18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 19:36

Pendant plusieurs semaines, j'ai décidé d'écrire chaque matin ce dont j'avais rêvé la nuit. Au début j'éprouvais les pires difficultés à me souvenir du rêve en soi, ainsi que des détails. Et au fur et à mesure, les choses sont devenues plus claires, limpides. A la fin, je me souvenais parfois de 4, 5 rêves différents que je faisais ces nuits là. Les détails revenaient instantanément, ils étaient nombreux, très nombreux.

 

Les rêves me fascinent. Peut-être parce que nous sommes toujours fascinés par les choses que nous connaissons peu, ces choses que l'on ne peut pas encore expliquer. Les rêves seraient les reflets de notre subconscient. Pour Freud et son interprétation, les rêves auraient un sens, ils seraient l'accomplissement de notre désir. Un désir inconscient.

 

Cette définition me fait peur. Et pour cause, j'ai écrit mes rêves, et je sais maintenant ce qu'ils sont. Souvent, nous rêvons de quelque chose, nous nous réveillons le matin avec un drôle de sentiment, en se disant « mais quel rêve bizarre ! » et puis on l'oublie. Moi, ils sont écrits. Je viens de les relire. Et beaucoup me choquent.

 

Ce qui m'étonne le plus dans mes rêves, c'est les réactions de ma personne face à des situations complexes. Je raisonne beaucoup dans chacune d'entre-elles, j'essaie d'analyser la situation, les solutions. Il m'a par exemple été donné de rêver d'une sorte de prise d'otage. Très vite, mon instinct de survie a pris le dessus. Je savais déjà où me cacher, et je réfléchissais à l'endroit où je devais ensuite m'échapper.

Dans mes rêves, j'ai également eu droit au sentiment de culpabilité. Lorsque je commets un acte répréhensible, ou à l'encontre de ma morale, j'éprouve alors un énorme sentiment de culpabilité. Ce qui me fait comprendre que si un jour j'effectuais un acte à l'encontre de ma morale, j'aurais les pires difficultés à vivre avec. C'est facile de tuer quelqu'un, cela prend quelques secondes. Mais vivre avec une mort sur la conscience, ça reste toute une vie.

 

De mes rêves, j'ai aussi appris que mon cerveau avait gardé en mémoire la plupart des personnes que j'ai rencontrées au cours de ma scolarité. Parfois je les rencontre donc dans mes rêves, et je leur demande des nouvelles. Pas sûr que cela soit fort conforme avec la réalité, mais ça n'en reste pas moins un joli clin d’œil du cerveau à des temps révolus.

 

Enfin, le fait de relire ces rêves m'a permis de les revivre. C'est à dire qu'un rêve qui a eu lieu il y a plus de deux mois m'est revenu à l'esprit facilement. J'ai même revu les images, avec des plans de table, l'organisation de la salle etc... La qualité du décor et des personnages autour me font vraiment fantasmer. Si je pouvais écrire comme je rêve, nul doute que je serais le nouveau Balzac.

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commentaires

A

Salut Jérém'!


Je suis de passage de temps en temps sur ce blog et régulièrement je tombe sur des articles qui me parlent. Celui sur les rêves entre autres, car je ne suis pas toujours à l'aise avec ceux que je
fais. Je n'ai jamais pris le temps de les écrire, par peur peut-être d'être choquée, comme tu peux l'être avec les tiens, et de ne pas me reconnaître... 


Freud est bien gentil, mais ça nous arrange bien d'oublier des rêves ou d'en conclure "c'est trop bizarre pour pouvoir dire quelque chose".


S'il y a bien un truc que j'aimerais savoir faire, c'est le tri entre les rêves qui ont un sens et ceux qui sont juste le reflet d'une impression de la journée passée. Je suis persuadée que la
compréhension des rêves nous aident à la compréhension de soi... on vit certainement mieux quand on se connaît mieux... reste à savoir si le jeu en vaut la chandelle, il y a peut-être des choses
enfouies en moi que je n'ai pas envie de connaître et/ou d'assumer...


Bref, le serpent se mord la queue !


Bisous à toi :) et continue d'écrire ! (ce n'est pas un ordre mais un conseil!)
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