23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 21:41

Depuis hier, il y a beaucoup de bruit autour de moi et dans tout l'Audomarois. La cause, mon bof' s'est pris un coup de tête. Au football. Ca peut arriver, un contact sur un ballon aérien... Non, le problème, c'est qu'il n'était pas sur le terrain ! Un but où le fair-play de l'équipe adverse est remis en cause, ça chambre sur le côté et tout d'un coup, quelqu'un sort du banc de touche pour mettre un coup de tête à un spectateur. Je précise que cela se déroule dans un match d'excellence, à savoir la onzième division. Bilan : nez cassé, interruption de travail et peut-être future opération...

 

Parfois, je me demande comment la violence arrive dans les stades de Ligue 1. Supporter du PSG, je sais de quoi je parle. Deux morts en 5 ans, nous avons fait la Une des médias avec les bagarres contre les supporters adverses mais surtout entre nos supporters. Sur fond de racisme et d'antisémitisme, nous avons été reconnus plus mauvais public de France pendant quelques années avec en point d'orgue une banderole qui aura fait réagir l'ensemble du monde politique.

 

La France souffre de la violence dans ses stades, que ce soit en haut ou en bas de l'échelle. J'ai déjà vu un arbitre se faire taper. Plus d'une fois. J'ai déjà vu un homme à terre se faire tabasser du côté d'Outreau. Certains clubs ont déjà gagné un match avant de l'avoir joué, tant leur mauvaise réputation tend à dire "ne pas gagner ici sinon on ne repart pas". Récemment, dans l'Audomarois, on a eu l'histoire d'une équipe qui s'est enfermée dans les vestiaires et qui a attendu l'arrivée des gendarmes pour pouvoir repartir. Où va-t-on ?

 

Je suis déjà allé au stade du Heysel, renommé du roi Baudouin pour tenter de faire oublier ce qui s'y est passé. Finale de la Ligue des champions 1985, Juventus de Turin-Liverpool. La fête du football pour les supporters présents. Seul problème, au-delà des supporters il y a des imbéciles. Des cons. Des ivrognes. Des hooligans. Et bientôt des meurtriers. 39 morts, 600 blessés.

L'atmosphère aux alentours du stade reste lourde. Ca pue la mort pour être vulgaire. Quand on passe devant le monument on ne peut s'empêcher d'y penser. Qui étaient ces supporters ? Et surtout, qui était ce hooligan ? Peut-être en semaine un type comme toi, comme moi. Un père de famille d'ordinaire sympa et calme. Mais le week-end, devant un stupide match de football, il devenait quelqu'un d'autre.

 

Le football doit être une fête. Un plaisir. Une passion. Mais dès qu'il y a ne serait-ce qu'un minimum d'enjeu, certains ne se contrôlent plus. Une étude de l'Observatoire national de la violence, basée sur des chiffres de la Fédération française de football  a révélé que près de 1,8 % des rencontres de football amateur sont entachées de violences ou d'incivilités. Cela semble peu. Faux. Sur 684 000 matchs, cela en fait 12 000 entachés de violence ou d'incivilités !

 

Parfois, on se demande pourquoi je joue avec le FC Tilques, club qui n'est inscrit dans aucun championnat. Tout simplement parce que je n'aime pas l'enjeu. Je n'aimais déjà pas cela pendant mon enfance. On m'a demandé si je voulais aller jouer à Saint-Omer, j'ai dit non. Pourquoi ? Parce que le coach gueulait sur les joueurs. On me demande si je veux jouer aujourd'hui ? Non merci. Je préfère nos règles. Notre absence d'arbitre. Nos 25 buts par match. L'absence de prise de tête. Et le plaisir du jeu. Car c'est ça le football.

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commentaires

P


Une critique m'a été principalement addressé par rapport à cet article, c'est la question de l'enjeu. Me suis-je mal exprimé. Pas sûr. Je traîte ici une opinion personnelle.


Je pense de mon côté que l'enjeu me fait justement de moins en moins aller plus haut, plus vite, plus fort. Je n'ai plus besoin de gagner pour y arriver. L'objectif n'est justement plus la
victoire, mais la rehcherche du plaisir.


Laisser moi prendre un exemple : Je préfère demain jouer comme le FC Barcelone et perdre mes matchs que de jouer comme l'Inter de Mourinho et gagner. (bon exemple non ?)


Attention, je sais que nombreux sont ceux qui se nourrissent de l'enjeu comme motivation et qu'ils restent dans le même temps fair-play.



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M


La violence dans le sport est toujours regrettable.


"Tout simplement parce que je n'aime pas l'enjeu"    faux, faux, archi-faux !


le sport se nourrit de l'enjeu, de la compétition, de l'adversité, du match ! Et Jérémy aime cet enjeu !


La compétition motive, pousse à donner le meilleur de soi-même, à repousser ses limites, à aller plus loin.


Il ne faut pas confondre enjeu et violence.


C'est ainsi que dans les matchs avec le moins d'enjeu, on peut observer le plus de violence, de stupidité, de bêtise.
C'est aussi dans les matchs avec le plus d'enjeu que l'on peut parfois observer les plus beaux gestes de fair-play.


Plus vite, plus haut, plus fort ... et plus de fair-play



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