7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 15:03

Vous l'avez souvent cette envie de tout lâcher. D'envoyer valser l'ordinateur par la fenêtre et de dire merde à tous ceux que vous croisez. D'écraser votre téléphone et de partir à l'aéroport. Au revoir France, au revoir Europe, au revoir monde occidental, tu me fais chier. Tu m'ennuies. Tu m'obliges à cette saloperie de routine. Et dire que je ne travaille pas encore... Et dire que je reviens d'un énorme voyage. Et pourtant ça me reprend, parfois.


Je pensais que ce voyage me permettrait de perdre cette sensation. Celle qui vous fait penser plus que tout au monde que cette vie là pue la merde. Qu'elle tend au plaisir matériel à défaut du bonheur spirituel. Qu'elle vous donne des réponses au lieu de nous pousser à nous poser les bonnes questions. Numéro 1 : Pourquoi suis-je ici ? Numéro 2 : Où vais-je ? Numéro 3 : Quel est l'intérêt de tout ça ?


Je n'en sais foutrement rien. On ne peut pas dire que j'ai trouvé la réponse en Asie. Mais j'avais l'impression de m'en rapprocher. Et depuis mon retour je tends à m'en éloigner.
Il y a des jours comme aujourd'hui où vous détestez votre vie. Ou vous rêvez d'être ailleurs, de l'autre côté du globe. Au revoir petite chambre minable et vie bien rangée. Bonjour l'aventure.

Le bonheur est dans la découverte.

 

 

Et puis il y a le manque. J'ai de la mélancolie, mêlant famille et ami(e)s. L'impression d'avoir déjà passé trop de temps loin d'eux. Je repense à ma vie d'avant, celle où je n'avais pas besoin de passer mon temps entre différents pays, entre différents continents. Et je me dis que j'étais bien, aussi... parfois. Je rêve d'un repas posé en compagnie des gens que je côtoyais au jour le jour. Une soirée à la maison, à l'appartement, quelques jeux de société, même un football manager. Ou un football, tout court. Donnez moi un bar audomarois ou lillois. Que dis-je, un pub anglais ou irlandais ! Donnez moi mes ami(e)s, rendez les moi.

Le bonheur, c'est les autres.


 

J'entends ses pas dans l'escalier. Je ferme les yeux, sûr que ce sont eux. Marche après marche, tel un compte à rebours. 4, 3, 2, 1. La clef entre dans la serrure, mes lèvres se soulèvent sur chaque extrémité. Elle pose son manteau dans l'entrée, et pousse la poignée. Ma tête pivote à 150°, et son sourire m’apparaît.


Je le savais. Le bonheur est une femme.

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commentaires

F

Le bonheur c'est l'éphémère, le bonheur c'est la femme. J'attends toujours de pouvoir démontrer que ce n'est pas une vérité absolue !
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