qui écrit à vitesse grand V en réclamant à grand coup de doigt levé du brouillon. Et toujours le prof qui te surveille lis un livre et ne vois pas quand quelqu’un veut une nouvelle copie. La personne se sent seule deux minutes, avec tout l’amphi qui l’observe, sauf le prof. Et puis Y craque et crie « Monsieur ! » d’un air vindicatif.

Souvent dans les examens, le prof te dit : « il vous reste une heure ». Et là c’est panique à bord pour quelques-uns (souvent quelques-unes d’ailleurs). On accélère, le stylo fait des fautes, des ratures, peu importe il faut finir. Et à la fin de l’interrogation, il y en a toujours deux ou trois qui font du rab’, qui font semblant de ne pas entendre le professeur ou qui écrivent dix fois leurs dernières phrases.

A la sortie, j’ai observé tous le monde dans l’université. Je sais déjà que c’est l’une de mes dernières visites. La suite c’est une soutenance de mémoire et un sujet que j’ai choisi. C’est dommage j’aimais bien les interros. Il me reste maintenant à trouver des nouveaux objectifs dans ma vie. Car jusque là il me suffisait d’apprendre ce qu’on me disait d’apprendre. Maintenant qu’est-ce que je dois apprendre ? Rien. Hormis à vivre.

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