23 mars 2009 1 23 /03 /mars /2009 23:37

Je l'annonce déjà, cet article sera compliqué à comprendre et laissera apparaître de nombreux sous-entendus, pas forcément les plus simples.

Hier j'ai marqué le plus beau but de ma vie de footballeur. Pourtant en France j'ai une formation de libéro, ou de défenseur pour le non-spécialiste de football. Depuis que je suis arrivé ici, les Erasmus me font jouer attaquant. Et je prends du plaisir à ce poste. Donc revenons à hier, et à un match entre notre équipe Erasmus et des anglais. Je restais assez mécontent de mon dernier gros match face à nos amis British. Un espèce d'esprit de revanche a fait que j'étais intenable. Première action, premier but de la tête. Corner pour nous et tel Zidane face au Brésil je surgis au premier poteau pour le doublé. J'arrête la comparaison avec Zidane tout de suite, le niveau est loin d'être le même. Toujours est-il qu'à la mi-temps 6-3 pour nous, avec à mon palmarès 4 buts et une passe décisive. Le match parfait pour moi, je m'éclate. 2ème période, quelques erreurs défensives, 6-6. Heureusement une passe décisive plus tard et nous reprenons l'avantage. S'en suis deux attentats sur moi, non sifflés. Le premier j'ai le ballon, je dribble un joueur et hop, un ippon ! David Douillet n'aurait pas fait mieux. Deuxième faute, c'est une reconstitution de France-RFA, Séville, 1982. Je suis dans le rôle de Battiston, le goal adverse dans celui de Schumacher. Pour expliquer aux non-spécialistes, balle en profondeur, je prends le ballon avant le gardien et celui-ci me rentre dedans. Je tombe sans trop comprendre pourquoi je n'entends pas la faute... Bref, ça m'énerve sérieusement. Et là
Là, c'est le but de ma vie. Corner, je pique au premier poteau. Le ballon est derrière moi. Je me jette. Coup du scorpion. Petit filet opposé. Je revois le ballon dans le but alors que je suis à terre. S'en suis une course vers le passeur pour le remercier, une petite danse festive devant les autres Erasmus et les félicitations par l'équipe adverse le reste du match. Au final une victoire 13-9 (oui, ça n'est pas la Ligue 1 ^^) et 7 buts personnels (pourquoi il n'existe pas un classement des buteurs ici ??).
Bref, vous allez vous dire que je me la pète avec mes buts, mais c'était juste pour vous expliquer le contexte du plus beau but de ma vie.

Hier soir j'ai marqué l'un des buts les plus difficiles de ma vie. La rencontre a démarré il y a bien longtemps. Et je n'avais pas encore réussi à marquer. Pourtant j'ai reçu de belle passe de beaucoup. Mais je n'avais pas envie de scorer. Le contexte est une nouvelle fois important, Erasmus, l'atmosphère de vacance, le bonheur. Et l'envie tout d'un coup. J'ai eu une coéquipière qui a réussi à m'aider. Et ce fut parti. Pas forcément un beau but, pas forcément une belle action, c'était beaucoup de contres favorables, de passes manquées et un jeu à l'anglaise. Pas de spectateurs, ni vous, ni eux, juste elle, moi et ce qui se passait là-haut. Enfin.

Aujourd'hui c'est une réflexion. Que faire de sa vie ? Et surtout que faire l'année prochaine ? Les deux questions sont fortement liées alors qu'elles ne l'étaient pas encore il y a quelques années. J'avais choisi 12 possibilités. Ils en restent 3 : Rennes, Lille, Paris. Ensuite c'est une question de réussite. Mais je n'en voudrais pas à la chance de ne pas me choisir cette fois-ci. J'en ai déjà eu beaucoup hier.

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