1 mai 2004 6 01 /05 /mai /2004 17:38

Bertrand Tavernier, Le juge et l’assassin (1976) : 15. Un film qui n’a rien perdu de sa superbe.

Joseph Bouvier, un ancien sergent d'infanterie réformé en raison de ses crises de violence, abat sa fiancée qui veut le quitter et tente de se suicider. Elle survit et lui aussi, malgré les deux balles qu'il s'est logées dans la tête. Esprit simple et exalté, nourri de slogans anarchistes, il devient vagabond lorsqu'il est libéré de l'asile où son geste l'a mené. Il va alors parcourir les villages en égorgeant et violant bergers ou bergères, entre deux airs d'accordéon. Ces scènes se passent dans la campagne ardèchoise, en 1893.

Un juge de province le suit patiemment à la trace et finit par obtenir son arrestation sur base d'un signalement composé à partir de témoignages. En obtenant la confiance de Bouvier, le juge obtient aussi de lui des aveux complets. Bouvier pense qu'on va le soigner, l'aider à ne plus souffrir, mais le juge ne croit pas à sa folie et fait tout pour obtenir sa condamnation à mort.

Un film sombre et politiquement dérangeant. Philippe Noiret et surtout Michel Galabru sont épatant. La vieille garde est là avec Isabelle Hupert et Jean-Claude Brialy.

Le film est inspiré de faits réels : la cavale sanguinaire de Joseph Vacher qui a tué au moins une vingtaine de personnes à la fin du XIXe siècle.

 

Galabru fut récompensé pour ce rôle par le César du meilleur acteur en 1977, alors qu'il était en concurrence avec Philippe Noiret, qui jouait le personnage du Juge.

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