17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 12:26

Tout commence avec une fille. Comme souvent me dis-tu ! Comme souvent dans la vie d'un garçon. Une fille que je connais assez peu en soi, qui était dans ma classe au collège. Depuis, je l'ai perdue de vu, comme... bah comme l'ensemble des personnes avec qui j'étais au collège. Mais non, ce sujet n'est pas consacré au temps qui passe, à la jeunesse qui meurt ou aux amitiés qui fanent.

 

J'ai discuté avec cette fille hier. De tout et de rien, comme souvent avec les personnes qu'on connait peu. Et puis elle m'a dit qu'elle aimait mon blog. J'étais gêné. Je suis gêné à chaque compliment que l'on me fait. Je tourne la tête d'ailleurs. Pourtant je souris intérieurement. Je suis content. Fier aussi. Et un peu dubitatif. Comment cette fille peut-elle lire mon blog ? Et l'aimer qui plus est ! Je n'imaginais même pas qu'elle puisse le lire. Et je ne lui en voulais pas d'ailleurs. Finalement, on lit surtout sur les gens que l'on aime, à qui l'on tient. Dans ma liste de lecteurs je prends pour sûr des personnes de ma famille et mes amis les plus proches.

 

Et puis Facebook est passé par là. Le stade des "connaissances" peut également observer ma vie, commenter mes photos, réagir à des statuts. Et parfois, si l'intérêt les pousse jusque là, lire un article écrit par ma modeste personne. Il parait donc qu'il y en a qui aiment.

 

En évoquant le sujet, elle m'a poussé. Pas physiquement. Mais mentalement. Ecris ! Ecris ! Ecris !

L'écriture. Pas d'un blog, pas de simples articles. Mais quelque chose d'autre, d'un peu plus sérieux dira-t-on. Non pas que ce blog ne soit pas sérieux. Mais il lui manque une certaine continuité.

 

Je pense que beaucoup ignorent ce qu'est l'écriture. Dans mon cas, c'est une quête perpétuelle de l'inspiration. J'ai deux moments privilégiés : au réveil et à la tombée de la nuit.

Je pense que dans le premier cas ce sont mes rêves qui m'inspirent. Je me suis évadé pendant quelques minutes, heures et j'en tire un bénéfice direct. L'inspiration est là, les idées sont claires, j'écris sur des joies, des peines, des moments simples de la vie.

Et puis il y a le soir, ou plus souvent la nuit. A ce moment là, ce sont souvent des idées plus sombres qui me poussent à tripoter le clavier. L'effet d'une longue journée sans grande joie, sans grande peine, juste de vie. Et les regrets qui vont avec.

 

Certains ont l'écriture comme évasion. D'autres l'ont comme déversoir. Dans mon cas, c'est souvent une chute profonde dans l'abîme des souvenirs, ou dans la vie des autres. Pour parvenir à cet état, il me faut une mauvaise journée, ou tout au moins quelques heures non abouties, passées à ne pas vivre. C'est seulement là, dans ma solitude, que j'arrive à trouver des mots qui tachent le papier, des mots qui tachent des sentiments.

 

Ecrire m'amènerait sans aucun doute vers une dépression profonde et de long terme. L'écrivain est un suicidaire en herbe. En prose. Je n'ose pas franchir le pas. Si écrire me permettait d'arriver au bonheur, je serais déjà depuis longtemps entre 4 murs, à ressasser le passé, à revivre les moments. Mais je ne veux pas m'infliger cela. Pas maintenant.

 

Un jour peut-être.

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