4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 07:35

Départ 8h30 de la grand place de Saint-Omer. On immortalise le moment et en route vers l’inconnu . L’énigmatique périple commence. L’objectif du jour est d’atteindre Rouen. Dans la fraîcheur audomaroise, on arpente les premières rues, on descend les premières marches sans penser aux milliers d’autres qui vont suivre. A droite à gauche, tout droit, s’orienter n’est pas encore un souci , on est chez nous. On est quand même dans le flou, mais c’est le jour de vérité ou on aura une partie des réponses à la pléthore de questions que l‘on se pose : Est-ce que le stop marche encore ? Combien de temps va t- on attendre ?

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On tend son pouce hésitant de novice une première fois vers le ciel : sensation bizarre, sans succès . Des prémices de gros doute semblent s’installer rapidement. Les premiers kilomètres sont donc avalés à pied et nous voilà à la sortie de Wizernes. Jerem’ le sent bien, et il a du flair semble --il ,une première voiture nous prend :un Audomarois qui va a Lorient chercher son fils et qui passe près de Rouen. Quelle chance ! On entame la discussion, et il nous dépose une grosse centaine de km plus loin à un péage à proximité de notre but. On recommence l’auto stop et c’est un accidentologue qui nous prend et qui nous dépose ….- et  c’est un comble pour un accidentologue- sur une bretelle d’autoroute … ( Aurait-il eu envie d’étudier un cas pratique ? ) On se débrouille pour sortir de l’autoroute en franchissant tant bien que mal un grillage et en traversant un champ pour rattraper une route nationale en direction de Rouen .

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On hésite à s’arrêter pour déjeuner mais on renonce finalement et heureusement car c’est à ce moment là qu’une chanteuse de clubs libertins s’arrête pour  nous avancer jusqu’au cœur de la ville où elle nous indique le quartier des prostituées … On se dit alors que l’autostop se joue vraiment à pas grand-chose et que le moindre choix a son impact.
13h et nous voilà dans le centre de la ville aux cent clochers ou nous sommes arrivés sans trop de difficultés. On mange rapidement dans le quartier historique de la rive droite, puis on visite le vieux Rouen, la cathédrale, la place du vieux marché, le gros horloge, et tout cela sous le soleil au zénith.

P1010131.JPGS’en suit une sieste réparatrice sur les quais de Seine avant qu’on ne quitte la ville pour passer la nuit sous la tente fraîchement acquise . Sortir d’une ville s’avère en réalité être un exercice hautement délicat mais on réussit à se faire prendre en stop près d’un rond point presque miraculeusement étant donné la circulation dense. Le jeune homme, au volant d’une vieille voiture presque de collection , guitare sur la banquette arrière , connaît ça le stop et nous a pris sans hésitation. A la sortie de la ville, on marche pour se trouver un endroit perdu entre Rouen et Caen et on monte la toile de tente. Pour une première nuit, on tombe rapidement dans les bras de Morphée. La première journée s’achève et le début est très encourageant pour la suite. L’aventure ne fait que commencer.

 

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A.


  Marcher sous le soleil, sensation agréable que seuls les coups de soleil peuvent gâcher en partie. Rouen sera la seule ville où le rouge marquera certaines parties de nos corps...

Pour le reste de la journée, Antoine l'a raconté avec talent ! ^^ Rouen a laissé pour moi un léger goût de déception, peut-être en raison du trop grand nombre de propos élogieux qu'on m'avait faits de cette ville. Beaucoup d'églises en effet, mais beaucoup de coins qui se ressemblent aussi. Et pour le stop c'est un réel soulagement. L'avancée vers Rouen est très rapide, et les discussions s'engagent assez facilement. 0€ de dépensé, il faut dire que nos repas étaient préparés à l'avance. Je me couche donc en cherchant comment manger demain...

J.R.

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