19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 21:44

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Comment ne pas commencer par lui ? Dieu, à la retraite depuis 2006.

Zidane est pour moi un résumé du football. Le foot, c'est d'abord un contrôle, une passe. De temps en temps un dribble, bien sûr. Et même un but. Mais Zizou était le plus fort dans ces deux domaines.

 

Dieu le père a commencé sa carrière à Cannes, sous les ordres d'un certain Jean Fernandez. Cannes, c'est LA formation. Oui, un centre de formation qui forma les plus grands, à commencer par Dieu, mais aussi Micoud, Vieira, Clichy, Frey...

 

Dieu décide de partir à Bordeaux. Là, je me souviens de deux évènements :

- le but contre le Bétis Séville (évènement de l'année selon France Football)

 

- le quart de finale contre Milan, avec le troisième but de Dugarry

 

 

Dieu le père réussit aussi une sacré performance en équipe de France : deux buts pour sa première sélection (contre la République Tchèque).

Vient la période Juve, avec deux titres de champion, mais aussi deux défaites en finale de Ligue des Champions...

 

Dieu le Père marque la France. Est-ce que j'ai besoin de rappeler la finale 1998 ? Bon, Zizou était passé à côté de sa coupe du monde mais le grand joueur est toujours là dans les moments importants. Puis l'Euro 2000, où ils nous qualifient en demi puis en finale, avec un but sur coup-franc contre l'Espagne et un penalty en or contre le Portugal. Le pied ne tremble pas, la tête ne tergiverse pas, Zizou est élu joueur de l'année par la FIFA mais laisse le ballon d'or à Figo (malgré une saison blanche), en raison d'un coup de tête (déjà) sur un joueur de Hambourg...

 

Oui, Zizou a parfois les nerfs fragiles, et les cartons rouges auront égayé sa carrière (14). C'est le seul joueur -avec Rigobert Song- à avoir été expulsé deux fois en Coupe du Monde.

Mais je préfère retenir le meilleur. Le meilleur c'est son huitième de finale en 2006 face à l'Espagne -qui doit l'envoyer à la retraite- et son but à la dernière minute. Son quart de finale face au Brésil, où il est atteint par la grâce.

 

Le but que je retiens ? Ah, va pour celui en finale de la Ligue des Champions 2001, face au Bayer Leverkusen. Car il y a tout. Le lieu, le match, le geste. Et quel geste ! Quelle aisance ! Quelle agilité ! Certes, c'est un caviar de Roberto Carlos (lol) mais comment réaliser un geste pareil, en finale de Ligue des Champions !

 

 

Zidane manque au football français. Heureusement, même à la retraite, on peut le voir de temps en temps pour un match d'exhibition où il se fait toujours plaisir.

  Zidane était pour moi la lumière, il éclairait le jeu, il éclairait l'équipe de France, il éclairait le football.

 

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commentaires

M


Certains lecteurs remarqueront forcément le magnifique hommage de Dieu au Parc Lescure et à son public!



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