12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 11:37

Cette année, je ne pouvais pas faire une bande ou un bal dunkerquois, pour raison géographique. Mais pas de Dunkerque ne veut pas dire pas de carnaval ! Direction Bâle, en Suisse. D'ailleurs, le réveil de Basel, ça sonne un peu pour moi comme le réveil de Cassel ! Bon, Basler Morgestraich, ça sonne tout de suite moins nordiste. Mais l'idée est finalement assez ressemblante.


Outch ! Réveil matin 2 heures, ce carnaval se mérite ! Je prends mon vélo, accompagné par l'une de mes tandems qui m'a soufflé l'idée. Dans les rues de Fribourg, une agitation assez étonnante pour l'horaire règne. Beaucoup de vélos se côtoient. Et tous prennent la direction de la gare ! Deux trains sont affrétés spécialement pour l'occasion. Et ils sont bondés !
40 minutes plus tard, nous débarquons en Suisse dans une ville blindée de monde ! Il est 3h30 du mat' et je suis sûr que c'est la première fois que je vois autant de monde à cette heure là !

Nous marchons vers la grand place de Bâle, et attendons patiemment 4h, l'heure du départ. Dans les églises, les cloches se mettent à sonner l'heure fatidique. Tout d'un coup, l'ensemble des lumières de la ville s'éteignent et une immense clameur résonne dans la ville. A me faire frissonner.

Les musiciens prennent leurs flûtes,
les lanternes sont allumées,
la partition débute,

les enfants sont enchantés.

 

 

Le défilé est un bonheur pour les yeux. Le plus important, ce sont ces immenses lanternes, portées généralement par quatre personnes. Elles attirent immédiatement le regard. Sur celles-ci, beaucoup de couleurs et des sujets qui varient : les artisans de la ville sont représentés, les villages du coin et beaucoup de sujets politiques : Merkel sous tous les angles, Obama et le scandale de la NSA, j'ai même vu Hollande ! (il devait sans doute y avoir des politiques suisses, mais je maîtrise moins!)Basel Morgestraich (1)Basel Morgestraich (2)Basel Morgestraich (4)Basel Morgestraich (5)
Derrière ces grandes lanternes (souvent par groupe de trois), les musiciens. Ils ont tous le même instrument : une flûte à bec ! Et ils jouent des petits airs sympas. Il n'y a pas de chants ou quoi que ce soit, juste une petite musique de foire. Sur leur tête, ils ont tous une petite lanterne personnalisée par bande. Trêve de grand discours, rien ne parle plus qu'une petite vidéo.


Le public est de tous les âges. Les jeunes, les vieux, les enfants, les travailleurs. Tout Bâle semble être réveillé (bon, faut dire aussi que ça ne doit pas être évident de dormir avec ce boucan d'enfer!). Le défilé est très discontinu. Un groupe passe devant nous, un autre est de l'autre côté de la place, dans le sens opposé. Et puis un groupe tourne à notre gauche, brisant la foule et entraînant quelques bousculades. Attention, rien à voir avec Dunkerque ! Ici, c'est très calme, beaucoup plus familial. Les enfants occupent de bonnes places à l'avant de certains groupes.
Basel Morgestraich (3)
Et à 5h, c'est déjà fini ! Là, ce fut une surprise ! Bon, j'ai l'habitude des bandes de Dunkerque qui durent toute une après-midi (voire même la soirée). Ici, tout le monde repart chez soi, et se prépare pour... aller travailler ! (les Baselois ont tout de même un jour férié à poser pour l'une des trois journées de carnaval) De mon côté, je retraverse la ville, zigzaguant entre quelques flûtistes sans lanterne et quelques lanternes sans flûtiste. Mon train repart à 6h30; à 7h15 je suis de retour à Fribourg. La journée ne fait que débuter.

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