7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 17:04

Le bruit des glaçons m'a emmené dans un endroit que j'explore de temps à autre, souvent en solitaire. Un espace vide, avec une étroite sortie qu'on ne voit pas toujours. Pour moi, bien souvent, cette porte de sortie est l'écriture. J'aime l'emprunter. Toutefois, je me laisse de temps à autre patienter ici, avec pour intention d'observer un peu mieux ce qu'est le noir.

 

Broyer du noir. Voir tout en noir. Etre dans le noir. C'est fou ce nombre d'expressions colorées pour désigner un état d'esprit dans lequel je me trouve en ce moment même. La faute à quoi ? Ou plutôt la faute à qui ? Elle, bien sûr. Non pas elle précisément, mais elle, en tant que telle. Un être, à côté de moi. Je ressens tellement cette présence d'une absence, cette absence d'une présence.

 

Cette présence donne envie de se battre, d'aimer la vie, de vouloir construire la sienne (ou plutôt la notre). Cette absence me laisse parfois seul avec une envie de déconstruction. Même le voyage a un goût amer aujourd'hui, du fait de l'imaginer seul. Happiness only real when shared. Je n'ai pas de but, et je marche seul.

 

Je me console souvent avec une présence féminine. De court terme. Je ne veux pas m'exposer. Pas tout de suite en tout cas. Fragile ? Sans aucun doute. Je ne me suis pas écrouler, je ne suis pas tomber mais je continue de vaciller, en m'accrochant à tout ce que je trouve autour de moi, à tous ceux que je trouve à mes côtés. J'agrippe, j'accroche. Je serais même capable de rester sur le dos de quelqu'un, si celui-ci pouvait m'emmener de l'autre côté du monde.

 

Donner un sens à sa vie. Même joueur cherche encore.

 

Le-bruit-des-glacons.jpg

 

LA réplique du film : "Le mal revient toujours, avec ou sans moustache."

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